BIOLOGIELa maintenance de l'organisme

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Renouvellement moléculaire

Le renouvellement d'un constituant d'une molécule complexe englobe implicitement d'une part son renouvellement à l'intérieur de la molécule, d'autre part le renouvellement de la molécule entière, le constituant étant soumis à la fois au métabolisme cellulaire et aux transferts et échanges au sein de l'organisme. La vitesse globale de renouvellement correspond à la résultante de ces divers phénomènes.

Généralement une molécule a plusieurs origines et dérive de divers précurseurs. Ainsi une protéine, macropolymère d'acides aminés, est synthétisée (fig. 3)en partie à partir des acides aminés apportés par les protéines des aliments (précurseurs exogènes), en partie à partir des acides aminés résultant de la dégradation des protéines cellulaires préexistantes (précurseurs endogènes). Il est théoriquement possible d'évaluer l'importance de ces diverses origines, qui affectent un ensemble apparemment homogène, en se plaçant dans les conditions d'état stationnaire d'activité ou équilibre isotopique entre précurseurs et dérivés ; ces conditions sont obtenues en utilisant sélectivement les divers précurseurs.

Renouvellement des protéines corporelles

Dessin : Renouvellement des protéines corporelles

Dessin

Le renouvellement des protéines corporelles implique le recyclage des acides aminés ; un quart seulement provient des protéines alimentaires. L'homme adulte synthétise 3 grammes de protéines par kilogramme et par jour (le nouveau-né, 18g/kg/jour). Le bilan entrée-sorties est équilibré. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Protéines cellulaires : renouvellement

Dessin : Protéines cellulaires : renouvellement

Dessin

Renouvellement des protéines cellulaires à partir des précurseurs acides aminés d'origine exogène et d'origine endogène 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

En état stationnaire d'activité, le rapport du niveau d'activité spécifique (teneur en isotope marqueur) du constituant à celui du précurseur, compte tenu du nombre des atomes susceptibles d'être marqués, représente la fraction du constituant dérivée du précurseur envisagé. Ce rapport peut au plus égaler 1, manifestant dans ce cas l'exclusivité du précurseur considéré. En fait, on observe plusieurs paliers qui précèdent le niveau définitif, révélant alors plusieurs fractions dérivées en relation avec le précurseur par des réactions ayant des vitesses distinctes.

Les vitesses de renouvellement données par les expérimentateurs représentent généralement, sauf précision liée au précurseur utilisé, les vitesses globales d'apparition (opposées aux vitesses de disparition en état stationnaire) des constituants ou de transfert des molécules. La vitesse absolue est la quantité du constituant apparue ou transférée par unité de temps. La vitesse relative ou [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages

Médias de l’article

Flux de matière et d'énergie chez l'homme adulte

Flux de matière et d'énergie chez l'homme adulte
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Exploration biochimique du métabolisme

Exploration biochimique du métabolisme
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Renouvellement des protéines corporelles

Renouvellement des protéines corporelles
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Protéines cellulaires : renouvellement

Protéines cellulaires : renouvellement
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Afficher les 10 médias de l'article


Écrit par :

  • : docteur ès sciences, professeur honoraire à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

Classification

Autres références

«  BIOLOGIE  » est également traité dans :

BIOLOGIE - L'être vivant

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  • , Universalis
  •  • 5 064 mots
  •  • 1 média

Le terme « biologie » (β́ιος, vie, et λ́ογος, science) désigne la science qui étudie les êtres vivants, la vie. Il est utilisé, pour la première fois par le médecin allemand Gottfried R. Treviranus (1776-1832), dans Biologie oder Philosophie der lebendenNatur (Biol […] Lire la suite

BIOLOGIE - La contruction de l'organisme

  • Écrit par 
  • Françoise DIETERLEN
  •  • 2 476 mots
  •  • 1 média

L'étude du développement embryonnaire des animaux métazoaires, organismes complexes constitués de milliards de cellules aux fonctions distinctes qui se différencient harmonieusement à partir de la cellule-œuf, a d'abord été l'objet d'une science descriptive, l'embryologie. Celle-ci fut qualifiée de « causale » lorsqu'elle chercha à comprendre les mécanis […] Lire la suite

BIOLOGIE - La biologie moléculaire

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 7 385 mots
  •  • 11 médias

La biologie moléculaire n'est pas en elle-même une discipline, c'est une expression commode pour désigner la « molécularisation » de la biologie, autrement dit le rôle central de l'approche moléculariste dans l'étude de la vie. Chacun y met à peu près le même contenu : la traduction des phénomènes du vivant – et en particulier la transmission et l'expression des caractères héréditaires – en termes […] Lire la suite

BIOLOGIE - Les pratiques interventionnelles

  • Écrit par 
  • François GROS
  •  • 6 550 mots
  •  • 3 médias

Depuis le dernier quart du xxe siècle, la biologie s'est dotée de nouveaux moyens techniques et de nouveaux protocoles expérimentaux qui lui donnent la possibilité d'intervenir sur les organismes vivants au niveau de leurs gènes : soit pour leur conférer de façon permanente et transmissible certaines propriétés physiologiques, métaboliques ou morpholo […] Lire la suite

BIOLOGIE - La bio-informatique

  • Écrit par 
  • Bernard CAUDRON
  •  • 5 439 mots
  •  • 3 médias

La bio-informatique est une application des techniques informatiques au traitement massif de données biologiques. Elle est spécialement utilisée pour l'analyse des séquences génomiques et des protéines. Le terme de bio-informatique est apparu en 1995 dans des publications scientifiques et des programmes de recherche, avec les premiers pas de la génomique. Cette discipline prend en effet appui sur […] Lire la suite

BIOLOGIE, en bref

  • Écrit par 
  • François GROS
  • , Universalis
  •  • 945 mots

La prise de conscience de la réalité biologique, c'est-à-dire de ce qui caractérise le vivant par rapport à l'inanimé, remonte sans doute aux premières tentatives des Anciens pour définir et expliquer cette différence. On pense ici à la philosophie naturaliste d'Aristote, aux idées d'Hippocrate, puis de Galien. Leur conception de la vie s'inscrit le plus so […] Lire la suite

ADAPTATION - Adaptation biologique

  • Écrit par 
  • Armand de RICQLÈS
  •  • 1 372 mots

En biologie comme en technologie, le concept d'adaptation sert généralement à comprendre la relation qui existe entre les structures et les fonctions qu'elles remplissent. Dire d'un organe ou d'un outil qu'il est bien adapté signifie qu'il est efficace, autrement dit que les caractères de l'objet sont bien appropriés au rôle qu'il peut jouer. […] Lire la suite

AÉROBIOSE & ANAÉROBIOSE

  • Écrit par 
  • Claude LIORET
  •  • 2 741 mots
  •  • 1 média

L' aérobiose est la vie en présence d'air, l'anaérobiose est la vie en absence d'air. En fait, c'est la présence ou l'absence d'oxygène qui importe : certains organismes, dits aérobies stricts, ne peuvent vivre qu'en présence d'oxygène ; d'autres, dits anaérobies stricts, sont tués en présence d'oxygène ; enfin les organismes aérobies ou anaérobies facultatifs vivent, selon des modalités différent […] Lire la suite

ANIMAUX MODES D'ALIMENTATION DES

  • Écrit par 
  • René LAFONT, 
  • Martine MAÏBECHE
  •  • 4 302 mots

La diversité des modalités alimentaires que l'on rencontre chez les animaux est bien illustrée par la coexistence de deux terminologies parallèles, l'une latine (-vore de vorare ) et l'autre grecque (-phage, de phagein ), qui définissent leurs comportements alimentaires. Un troisième suffixe, -trophe (du grec trophê , nourriture), a un sens plus général relatif à la nutrition et s'applique à l'en […] Lire la suite

ANIMAUX MODES DE REPRODUCTION DES

  • Écrit par 
  • Catherine ZILLER
  •  • 4 437 mots
  •  • 4 médias

Tout être vivant tend à se conserver en tant qu'individu et à se perpétuer en tant que membre d'une espèce. Ces deux tendances reposent l'une et l'autre sur une faculté fondamentale de la matière vivante, la faculté de se reproduire. La reproduction a pu être définie par Buffon (1748) comme « cette propriété commune à l'animal et au végétal, cette puissance de produire son semblable, cette chaîne […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Marc PASCAUD, « BIOLOGIE - La maintenance de l'organisme », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/biologie-la-maintenance-de-l-organisme/