BÉATITUDE

AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 3 289 mots

Dans le chapitre « Théorie de la connaissance et béatitude intellectualiste »  : […] Les commentaires du traité De l'âme exposent une théorie de la connaissance qui exploite les passages, quelque peu obscurs, où Aristote parle des intellects : celui qui reçoit l'intelligible comme le sens reçoit le sensible, et celui qui est la cause de la connaissance. Averroès explique que, si nous connaissons intellectuellement, c'est parce que les formes recueillies dans l'imagination, et pot […] Lire la suite

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 850 mots

Dans le chapitre « Félicité, béatitude et amour »  : […] Est-ce à dire qu'il n'est de bonheur que pour le sage ? Ce serait faire du bonheur – et d'ailleurs aussi de la sagesse – un absolu qui nous l'interdirait. En vérité, personne n'est sage tout entier, ni fou, et tout bonheur en cela est relatif : on est plus ou moins heureux, et c'est ce qu'on appelle être heureux. Qui voudrait l'être absolument ne le serait jamais, et c'est en quoi le bonheur se d […] Lire la suite

NIRVĀṆA ET SAṂSĀRA

  • Écrit par 
  • André BAREAU
  •  • 3 548 mots

Dans le chapitre « Le « saṃsāra » et ses diverses interprétations »  : […] La croyance en la transmigration apparaît dans l'Inde vers le début du vi e siècle avant notre ère, soit juste avant le bouddhisme, le jainisme et les premières Upaniṣad du brahmanisme, qui reposent tous sur elle. Dès cette époque, elle semble avoir été adoptée par la grande majorité des Indiens, bien que les anciens sūtra bouddhiques signalent quelques sectes hétérodoxes qui la rejetaient. Pour […] Lire la suite

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme libre et la joie »  : […] Souvenons-nous d'abord de la nature de la servitude : elle ne consiste pas dans la causalité stricte qui lie les idées aux idées et les événements matériels (ou corporels) aux événements matériels. Le déterminisme de la nature (si fortement affirmé par Spinoza) n'est jamais posé comme servitude : celle-ci n'est au contraire que l'ignorance des déterminismes et la soumission à des déterminations e […] Lire la suite