BIOPOLITIQUE (anthropologie)

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La question de la gouvernementalité

Par la suite, Foucault semble abandonner le concept de biopolitique pour étudier la formation de la gouvernementalité néo-libérale (Foucault, 2004). Il s’agit pour lui d’étudier comment la figure d’un individu gestionnaire de risques est apparue historiquement dans la réflexion libérale sur les limites du gouvernement. La circulation des vivants sur un territoire est, selon l’analyse des économistes, ce que l’État doit le mieux connaître pour maximiser les potentialités et en garantir la sécurité. La gouvernementalité néo-libérale joint une connaissance statistique des risques à une délégation de leur gestion aux individus, ce qui étend les technologies de pouvoir à toutes les normes par lesquelles les individus décident de leur santé ou de leur sécurité (Ewald, 1986 ; Rose, 2006). Paul Rabinow a ainsi forgé la notion de « biosocialité » pour décrire la façon dont se mobilisent les associations de patients pour produire avec les médecins de l’information génétique sur leurs maladies (Rabinow, 1996 ; Rabinow et Rose, 2016). La biosocialité construit de nouveaux collectifs à partir de la circulation d’un matériel biologique.

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Écrit par :

  • : directeur de recherche CNRS, membre du Laboratoire d'anthropologie sociale

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Pour citer l’article

Frédéric KECK, « BIOPOLITIQUE (anthropologie) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 novembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/biopolitique-anthropologie/