MURILLO BARTOLOMÉ ESTEBAN (1618-1682)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Peinture de genre, paysages et portraits

Parmi les peintures de genre de Murillo, les tableaux où il représente des enfants de la rue et des petits voleurs, avec une souriante désinvolture dans l'observation bienveillante et un manque d'intention moralisatrice, sont bien connus. L'un des plus célèbres est le Mendiant du Louvre, représenté dans la lumière du crépuscule qui est encore un souvenir de Caravage, sans oublier ceux de la pinacothèque de Munich si riches en couleur. À côté de ces tableaux, il faut placer des œuvres comme La Fillette aux fleurs (Dulwich College, Londres) ou les Jeunes Femmes à la fenêtre (National Gallery of Art, Washington), ce dernier représentant peut-être des femmes de mauvaise vie, mais traitées avec une gentillesse moqueuse. Dans sa peinture semi-profane, Murillo cherchait probablement à plaire à une clientèle honorable, non dépourvue d'un goût déguisé pour les sujets scabreux ; il faut citer, en particulier, la série des scènes de L'Enfant prodigue (collection Best, Londres, et Ermitage, Saint-Pétersbourg) inspirée des gravures de Jacques Callot, ce qui n'exclut pas une observation directe du peintre, que laisse supposer le réalisme des détails.

Bartolomé Esteban Murillo

Bartolomé Esteban Murillo

Photographie

Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682), Le Jeune Buveur, 1655. Huile sur toile (H : 0,628 m ; L : 0,479 m). National Gallery, Londres. 

Crédits : AKG

Afficher

Jeune Homme à la corbeille de fruits, allégorie de l'Été, B. E. Murillo

Jeune Homme à la corbeille de fruits, allégorie de l'Été, B. E. Murillo

Photographie

Bartolomé Estéban Murillo, «Jeune Homme à la corbeille de fruits, allégorie de l'Été», vers 1640-1650. Huile sur toile, 102 cm × 81,5 cm. National Gallery of Scotland, Édimbourg. 

Crédits : AKG

Afficher

Il n'est pas permis d'ignorer Murillo paysagiste ni surtout portraitiste. Dans le premier genre, il vient, en Espagne, immédiatement après Velázquez. Ses paysages, aux notes délicates et vives, expriment la grandeur de la nature imaginaire sans jamais tomber dans un style décoratif. Comme portraitiste, il est excellent et il est dommage qu'il n'ait pas eu davantage de commandes, ce qui prouve combien était limitée sa clientèle, dont une partie était du même milieu que lui-même. Influencés par Van Dyck, ses portraits aux personnages sereins, empreints d'une grande dignité, laissent une image de la société sévillane pour laquelle Murillo avait réalisé toute son œuvre.


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages



Médias de l’article

La Défense de Cadiz, F. de Zurbaran

La Défense de Cadiz, F. de Zurbaran
Crédits : Bridgeman Images

photographie

L'Adoration des bergers, Murillo

L'Adoration des bergers, Murillo
Crédits : Bridgeman Images

photographie

L'Immaculée Conception, B. Murillo

L'Immaculée Conception, B. Murillo
Crédits : Index/ Bridgeman Images

photographie

Bartolomé Esteban Murillo

Bartolomé Esteban Murillo
Crédits : AKG

photographie

Afficher les 5 médias de l'article





Écrit par :

Classification


Autres références

«  MURILLO BARTOLOMÉ ESTEBAN (1618-1682)  » est également traité dans :

ANDALOUSIE

  • Écrit par 
  • Michel DRAIN, 
  • Marcel DURLIAT, 
  • Philippe WOLFF
  •  • 10 387 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « L'âge d'or de la peinture andalouse »  : […] Par un curieux décalage entre l'art et l'histoire, qui a été maintes fois signalé, c'est au xvii e  siècle seulement que la peinture andalouse connut son véritable âge d'or, grâce surtout à l'éclatante fécondité de Séville. Très rapidement, l'école était parvenue à la maturité, moins par l'action de Pacheco (1564-1654), qui fut surtout le théoricien de l' Arte de la Pintura , que grâce au talent d […] Lire la suite

BAROQUE

  • Écrit par 
  • Claude-Gilbert DUBOIS, 
  • Pierre-Paul LACAS, 
  • Victor-Lucien TAPIÉ
  •  • 20 831 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « La Péninsule »  : […] Le cas de l'Espagne est particulier : la Péninsule, placée tout entière – après 1580 avec le Portugal – sous la puissante et impérieuse autorité des grands Habsbourg : Charles Quint, plus flamand qu'allemand, et Philippe II qui semble incarner l'hégémonie espagnole sur le monde, demeure une juxtaposition de provinces, riche chacune de son propre passé. La Renaissance y rencontre donc de fortes tra […] Lire la suite

ESPAGNE (Arts et culture) - L'art espagnol

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 5 033 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Le baroque espagnol »  : […] Alors que le xvi e siècle avait connu une prodigieuse expansion grâce à l'arrivée des richesses d'Amérique, le siècle suivant représente une période de dépression, d'inflation, de banqueroutes et d'épidémies meurtrières. La reprise ne s'effectua qu'après l'accession des Bourbons au trône : un dynamisme nouveau de l'État provoqua alors le réveil progressif de l'activité économique. Ces fluctuation […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Antonio BONET-CORREA, « MURILLO BARTOLOMÉ ESTEBAN - (1618-1682) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bartolome-esteban-murillo/