BODHGAYĀ

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L'histoire

C'est par un pèlerinage à Bodhgayā que l'empereur Aśoka, de la dynastie des Maurya, inaugura ses « tournées de la Loi » vers 258 avant notre ère. Il construisit autour de l'arbre de la Bodhi et du Siège de diamant un temple hypèthre (figuré à Bhārhut et à Sāñcī), un stūpa ainsi qu'un « temple royal » à l'est de l'arbre de la Bodhi et peut-être une galerie au-dessus du « promenoir » emprunté par les Buddha après l'Éveil. Il ne subsiste rien de ces fondations, sauf peut-être un Siège de diamant en pierre ; les restes les plus anciens conservés à Bodhgayā sont les éléments d'une balustrade en pierre érigée sous la dynastie des Śuṅga à la fin du iie siècle avant notre ère (ou au début du ier), autour du temple royal, éléments réemployés ultérieurement pour entourer un nouveau temple construit à l'emplacement de ce temple royal.

On a retrouvé, dans le dépôt de fondation de ce nouveau temple (ou temple de la Mahābodhi), une monnaie d'Huviṣka (troisième successeur de Kaniṣka), ce qui permettrait de placer sa construction à la fin du iie siècle de notre ère. Cependant, de nombreux détails le rapprochent du temple en brique de Bhītargaon (ve-vie siècle) et font penser qu'il date plutôt de la période Gupta ou, tout au moins, qu'il y a subi des travaux de restauration considérables ; c'est à l'époque Gupta en tout cas qu'ont été sculptés certains montants de balustrade destinés à compléter l'ensemble plus ancien. Les monuments se multiplient sur le site jusqu'à son pillage par les musulmans à la fin du xiie siècle. Par la suite, le temple sera restauré à plusieurs reprises, pour la dernière fois et de façon très radicale en 1884 ; bien que passé, au xvie siècle, sous le contrôle de religieux śivaïtes, les bouddhistes peuvent y célébrer librement leur culte.


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Écrit par :

  • : chargée de recherche au CNRS, chargée de mission au Musée national des arts asiatiques-Guimet
  • : professeur émérite à l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

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INDE (Arts et culture) - L'art

  • Écrit par 
  • Raïssa BRÉGEAT, 
  • Marie-Thérèse de MALLMANN, 
  • Rita RÉGNIER
  •  • 49 132 mots
  •  • 62 médias

Dans le chapitre « Les formes architecturales »  : […] En même temps que disparaît la balustrade du stūpa , la silhouette de ce dernier s'allonge, soit qu'entre le dôme et la base s'insère un tambour ( stūpa tardifs du Gandhāra ; stūpa , tardif également, à Rājagṛha), soit que le tambour s'impose au détriment de la base, ce qui fait ressembler le monument à une tour massive. Le Dhamek […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inde-arts-et-culture-l-art/#i_8125

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Pour citer l’article

Rita RÉGNIER, Bruno DAGENS, « BODHGAYĀ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bodhgaya/