SPINOZA BARUCH (1632-1677)

La philosophie de Spinoza

La connaissance et la réflexion

La doctrine spinoziste de la connaissance est à la fois plus simple et plus subtile qu'on ne le dit ordinairement.

Elle est plus subtile qu'une simple opposition de l'erreur et de la vérité, puisqu'elle se présente en réalité comme l'itinéraire qui, en menant de l'erreur imaginaire à la vérité rationnelle, conduira aussi l'esprit de la servitude à la possibilité de la liberté. Mais cet itinéraire est à la fois une démarche et un effort. Certes, Spinoza classe les « genres » de la connaissance : le premier genre est la « connaissance » imaginaire et par »expérience vague » ou par »ouï-dire », c'est-à-dire répétition et anonymat ; le deuxième genre est la connaissance adéquate, à la fois vraie, universelle et formelle ; le troisième genre de connaissance, comme « science intuitive » et comme passage « de l'idée adéquate de l'essence des attributs à l'essence adéquate des choses » (Éth., II, 40, 2e sc.), est une authentique connaissance, à la fois rationnelle et intuitive, et non pas une effusion mystique ou une fusion avec la transcendance, ce concept n'ayant pas de place dans le spinozisme.

Mais Spinoza ne se borne pas à classer les modes de la connaissance et à opposer l'erreur comme connaissance inadéquate, c'est-à-dire confuse et mutilée, et la vérité comme connaissance adéquate, c'est-à-dire claire et totalisée en son domaine. Il tente également, d'une façon plus profonde d'un point de vue épistémologique et plus vivante d'un point de vue éthique et existentiel, de définir l'itinéraire qui permet de passer de l'erreur qui enchaîne à la vérité qui libère. Cet itinéraire consiste à dire d'abord que l'origine de la pensée fausse est l'imagination avec ses délires anthropomorphiques et superstitieux sur le plan théologique, ses délires passionnels dans le domaine psychologique, et enfin ses délires de frayeur et d'angoisse sur le plan moral et politique ; l'itinéraire consiste donc à procéder à la critique de l'imaginaire, en montrant d'ailleurs que l'origine même de cet imaginaire (qui est à son tour origine de[...]

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ÉTHIQUE, Baruch Spinoza - Fiche de lecture

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  • Francis WYBRANDS
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Rédigée entre 1661 et 1675, publiée de façon posthume et quasi anonymement, en 1677, l'année de la mort de son auteur, interdite avec le reste des écrits du philosophe en 1678, l'Éthique (Ethica ordine geometrico demonstrata) est une des œuvres majeures de la philosophie occidentale. Contrairement à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique-baruch-spinoza/#i_2355

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Spinoza (1632-1677) commence sans doute la rédaction du Tractatus theologico-politicus (TTP) en 1665, à cause, écrit-il dans une lettre, des théologiens qui le traitent d'athée. Il entreprend donc de critiquer leurs préjugés et de défendre la liberté de philosopher. Il est conduit pour ce faire à aborder les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-theologico-politique/#i_2355

AFFECTIVITÉ

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Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la tradition classique »  : […] le seul moyen de connaissance, confus et obscur, de ce que nous sommes facticement. C'est à ce titre que Spinoza critiquera la doctrine, alléguant que cette connaissance n'est confuse que parce qu'elle est mutilée, et qu'elle n'est qu'un cas particulier de l'union universelle des idées avec leurs objets (M. Gueroult), devant être traité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_2355

ÂME

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Dans le chapitre « Le XVIIe siècle »  : […] et l'âme engendrée, commune aux hommes et aux animaux. Hobbes interprétera ledit souffle dans le sens d'une dominante matérielle. Spinoza semblerait ne pas attacher trop d'importance au principe et à la finalité de la notion d'âme. Il considère bien comme distinctes l'âme et l'idée de l'âme, mais il les voit unies en tant qu'unique attribut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ame/#i_2355

ASÉITÉ

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Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aseite/#i_2355

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GÉOMÉTRIE DES PASSIONS (R. Bodei)

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à chacun de vivre heureux. Les foyers de l'ellipse qui constitue cette géométrie sont d'une part Descartes et Spinoza, opposés à l'ascétisme stoïcien et, d'autre part, l'institutionnalisation de la peur et des « pratiques théoriques du jacobinisme ». Un des buts de l'auteur est, à l'instar de Spinoza, « d'abattre la double cloison qui divise […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie-des-passions/#i_2355

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« Sans spinozisme, pas de philosophie », disait Hegel, et cela marque déjà l'une des orientations de sa pensée. Car, en son temps, on ne se référait pas innocemment à Spinoza. Nous pouvons maintenant affirmer : « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-wilhelm-friedrich-hegel/#i_2355

IDÉALISME

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  • Jean LARGEAULT
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Dans le chapitre « Berkeley »  : […] On ne peut pas classer Spinoza et Leibniz parmi les idéalistes. Leibniz admet l'existence en soi d'objets indépendamment du fait qu'ils sont représentés. En outre, il existe une harmonie qui garantit l'accord entre les perceptions et les choses sans qu'il y ait, de celles-ci à celles-là, relation de cause à effet au sens d'une causalité transitive […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_2355

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

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  • Robert MISRAHI
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Dans le chapitre « L'immanence radicale »  : […] C'est avec Spinoza (précédé notamment par Giordano Bruno, brûlé à Rome en 1600) qu'on assiste à la critique radicale de la métaphysique de la transcendance. Puisque le monde (ou Nature), étant infini, ne saurait être qu'un, il est également incréé, permanent et infini : par-delà toute création ex nihilo ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanence-et-transcendance/#i_2355

IMMANENTISME

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  • Henry DUMÉRY
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Doctrine philosophique qui rejette la transcendance, c'est-à-dire l'irréductibilité de Dieu (ou bien d'un principe du réel) à ce qui relève des pouvoirs et des limites de l'esprit. Dans ce sens, Spinoza est taxé d'immanentisme ; il conçoit Dieu comme totalement intelligible à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanentisme/#i_2355

INFINI, mathématiques

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Dans le chapitre « Spinoza »  : […] Or cet effort de réflexion se poursuit sur une corde raide. Une distorsion de plus en plus grande se manifeste entre la racine métaphysique du concept et les exigences de thématisation liées à l'usage du calcul infinitésimal, et plus généralement à l'usage d'opérations mathématiquement bien définies. Déjà Spinoza, dans une lettre à Louis Meyer (cf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-mathematiques/#i_2355

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Tout est infini »  : […] Selon le jeune Spinoza, la bonté divine implique le transfert total du divin dans la créature. L'infini de Dieu et l'infini du monde ne font plus qu'un dans le spinozisme pour ne se distinguer que comme natura naturans et natura naturata. « Par Dieu, j'entends un être absolument infini, c'est-à-dire une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_2355

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « La tradition de l'intuition intellectuelle »  : […] vérité rationnelle et morale vis-à-vis de l'intellect divin. Spinoza porte à sa plus grande ampleur cette doctrine classique, en dessinant les étapes d'une connaissance qui est réflexion de l'expérience dans le discours et réflexion du discours dans l'intuition, et qui, par ces phases, remonte des effets vers leurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_2355

JACOBI FRIEDRICH HEINRICH (1743-1819)

  • Écrit par 
  • Valerio VERRA
  •  • 2 836 mots

Dans le chapitre « Spinozisme, athéisme et fatalisme »  : […] Toutefois, dans les années mêmes où il allait se trouver engagé dans le débat sur le spinozisme, Jacobi commença à douter de la possibilité de la morale et de la liberté, thème central de ses romans. En 1782, dans une lettre à la princesse Gallitzin, il se demande si l'on peut vraiment nier cette nécessité que les Anciens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-heinrich-jacobi/#i_2355

JUSNATURALISME

  • Écrit par 
  • Simone GOYARD-FABRE
  •  • 1 664 mots

Dans le chapitre « Fonder le droit sur la seule raison humaine »  : […] L'ambivalence de la théorie n'est pas moindre chez les philosophes. Si Hobbes (1588-1679) et Spinoza (1632-1677) s'accordent pour enraciner le droit naturel dans « l'état de nature », leur désaccord est, en fait, profond. Selon Hobbes, le droit de nature (jus naturae) est supplanté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jusnaturalisme/#i_2355

LES LUMIÈRES RADICALES. LA PHILOSOPHIE, SPINOZA ET LA NAISSANCE DE LA MODERNITÉ 1650-1750 (J. I. Israel)

  • Écrit par 
  • Mogens LÆRKE
  •  • 885 mots

Le 21 février 1677, Baruch de Spinoza, philosophe et polisseur de lentilles, meurt d'une violente phtisie à son domicile de La Haye. L'écritoire qui contient ses écrits inédits, y compris son chef-d'œuvre, l'Éthique, est aussitôt transférée à son éditeur à Amsterdam. Mais qu'en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-lumieres-radicales-la-philosophie-spinoza-et-la-naissance-de-la-modernite-1650-1750/#i_2355

LIBERTINS

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED, 
  • Antoine ADAM
  •  • 5 708 mots

Dans le chapitre « Le matérialisme »  : […] La Croyance des matérialistes. L'influence grandissante et secrète de Spinoza (1632-1677) allait dans le même sens. Les historiens de la philosophie ont le droit de prétendre que c'est là un contresens. Mais ce qui importe, c'est que le matérialisme se développe dans les dernières années du siècle, et qu'il se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/libertins/#i_2355

L'INCONSCIENT DES MODERNES (J-M. Vaysse)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 010 mots

de Lacan pour Freud, même si en elle « culmine le grand savoir de l'âge classique ». Spinoza est celui qui subvertit la tradition, émancipe « la question de l'être à l'égard de la théologie » et conçoit le travail philosophique comme cure en vue d'un salut rationnel. Détruire les illusions issues de nos croyances en la finalité et en la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-inconscient-des-modernes/#i_2355

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 361 mots
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Dans le chapitre « Les grands systèmes »  : […] Une même ambition se fait jour chez Spinoza, qui veut, par la connaissance, nous conduire à la liberté, à la béatitude et au salut. Dieu est la substance unique des choses. Nous connaissons deux de ses attributs, l'étendue et la pensée. Chacun se développe indépendamment de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_2355

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
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Dans le chapitre « Les doctrines de la chute »  : […] qui toutes deux furent soutenues. Pour Kant, l'immortalité personnelle est un postulat de l'impératif catégorique. De son côté, Spinoza, chez qui on penserait trouver une négation de l'immortalité personnelle puisqu'il n'y a de substance pour lui que divine, affirme que, au terme d'une vie qui doit substituer la prise de conscience de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_2355

MULTITUDE, philosophie

  • Écrit par 
  • Victor Manuel MONCAYO
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historiques du xviie siècle et la formation des États nationaux modernes. C'est ainsi que Spinoza, dans le contexte de sa conception théologique-politique (Traité théologico-politique, 1670), assume la multiplicité des singularités en la dotant d'une signification qui possède une dimension […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/multitude-philosophie/#i_2355

NATUREL DROIT

  • Écrit par 
  • Marie-Odile MÉTRAL-STIKER
  •  • 5 968 mots

Dans le chapitre « L'opposition du droit naturel et de la loi naturelle »  : […] est son terme. Le droit naturel déterminé par la puissance ou le désir de chacun, en vertu du fait généralisé de conflit et d'incertitude qu'il engendre, tend au degré zéro. Hobbes rejoint Spinoza au Tractatus theologico-politicus (xvi) et au Tractatus politicus (ii). Chez l'un comme chez l'autre, le droit naturel n'est concevable que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-naturel/#i_2355

NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 126 mots

que les jugements et les raisonnements. La thématique stoïcienne du « destin » ou le concept spinoziste de « substance » participent de la première option. La nécessité ne saurait, dans une telle perspective, être une simple idée, elle désigne la modalité ontologique du réel pris comme un tout. Loin d'être un signe négatif, la nécessité est la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/necessite/#i_2355

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 634 mots

Dans le chapitre « Spinoza »  : […] l'étape suivante du panthéisme, l'étape qui en est aussi le stade le plus haut et la plus haute expression : la philosophie de Spinoza. Mais Bruno n'est pas Spinoza et celui-ci apportera à l'ontologie moniste et immanentiste un développement parfaitement original et décisif, une inspiration qui sera plus présente encore chez Schelling ou Hegel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_2355

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « La raison et la pratique »  : […] Une interprétation à tous égards radicale de l'expérience humaine est celle de Spinoza. Pour l'un des plus grands parmi les philosophes, la réalité, ou substance, qui est une tout en se déployant parallèlement sous différents attributs, dont deux seulement nous sont accessibles, la pensée et l'étendue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_2355

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Les thèses métaphysiques du réalisme »  : […] le plus fidèlement au tableau renouviériste de la doctrine de la chose est celle de Spinoza ; mais tout réalisme a des traits communs avec ce portrait idéal. Il est vrai que Spinoza n'enseigne pas le progrès universel, mais il suppose un déploiement infini de la substance, qui dépasse toute connaissance finie sauf dans la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_2355

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

entendre d'eux-mêmes » ce que le terme d'être, ou d'existence, signifie (Principes, I, x). En dépit des apparences, Spinoza ne dit pas autre chose quand il définit la substance, à savoir la chose qui est : « J'entends par substance, écrit-il, ce qui est en soi et est conçu par soi, c'est-à-dire ce dont le concept n'a pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_2355

RÉVÉLATION

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
  •  • 3 762 mots

Dans le chapitre « La pensée philosophique moderne »  : […] Moïse, puis advenue en Jésus-Christ comme rencontre d'une personne, elle-même Verbe divin. Cette donnée a été mise en cause pour la première fois par Spinoza (Tractatus theologico-politicus), pour qui l'attribution à Dieu du concept de personne est une représentation religieuse, non un concept spéculatif, Dieu est nature, et la révélation se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revelation/#i_2355

SUBSTANCE

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Dans le chapitre « Spinoza »  : […] Ce fut, on le sait, le rôle de Spinoza de porter à son extrême conséquence ce mouvement de la pensée. Le philosophe de la substance est par excellence Spinoza, et tout se passe, dans l'histoire des doctrines de la substance, comme si l'on montait d'Aristote vers Spinoza pour ensuite redescendre (en régressant) de Spinoza, vers Leibniz puis Hegel. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_2355

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Dans le chapitre « De la Renaissance aux Lumières »  : […] comme « la fille malheureuse de l'imagination », prendra parfois le sens large de croyance irrationnelle, non fondée en raison. Ainsi Spinoza écrit-il à propos de la perfection des choses : « Nous ne parlons pas ici de la beauté et des autres perfections que les hommes ont voulu appeler perfections par superstition et ignorance » (R. Descartes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/superstition/#i_2355

TŌRAH

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  • Roland GOETSCHEL
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Dans le chapitre « La Tōrah et la critique moderne »  : […] et leur progressive émancipation provoquèrent chez les penseurs juifs une nouvelle attitude à l'égard de la Tōrah. Spinoza fut, à travers son Tractatus theologico-politicus (1670), l'un des fondateurs de la critique biblique. Le philosophe d'Amsterdam ne vit plus dans la Tōrah qu'un pur traité politique destiné à l'État des Hébreux sans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/torah/#i_2355

UN PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
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Dans le chapitre « L'Un au-delà de l'Être »  : […] On a d'abord l'impression que, parmi les métaphysiciens modernes, Spinoza appartient à cette lignée. En fait, le spinozisme est difficile à situer. Il serait une philosophie de l'Un si l'on considérait seulement sa théorie de la procession, qui s'apparente à la génération mathématique dans l'identité du possible et du réel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-un/#i_2355

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 285 mots
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Dans le chapitre « La théorie de la décision »  : […] ce que nous désirons en fait et ce qui est désirable est évidemment centrale pour définir la notion de valeur. Rappelons-le, quand Spinoza proposait de fonder le bien sur l'utile, il entendait par là ce qui était véritablement utile à un être, ce qui lui permettait d'augmenter sa puissance d'être, donc le désirable, et non ce qu'il s'imaginait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/#i_2355

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert MISRAHI, « SPINOZA BARUCH - (1632-1677) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/baruch-spinoza/