BHUBANEÇWAR

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les monuments

Bien que le cadre historique dans lequel il est possible de cerner l'art monumental de Bhubaneçwar offre de graves lacunes, il peut suffire cependant à rendre plus intelligible la succession de diverses tendances stylistiques.

Avant le viie siècle

Pour la période de la conquête d'Açoka (iiie s. av. J.-C.), les témoignages artistiques se limitent à l'inscription sur le roc de Dhauli.

De la ville de Çiçupālgarh, que son plan et son système défensif apparentent aux grandes cités gangétiques, aucune œuvre d'art n'a été dégagée. Cependant, la présence, dans ses niveaux tardifs, de monnaies Kushāṅa, dynastie qui régna en Inde occidentale aux premiers siècles de notre ère, confirme la réalité de rapports qui ont pu exister entre ces populations.

C'est à peu près dans le même temps que les collines de Khandagiri et d'Udayagiri, au nord-ouest de Bhubaneçwar, furent creusées et taillées pour servir de monastères à des congrégations jaïna.

De la période suivante du iie au viie siècle, les témoignages artistiques font presque totalement défaut.

Lorsque, vers le début du viie siècle, l'activité reprit à Bhubaneçwar, le centre de gravité s'était déplacé aux alentours du grand lac Bindu-Sarovara où s'élèvent un grand nombre de temples, qui illustrent magistralement quatre grandes époques stylistiques de l'art du Kaliṅga jusqu'au xiiie siècle.

Du viie au ixe siècle

Quoique de dimensions modestes, les temples appartenant à ce groupe surprennent par leur aspect pleinement évolué, dont on ne trouve sur place aucune des étapes de formation. Il faut donc ici admettre l'action d'influences venues des royaumes méridionaux ou de ceux de l'Inde du Nord.

Comme tous les temples de cette époque en Inde, ils se signalent par une tour (çikhara, ou deul), qui dresse, au-dessus d'un corps carré (baḍā), sa masse curviligne couronnée d'une dalle circulaire et côtelée (āmalaka). Les parois sont divisées verticalement en trois segments (triratha), dont celui du centre, qui forme saillie, reçoit toujours un décor plus important que les deux autres. Au cœur de l'édifice, la cella (garbhagriha) obs [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages




Écrit par :

  • : chargée de mission au musée Guimet, ingénieur de recherche au C.N.R.S.

Classification


Autres références

«  BHUBANEÇWAR  » est également traité dans :

INDE (Arts et culture) - L'art

  • Écrit par 
  • Raïssa BRÉGEAT, 
  • Marie-Thérèse de MALLMANN, 
  • Rita RÉGNIER
  •  • 49 132 mots
  •  • 62 médias

Dans le chapitre « Les temples du Centre et du Nord »  : […] L'Inde médiévale se divisait en une mosaïque d'États aux frontières mouvantes. Les monarques y rivalisaient de zèle bâtisseur, avec de nouvelles fondations, laïques et religieuses, consacrant l'accroissement de leur puissance – ou de leurs ambitions. Cruellement mutilés au cours de guerres intestines puis de luttes contre l'envahisseur islamique, les temples, les palais et les forteresses d'alors […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inde-arts-et-culture-l-art/#i_8069

Voir aussi

Pour citer l’article

Odette VIENNOT, « BHUBANEÇWAR », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bhubanecwar/