BIOLOGIELes pratiques interventionnelles

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Agir sur la variabilité génétique

Transgenèse

Il y a des siècles que l'homme s'efforce de modifier, par croisements et sélections, les propriétés des plantes et des animaux afin d'obtenir de nouvelles variétés.

Les premières tentatives scientifiques – à tout le moins fondées sur une connaissance précise des gènes – en vue de modifier directement et de façon stable certains caractères des espèces existantes en leur transférant des gènes provenant d'espèces ou de genres très éloignés sont apparues avec les techniques de l'ADN recombinant, c'est-à-dire avec le génie génétique. Ces techniques ont vu le jour en 1972, grâce aux travaux d'Herbert Boyer, de Stanley Cohen et de l'équipe Paul Berg à Stanford.

Les procédés du génie génétique ne se sont pas limités à l'étude de génomes hybrides artificiellement créés par recombinaison, in vitro, entre molécules d'ADN. En effet, les biologistes ont de bonne heure compris qu'ils disposaient là de deux voies d'exploration d'un intérêt considérable. L'une, à caractère fondamental, était d'isoler à l'état pur et sur une grande échelle n'importe quel gène issu d'organismes eucaryotiques. L'autre voie tenait à la possibilité de déclencher par transfert artificiel de gènes purifiés (ou de leur ADN complémentaire, qu'on désigne par cADN) l'apparition – par suite de l'expression de ce gène – d'un caractère nouveau à l'intérieur d'un animal, l'expérience pouvant être réalisée en dehors de toute contrainte liée aux barrières d'espèces. Cette « transgenèse expérimentale », d'abord réalisée chez la drosophile, fut par la suite pratiquée chez les amphibiens puis chez les Mammifères, principalement la souris. Dans ce dernier cas, la technique consiste à injecter le gène étranger dans le noyau d'un zygote (ovocyte fécondé), à transférer ce dernier dans l'utérus d'une souris femelle et enfin à repérer parmi la descendance du sujet les souriceaux [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages

Médias de l’article

Xénope du Cap

Xénope du Cap
Crédits : T. Vinckers

photographie

Ian Wilmut et la brebis Dolly

Ian Wilmut et la brebis Dolly
Crédits : S. Ferry/ Liaison/ Getty

photographie

Sang de cordon ombilical

Sang de cordon ombilical
Crédits : M. Salas/ The Image Bank/ Getty

photographie

Afficher les 3 médias de l'article


Écrit par :

  • : professeur honoraire au Collège de France, membre de l'Institut

Classification

Autres références

«  BIOLOGIE  » est également traité dans :

BIOLOGIE - L'être vivant

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  • , Universalis
  •  • 5 064 mots
  •  • 1 média

Le terme « biologie » (β́ιος, vie, et λ́ογος, science) désigne la science qui étudie les êtres vivants, la vie. Il est utilisé, pour la première fois par le médecin allemand Gottfried R. Treviranus (1776-1832), dans Biologie oder Philosophie der lebendenNatur (Biol […] Lire la suite

BIOLOGIE - La contruction de l'organisme

  • Écrit par 
  • Françoise DIETERLEN
  •  • 2 476 mots
  •  • 1 média

L'étude du développement embryonnaire des animaux métazoaires, organismes complexes constitués de milliards de cellules aux fonctions distinctes qui se différencient harmonieusement à partir de la cellule-œuf, a d'abord été l'objet d'une science descriptive, l'embryologie. Celle-ci fut qualifiée de « causale » lorsqu'elle chercha à comprendre les mécanis […] Lire la suite

BIOLOGIE - La maintenance de l'organisme

  • Écrit par 
  • Marc PASCAUD
  •  • 2 732 mots
  •  • 10 médias

« C'est toujours la même lampe qui éclaire, pourtant ce n'est jamais la même flamme qui brûle puisque la flamme se nourrit d'un combustible sans cesse renouvelé. Ainsi l'homme : toujours un, toujours autre, puisqu'il est perpétuellement recréé par l'agrégation et la désagrégation des cinq khandas ou agrégats physiques et psychiques qui composent l'être » (Nagasena, disciple du Bouddha, […] Lire la suite

BIOLOGIE - La biologie moléculaire

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 7 385 mots
  •  • 11 médias

La biologie moléculaire n'est pas en elle-même une discipline, c'est une expression commode pour désigner la « molécularisation » de la biologie, autrement dit le rôle central de l'approche moléculariste dans l'étude de la vie. Chacun y met à peu près le même contenu : la traduction des phénomènes du vivant – et en particulier la transmission et l'expression des caractères héréditaires – en termes […] Lire la suite

BIOLOGIE - La bio-informatique

  • Écrit par 
  • Bernard CAUDRON
  •  • 5 439 mots
  •  • 3 médias

La bio-informatique est une application des techniques informatiques au traitement massif de données biologiques. Elle est spécialement utilisée pour l'analyse des séquences génomiques et des protéines. Le terme de bio-informatique est apparu en 1995 dans des publications scientifiques et des programmes de recherche, avec les premiers pas de la génomique. Cette discipline prend en effet appui sur […] Lire la suite

BIOLOGIE, en bref

  • Écrit par 
  • François GROS
  • , Universalis
  •  • 945 mots

La prise de conscience de la réalité biologique, c'est-à-dire de ce qui caractérise le vivant par rapport à l'inanimé, remonte sans doute aux premières tentatives des Anciens pour définir et expliquer cette différence. On pense ici à la philosophie naturaliste d'Aristote, aux idées d'Hippocrate, puis de Galien. Leur conception de la vie s'inscrit le plus so […] Lire la suite

ADAPTATION - Adaptation biologique

  • Écrit par 
  • Armand de RICQLÈS
  •  • 1 372 mots

En biologie comme en technologie, le concept d'adaptation sert généralement à comprendre la relation qui existe entre les structures et les fonctions qu'elles remplissent. Dire d'un organe ou d'un outil qu'il est bien adapté signifie qu'il est efficace, autrement dit que les caractères de l'objet sont bien appropriés au rôle qu'il peut jouer. […] Lire la suite

AÉROBIOSE & ANAÉROBIOSE

  • Écrit par 
  • Claude LIORET
  •  • 2 741 mots
  •  • 1 média

L' aérobiose est la vie en présence d'air, l'anaérobiose est la vie en absence d'air. En fait, c'est la présence ou l'absence d'oxygène qui importe : certains organismes, dits aérobies stricts, ne peuvent vivre qu'en présence d'oxygène ; d'autres, dits anaérobies stricts, sont tués en présence d'oxygène ; enfin les organismes aérobies ou anaérobies facultatifs vivent, selon des modalités différent […] Lire la suite

ANIMAUX MODES D'ALIMENTATION DES

  • Écrit par 
  • René LAFONT, 
  • Martine MAÏBECHE
  •  • 4 302 mots

La diversité des modalités alimentaires que l'on rencontre chez les animaux est bien illustrée par la coexistence de deux terminologies parallèles, l'une latine (-vore de vorare ) et l'autre grecque (-phage, de phagein ), qui définissent leurs comportements alimentaires. Un troisième suffixe, -trophe (du grec trophê , nourriture), a un sens plus général relatif à la nutrition et s'applique à l'en […] Lire la suite

ANIMAUX MODES DE REPRODUCTION DES

  • Écrit par 
  • Catherine ZILLER
  •  • 4 437 mots
  •  • 4 médias

Tout être vivant tend à se conserver en tant qu'individu et à se perpétuer en tant que membre d'une espèce. Ces deux tendances reposent l'une et l'autre sur une faculté fondamentale de la matière vivante, la faculté de se reproduire. La reproduction a pu être définie par Buffon (1748) comme « cette propriété commune à l'animal et au végétal, cette puissance de produire son semblable, cette chaîne […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

François GROS, « BIOLOGIE - Les pratiques interventionnelles », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/biologie-les-pratiques-interventionnelles/