BAROQUE

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Bibliothèque de Wiblingen

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Basilique Saint-Pierre, Rome

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Autoportrait du Cavalier Bernin

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Sainte Cécile, Le Dominiquin

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Esquisse géographique du baroque

On a cherché à fixer dans l'espace géographique le domaine du baroque. Le centre d'impulsion étant l'Italie, surtout Rome et Turin, les courants se dessineraient en direction des Flandres espagnoles, de l'Espagne et du Portugal, de la France (antérieurement à la période classique de 1660), de l'Angleterre après 1660 et, dans une autre direction, de l'Europe danubienne, de la Pologne, voire de la Russie. De l'Espagne, un autre courant franchirait l'Atlantique, en direction de l'Amérique coloniale (carte de l'Atlas allemand Westermann, 1953). On a parlé encore (P. Charpentrat, Baroque, Fribourg, 1964) d'un empire baroque relativement homogène, s'étendant en forme de croissant de la Sicile à la Lituanie, de Palerme à Wilno, ce qui est, en somme, exact, mais exclut trop résolument l'Espagne, sous prétexte qu'elle évolue selon ses propres rythmes et ne renoue le dialogue que par intermittences. Pour la clarté de l'exposé, on suivra, dans les pays où elles se sont produites, les expériences baroques de l'Europe, en n'oubliant pas qu'elles n'ont pas toutes la même date.

Espagne

La Péninsule

Le cas de l'Espagne est particulier : la Péninsule, placée tout entière – après 1580 avec le Portugal – sous la puissante et impérieuse autorité des grands Habsbourg : Charles Quint, plus flamand qu'allemand, et Philippe II qui semble incarner l'hégémonie espagnole sur le monde, demeure une juxtaposition de provinces, riche chacune de son propre passé. La Renaissance y rencontre donc de fortes traditions gothiques au Nord, et au Sud, la longue imprégnation de l'islam et de son art délicat. Aux portails des cathédrales, la sculpture plateresque déployant ses raffinements et ses ciselures, tout contre la sévérité massive des murs nus ; dans l'imagerie populaire, les figures polychromes de la Vierge, du Christ et des saints, où la souffrance physique et la douleur de l'âme sont traduites par un r [...]


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Écrit par :

  • : membre de l'Institut, professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris
  • : professeur à l'université de Bordeaux-III-Michel-de-Montaigne
  • : psychanalyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne, musicologue, président de l'Association française de défense de l'orgue ancien

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Autres références

«  BAROQUE  » est également traité dans :

GÉNÉALOGIES DU BAROQUE (A. Mérot)

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 1 237 mots

AvecGénéalogies du baroque (Le Promeneur, Paris, 2007), une synthèse consacrée à l'histoire de la notion de « baroque » dans les arts visuels, Alain Mérot, professeur d'histoire de l'art moderne à la Sorbonne, spécialiste reconnu de la peinture française du xviie siècle et plus spécifiquement de Poussin, n'invite pas seulement le l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genealogies-du-baroque/#i_963

ALLÉGORIE, notion d'

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 460 mots

Dans le chapitre « « Et tout pour moi devient allégorie » (Baudelaire) »  : […] En France, le terme n'a pas connu le même discrédit qu'en Allemagne. Charles Baudelaire écrit, dans ses Paradis artificiels (1860) : « L'allégorie, ce genre si spirituel , que les peintres maladroits nous ont accoutumé à mépriser, mais qui est vraiment l'une des formes primitives et les plus naturelles de la poésie, reprend sa domination légitime dans l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/allegorie-notion-d/#i_963

ALLEMAND ART

  • Écrit par 
  • Pierre VAISSE
  •  • 1 331 mots

Parler d'art allemand, comme d'art italien ou d'art français, n'a rien qui surprenne aujourd'hui, tant ces catégories semblent évidentes. Apparues avec l'essor de l'histoire de l'art au xix e  siècle, elles sont pourtant relatives et problématiques, car cet essor, contemporain de celui des nationalismes, lui est lié. Entend-on par art national l'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-allemand/#i_963

ANVERS

  • Écrit par 
  • Guido PEETERS, 
  • Christian VANDERMOTTEN, 
  • Carl VAN DE VELDE
  •  • 8 124 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La sculpture »  : […] Le style réaliste et exubérant à la fois, dit de la Renaissance flamande, mis à la mode par Cornelis Floris entre 1550 et 1575, survit jusqu'en 1610 environ. On a aussi coutume de faire coïncider l'avènement du style baroque dans la sculpture avec le retour de Rubens à Anvers. Mais durant les premières décennies du siècle, la sculpture ne porte pas encore le cachet de l'art baroque. L'œuvre des f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anvers/#i_963

BLANCHET THOMAS (1614?-1689)

  • Écrit par 
  • Lucie GALACTEROS-DE BOISSIER
  •  • 839 mots

Peintre, architecte et sculpteur ayant joué à Lyon un rôle semblable à celui de Le Brun à Paris, Blanchet fut vite oublié car son œuvre avait été rapidement mutilé et la critique fut longtemps déroutée par un style paradoxal. Depuis les années 1980, dessins et modelli ont permis de restituer des décors disparus, tandis que d'anciens textes expliquaient leurs sujets incompris […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-blanchet/#i_963

BRAUN MATHIAS BERNARD (1684-1738)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 352 mots

Mathias Bernard Braun est, avec Brokoff, dont il se trouve pratiquement le contemporain, le plus important sculpteur tchèque du premier tiers du xviii e siècle. Tyrolien d'origine, il s'installe à Prague autour de 1710, et il faut noter que son œuvre n'aura jamais la saveur populaire de celle de Brokoff. On connaît mal sa formation ; se fit-elle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mathias-bernard-braun/#i_963

CHARITÉ, iconographie

  • Écrit par 
  • Martine VASSELIN
  •  • 1 086 mots
  •  • 1 média

La Charité est une des trois vertus dites théologales. Dans sa première Épître aux Corinthiens (chap. xiii , verset 13), saint Paul a posé les bases de la conception de cette vertu sans laquelle ni le plus sublime des savoirs ni les meilleures actions ne sont rien : « Bref, la foi, l'espérance et la charité demeurent toutes les trois, mais la plus grande, c'est la charité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charite-iconographie/#i_963

CHARPENTRAT PIERRE (1922-1977)

  • Écrit par 
  • Georges RAILLARD
  •  • 1 199 mots

Dans un de ses ouvrages sur le baroque auquel son nom reste lié, Pierre Charpentrat notait que « pour beaucoup de nos contemporains le baroque a été une aventure personnelle ». Note comme en passant ; bien dans la manière de Charpentrat dont la prose, à la ressemblance de ce style dont il fit son objet de prédilection, ignore les distributions hiérarchisées, se veut homogène en ses parties, sauf à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-charpentrat/#i_963

CONTRE-RÉFORME

  • Écrit par 
  • Jean DELUMEAU
  •  • 4 229 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'application des décisions du concile »  : […] Rome, qui n'avait pas veillé à l'application des décisions prises dans les conciles qui précédèrent celui de Trente, travailla, en revanche, à faire entrer les décrets tridentins dans la vie quotidienne. Pie IV les confirma dès le 26 janvier 1564 (les pères s'étaient séparés le 4 décembre précédent) et une bulle précisa en juillet qu'ils seraient obligatoires dans tout l'univers catholique. Deux a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contre-reforme/#i_963

COYPEL LES

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 453 mots
  •  • 2 médias

La dynastie des Coypel est peut-être la plus importante de toutes celles que l'on trouve dans l'histoire de l'art français aux xvii e et xviii e siècles : quatre peintres célèbres, parmi lesquels un directeur de l'Académie de France à Rome (Noël Coypel, 1628-1707) et deux premiers peintres (Anto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-coypel/#i_963

DELLA BELLA STEFANO (1610-1664)

  • Écrit par 
  • Michel MELOT
  •  • 143 mots

Graveur florentin. Della Bella est célèbre en France parce qu'il séjourna à Paris de 1639 à 1650, où il fut connu sous le nom francisé d'Étienne de la Belle (il mourut à Florence), mais aussi parce qu'il est le meilleur aquafortiste à avoir exploité le genre innové par le Lorrain Jacques Callot. Il pratique une eau-forte assez libre, choisissant des sujets pittoresques, des fêtes, des vues topogra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stefano-della-bella/#i_963

ESPAGNE (Arts et culture) - L'art espagnol

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 5 033 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Le baroque espagnol »  : […] Alors que le xvi e siècle avait connu une prodigieuse expansion grâce à l'arrivée des richesses d'Amérique, le siècle suivant représente une période de dépression, d'inflation, de banqueroutes et d'épidémies meurtrières. La reprise ne s'effectua qu'après l'accession des Bourbons au trône : un dynamisme nouveau de l'État provoqua alors le réveil p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espagne-arts-et-culture-l-art-espagnol/#i_963

FONTAINE MONUMENTALE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 644 mots
  •  • 1 média

La fontaine est un lieu aménagé et orné où la nature dit sa puissance de fécondité, d'où la très ancienne habitude de faire jaillir l'eau de protomés ou d'orifices imités de pertuis organiques. Mais la valorisation de l'eau ne suit pas des cheminements uniques ; le signalent, ainsi, les fantasmes attachés au projet médiéval de la fontaine de Jouvence ou la théâtralisation jacobine de la fontaine d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fontaine-monumentale/#i_963

FONTANA DOMENICO (1543-1607)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 396 mots
  •  • 2 médias

Ingénieur et architecte, Domenico Fontana est probablement, avec Bernin, celui qui a le plus contribué à donner sa physionomie à la Rome moderne. Il était originaire du nord de l'Italie, de la région de Lugano. Vers sa vingtième année, on le trouve déjà établi à Rome où il passera la majeure partie de son existence. La chance de Domenico Fontana fut de trouver un mécène et un protecteur particuliè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/domenico-fontana/#i_963

FULDA ABBAYE DE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 653 mots

La fondation de l'abbaye de Fulda remonte au viii e siècle. Le 12 mars 744, sur le conseil de son maître Boniface, Sturm s'installa avec sept compagnons dans la forêt Buchonia, en Saxe, sur un vaste terrain donné par Carloman. Bientôt Sturm se rendit à Rome. Il en rapporta les us et coutumes du Mont-Cassin. Il obtint du pape Zacharie, en 751, l'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abbaye-de-fulda/#i_963

GIORDANO LUCA (1632-1705)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 270 mots
  •  • 2 médias

L'influence des caravagesques napolitains et celle de Ribera, qui inspire jusqu'au pastiche les premiers dessins de Luca Giordano, ne sont qu'une étape rapidement franchie par cet artiste fougueux, à l'imagination foisonnante, au tempérament passionné. Venu très jeune à Rome, il copie les maîtres (notamment les dessins de Cambiaso) avec une virtuosité qui lui vaut une grande réputation et son surn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luca-giordano/#i_963

GRAN DANIEL (1694-1757)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 309 mots

Peintre autrichien, représentant le plus important, à Vienne, de la tendance académique et classicisante, tendance dont on pourrait trouver aussi l'expression en sculpture dans l'œuvre de Georg Raphael Donner. Le souci de clarté est apparent dans toutes les œuvres de Gran : les groupes de personnages, même dans les grandes compositions de plafond comme celle du palais Schwarzenberg à Vienne (1725  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/daniel-gran/#i_963

GRAVURE

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT, 
  • Michel MELOT
  •  • 8 560 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Gravures et styles »  : […] Il apparaît que les procédés de gravure peuvent se multiplier à l'infini. Cette richesse a permis à la gravure de s'adapter à tous les styles, et d'être redécouverte par les artistes à chaque époque. La Renaissance trouva dans la gravure le moyen de poser différemment les problèmes de géométrie de l'espace et de sa représentation rigoureuse. Le Strasbourgeois Schongauer fut l'un des premiers à s'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gravure/#i_963

HERNÁNDEZ ou FERNÁNDEZ GREGORIO (1570 env.-1636)

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 386 mots

Le dernier des grands sculpteurs de l'école de Valladolid incarne l'âme religieuse de l'Espagne de la Contre-Réforme. On est mal informé sur son origine et sa formation, mais il est évident qu'il subit profondément dans sa jeunesse l'influence des maîtres de l'art naturaliste que furent le Bourguignon Juan de Juni et l'Italien Pompeo Leoni. Cette veine naturaliste caractérise l'époque de la maturi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hernandez-fernandez/#i_963

CLASSICISME

  • Écrit par 
  • Pierre DU COLOMBIER, 
  • Henri PEYRE
  •  • 13 796 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Classique ou baroque ? »  : […] Dans le cadre européen, le terme de baroque serait sans doute plus adéquat. S'il ne prête pas à moins de confusions que celui de classicisme, il suggère du moins la recherche de la surprise ou (c'est la fin qu'avait assignée à l'art le Cavalier Marin, mort en 1625) de la « merveille » ; le goût de la magnificence parfois ostentatoire ; l'amour des déguisements, des masques, des métamorphoses et d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classicisme/#i_963

JORDAENS JACOB (1593-1678)

  • Écrit par 
  • Jacques FOUCART
  •  • 3 009 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le décorateur, le peintre baroque »  : […] Cette tendance constante à l'amplification monumentale des formats et à la surcharge des compositions s'accentue dans les années trente et plus encore après la mort de Rubens, tandis qu'elle s'accompagne d'un changement de facture et de palette. Peu à peu, la belle dureté de style des années 1618-1620 s'atténue très sensiblement, et s'instaure une profonde rupture avec la manière harmonieuse de Ru […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacob-jordaens/#i_963

KALF WILLEM (1619-1693)

  • Écrit par 
  • J. BOUTON
  •  • 726 mots

Élève selon Houbraken du peintre de Haarlem, Hendrick Pot, dont l'influence ne se laisse guère remarquer chez lui, paysagiste d'occasion en 1639 dans le goût de Van Goyen (unicum apparu sur le marché d'art en 1886), Willem Kalf semble s'être très vite spécialisé dans la nature morte (les plus anciennes remontant à 1643 au moins) et sans doute a-t-il fréquenté l'atelier ou vu des œuvres de Frans Ry […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/willem-kalf/#i_963

KEYSER HENDRICK DE (1565-1621)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques DUTHOY
  •  • 182 mots

Architecte, sculpteur et médailleur hollandais. L'œuvre la plus célèbre de Hendrick de Keyser (avec la collaboration de son fils Thomas) est le fastueux mausolée de Guillaume le Taciturne, dans le chœur de la Nieuwe Kerk de Delft, de marbre noir et blanc (1614-1621) : figures allégoriques, double représentation du mort selon la formule des monuments funéraires français du xvi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hendrick-de-keyser/#i_963

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XVIIe s.

  • Écrit par 
  • Patrick DANDREY
  •  • 7 323 mots

Dans le chapitre « Classicisme et baroque : un art des contraires »  : […] Le paradoxe de ce label de sérénité classique accordé au xvii e  siècle français au sein d’une Europe déchirée et déroutée fit prendre conscience, au xx e  siècle, du caractère partiel et partial de cette perception sélective et normative. Le souci de rendre meilleure justice à la diversité d’une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xviie-s/#i_963

LIVRE

  • Écrit par 
  • Jacques-Alexandre BRETON, 
  • Henri-Jean MARTIN, 
  • Jean TOULET
  •  • 26 563 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Fonctions de l'image »  : […] « La page de titre illustrée, remplie d'allusions iconologiques, pompeux portail conduisant au royaume du livre, est une véritable création du baroque » (O. Benesch). L'idée que le livre est un espace fermé, à la fois demeure et monument dont le seuil doit être magnifié par des formes figurées, est déjà présente dans le livre manuscrit. Les encadrements gravés sur bois que l'on trouve sur les pag […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre/#i_963

LUNETTE, architecture

  • Écrit par 
  • Maryse BIDEAULT
  •  • 150 mots

Terme qui a plusieurs acceptions. Lunette désigne d'abord la partie arrondie créée sur le mur gouttereau par la retombée d'un berceau transversal ou d'un voûtain dans une voûte d'arêtes ou d'ogives. La lunette est généralement occupée par une fenêtre. Ce terme désigne aussi l'ouverture arrondie, ou triangulaire, formée dans une voûte par la pénétration d'un berceau dans un autre de plus grande dim […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lunette-architecture/#i_963

LYSS JOHANN (1593/94 env.-env. 1629/30)

  • Écrit par 
  • Jacques FOUCART
  •  • 734 mots

Fils d'un modeste peintre venu travailler dans le Schleswig-Holstein au service du duc de Holstein, Johann Lyss reçut sans doute là sa première formation, puis se rendit, selon Sandrart, à Amsterdam où il séjourna vers 1616-1619. Après un passage à Paris, on le trouve ensuite en Italie, notamment à Venise en 1621. À Rome dès 1622, Lyss s'affilie, sous le sobriquet de Pan (bien significatif de son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-lyss/#i_963

MADERNO STEFANO (1576 env.-1636)

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 265 mots

Sculpteur d'origine lombarde. Dès 1597, on trouve Stefano Maderno à Rome, occupé à faire des copies d'antiques. Une de ses premières œuvres de jeunesse, et l'une des plus importantes, est le « portrait » du corps de sainte Cécile, retrouvé intact sous la basilique de Santa Cecilia in Trastevere. Cette œuvre lui vaut une grande réputation, et il obtient par la suite nombre de commandes pour les égl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stefano-maderno/#i_963

MAGNASCO ALESSANDRO, dit IL LISSANDRINO (1667-1749)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 373 mots

Né en Ligurie, Alessandro Magnasco reçoit sa première formation à Milan, d'un peintre vénitien, Filippo Abbiatti. À Gênes, durant son enfance, il a connu les batailles, les processions, les scènes de cabaret et les rixes de Bohémiens que peignaient les Flamands Cornelis et Luc van Wael. À Milan, dans le climat de terreur et de misère que fait régner la tyrannie espagnole, il trouve ses modèles da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alessandro-magnasco/#i_963

MANIÉRISME

  • Écrit par 
  • Sylvie BÉGUIN, 
  • Marie-Alice DEBOUT
  •  • 10 194 mots
  •  • 29 médias

Dans le chapitre « Maniérisme et baroque »  : […] Au début du xix e  siècle, on considérait encore généralement le maniérisme comme un style sans importance historique : c'est ainsi que Heinrich Wölfflin (1888) croyait à une évolution ininterrompue du classicisme de la Renaissance au baroque du xvii e  siècle, termes qui s'opposaient, pour lui, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manierisme/#i_963

MANNOZZI GIOVANNI (1592-1636)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 443 mots

Fuyant la maison paternelle de San Giovanni-Valdarno pour échapper au séminaire, Mannozzi se rend en 1610 à Florence, et commence son apprentissage de peintre chez Matteo Rosselli, qui fait alors figure de chef d'école. Il a pour condisciples Francesco Furini, Lorenzo Lippi, Il Volterrano, qui allaient travailler comme lui pour les grands-ducs Cosme II et Ferdinand de Médicis, notamment au palais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-mannozzi/#i_963

MENA PEDRO DE (1628-1688)

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 275 mots

Le destin artistique de Pedro de Mena, qui fut d'abord l'élève de son père Alonso, se décida lorsqu'il entra dans l'atelier d'Alonso Cano, revenu à Grenade en 1652. De la collaboration des deux artistes résulta une série de quatre statues célèbres du musée des Beaux-Arts de Grenade, provenant de l'église del Ángel, et l'influence d'Alonso Cano sur Pedro de Mena demeura toujours très grande. En 165 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pedro-de-mena/#i_963

MERVEILLEUX

  • Écrit par 
  • Jacques GOIMARD
  •  • 6 673 mots

Dans le chapitre « Convention ou croyance ? »  : […] Aristote est traditionnellement considéré comme le premier théoricien du merveilleux. Et en effet il a employé, dans trois passages de la Poétique , le mot thaumaston , qui signifie à la fois étonnant et admirable  ; on l'a donc traduit par mirabile (en latin), puis par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/merveilleux/#i_963

MITTELEUROPA

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER
  •  • 8 386 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Du transnationalisme au cosmopolitisme »  : […] L'idée d'un Saint Empire romain germanique, garant des équilibres au milieu de l'Europe, réapparaît à chaque fois que l'Europe centrale traverse une crise historique. Pour Leibniz, il s'agit de surmonter le terrible traumatisme de la guerre de Trente Ans et de défendre le Reich allemand, devenu impuissant, contre Louis XIV, à l'ouest, et contre les Turcs, à l'est. À l'époque de la Révolution franç […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mitteleuropa/#i_963

MOBILIER

  • Écrit par 
  • Colombe SAMOYAULT-VERLET
  •  • 4 414 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Le XVIIe siècle »  : […] Deux tendances, l'une baroque, l'autre intimiste, s'affrontent alors en Europe dans la création du mobilier comme dans tous les domaines artistiques et intellectuels. Le premier courant vise à l'effet décoratif ostentatoire par la richesse des formes et celle du matériau. Les consoles italiennes en bois doré sculptées de feuillages abondants, de personnages (consoles du Palais Colonna, Rome ; œuv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mobilier/#i_963

MONTAÑÉS JUAN MARTÍNEZ (1568-1649)

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 478 mots

Celui qui devait devenir le maître incontesté de l'école sévillane de sculpture baroque arriva dans la capitale de la basse Andalousie un peu avant 1587. Jusqu'à sa mort, il ne devait plus quitter cette ville, qui était alors un des principaux centres commerciaux du monde et plus spécialement un immense marché artistique. La production de Montañés, presque exclusivement religieuse, épousa les exig […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-martinez-montanes/#i_963

NAPLES

  • Écrit par 
  • Pascale FROMENT, 
  • Dominique RIVIÈRE
  •  • 5 362 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Le baroque napolitain »  : […] Les formes léguées par cet urbanisme moderne se conjuguent étonnamment avec celles du baroque napolitain qui s'impose et domine les arts et les mentalités au tournant des xvi e et xvii e  siècles. L'Église de la Contre-réforme trouve dans le royaume de Naples un terrain de prédilection, favorisé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/naples/#i_963

NÉERLANDAISE ET FLAMANDE PEINTURE

  • Écrit par 
  • Lyckle DE VRIES
  •  • 10 165 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Le troisième quart du XVIIe siècle »  : […] Le troisième quart du siècle est l'époque où les spécialistes deviennent des « géants », tandis que les « artistes universels », tel Rubens, font défaut. Pour cette raison, on est obligé ici de donner plus de place à l'art hollandais qu'à l'art flamand. On a déjà montré quelle fut l'importance des peintres restés dans la tradition de Van Dyck et de Rubens dans le Sud. Elle y était maintenue plutôt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-neerlandaise-et-flamande/#i_963

NÉO-CLASSICISME, arts

  • Écrit par 
  • Mario PRAZ, 
  • Daniel RABREAU
  •  • 8 099 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Piranèse et l'influence d'Herculanum »  : […] Si, selon la critique moderne, les fondements du néo-classicisme se trouvent dans les phénomènes que l'on vient d'esquisser, il faut reconnaître aussi l'importance de facteurs auxquels on attribuait autrefois la paternité du style néo-classique, notamment les fouilles d'Herculanum entreprises en 1748 par Charles III de Bourbon, roi de Naples, dont les résultats furent publiés dans les huit magnif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-classicisme-arts/#i_963

ORFÈVRERIE

  • Écrit par 
  • Gérard MABILLE
  •  • 5 567 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le XVIIe siècle : baroque et orfèvrerie »  : […] Le début du xvii e  siècle reste fortement marqué par le goût maniériste ; toutefois, l'orfèvrerie ne pouvait échapper bien longtemps à l'emprise du baroque. Celui-ci se manifesta par un profond renouvellement des formes et des décors, un sens accru du relief, une recherche croissante de richesse et de monumentalité, parfois fortement marqué par u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orfevrerie/#i_963

ORNEMENT, histoire de l'art

  • Écrit par 
  • Peter FUHRING
  •  • 4 468 mots

Dans le chapitre « L'étude de l'ornement »  : […] Il n'y a pas d'études sur les changements du sens et de l'usage du mot ornement. Le sens des mots qui désignent un ornement peut varier en fonction de la période et du pays. L'origine peut en être descriptive, comme c'est le cas pour «  cartouche » (de l'italien cartoccio , de carta , papier), composition ornementale autour d'un compartiment vide, destin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ornement-histoire-de-l-art/#i_963

ORS Y ROVIRA EUGENIO D' (1882-1954)

  • Écrit par 
  • Sylvie LÉGER
  •  • 1 175 mots

Philosophe, critique d'art, essayiste, romancier, l'Espagnol Eugenio d'Ors appartient à la génération postérieure à la génération dite de 98, auprès de Marañon, de Gómez de la Serna et d'Ortega y Gasset. Comme ce dernier, il consacre une grande partie de son activité à diffuser en Espagne les grands courants européens, philosophiques, littéraires et artistiques, s'attachant plus particulièrement a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugenio-d-ors-y-rovira/#i_963

BAROQUE / CLASSIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 575 mots

Comme de nombreux termes employés dans les études littéraires, et plus largement culturelles, par exemple celui de « réalisme », les qualificatifs « baroque » et « classique » – ou leurs formes substantivées « baroque » et « classicisme » – relèvent d'une double approche, théorique et historique. Il s'agit de concepts appliqués à un style, un courant, une période, mais sans s'y réduire. Souvent, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baroque-classique-notion-de/#i_963

PERMOSER BALTHASAR (1651-1732)

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL
  •  • 351 mots
  •  • 1 média

Grand ouvrier des années glorieuses de la Dresde baroque, avec Matthaüs Pöppelmann, Balthasar Permoser travailla d'ailleurs souvent en étroite collaboration avec son confrère architecte ; né à Salzbourg, formé en Italie, il fut appelé seulement en 1691 au service de Jean-Georges III, le père d'Auguste le Fort. Il fit à Dresde tout le restant de sa longue carrière et on peut à bon droit le regarder […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/balthazar-permoser/#i_963

PIERRE DE CORTONE (1596-1669)

  • Écrit par 
  • Giuliano BRIGANTI, 
  • Claude MIGNOT
  •  • 3 229 mots
  •  • 2 médias

La vie et l'œuvre de Pierre de Cortone , peintre et architecte, sont indissolublement liées à l'histoire du mouvement baroque, dont il fut un des premiers et des plus éminents représentants . Il a marqué de son empreinte l'évolution de la peinture italienne, en créant quelque chose de neuf, qui répondait en même temps aux exigences de la société contemporaine ; il est parvenu à réaliser un heureux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-de-cortone/#i_963

PORTUGAL

  • Écrit par 
  • Roger BISMUT, 
  • Cristina CLIMACO, 
  • Michel DRAIN, 
  • José-Augusto FRANÇA, 
  • Michel LABAN, 
  • Jorge MORAÏS-BARBOSA, 
  • Eduardo PRADO COELHO
  •  • 40 038 mots
  •  • 27 médias

Dans le chapitre « Renaissance et baroque »  : […] La peinture de thèmes religieux continua par la suite à subir l'influence flamande, et nombreux furent les achats de panneaux faits en Flandres où le comptoir portugais, transféré de Bruges à Anvers en 1499, connaissait le développement le plus grand grâce à l'afflux des marchandises venant de l'Orient. Frère Carlos et Francisco Henriques sont deux peintres flamands venus s'installer au Portugal, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/portugal/#i_963

POUILLES

  • Écrit par 
  • Pina BELLI D'ELIA
  •  • 2 705 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Renaissance et baroque »  : […] En cinq cents ans, la politique des rois de Naples, Angevins, Aragonais ou Bourbons, ne varie guère à l'égard de cette région, exclue des grandes voies de communication désormais tournées vers l'Occident après la chute de Constantinople et la découverte de l'Amérique. Les habitants des Pouilles réagissent par une attitude de méfiance à l'égard de la capitale à laquelle ils préfèrent, pour le comme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pouilles/#i_963

POZZO ANDREA (1642-1709)

  • Écrit par 
  • Germain BAZIN
  •  • 1 993 mots
  •  • 1 média

L'importance de Pozzo dans l'histoire de la peinture a été reconnue très tardivement. Il a partagé le sort de tous les artistes qui se sont adonnés à la peinture de plafond. Pour la peinture moderne, les musées ont absorbé longtemps tout l'intérêt des historiens d'art, donnant ainsi une valeur exagérée aux tableaux de chevalet. La réhabilitation de l'art baroque, qui s'est accomplie au cours de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrea-pozzo/#i_963

PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L'HISTOIRE DE L'ART. LE PROBLÈME DE L'ÉVOLUTION DU STYLE DANS L'ART MODERNE, Heinrich Wölfflin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François-René MARTIN
  •  • 1 331 mots

Dans le chapitre « Théorie du changement stylistique et système descriptif  »  : […] Dans son premier ouvrage véritablement marquant, Renaissance et Baroque (1888), Wölfflin commence à mettre en place son système descriptif, en caractérisant les changements de plan stylistique conduisant à l'art baroque, tant dans la peinture que dans l'architecture. L'arrière-plan culturel des transformations stylistiques y apparaît alors comme une « ambiance », un « sentim […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/principes-fondamentaux-de-l-histoire-de-l-art-le-probleme-de-l-evolution-du-style-dans-l-art-moderne/#i_963

ROCOCO

  • Écrit par 
  • Georges BRUNEL, 
  • François H. DOWLEY, 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 21 053 mots
  •  • 14 médias

Les termes qui désignent les styles sont très souvent, dans leur acception primitive, des mots péjoratifs : gothique, maniérisme, baroque, pompier ont été ou sont encore employés avec une valeur polémique. Ils permettent de qualifier, ou plutôt de disqualifier, le goût réputé mauvais d'une époque révolue. L'historien se trouve ainsi hériter de notions vagues et d'un usage malaisé ; la polémique ne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rococo/#i_963

ROME

  • Écrit par 
  • Géraldine DJAMENT, 
  • Sylvia PRESSOUYRE
  •  • 11 410 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Rome baroque »  : […] Cependant, le courant profane du maniérisme européen reculait devant l'imagerie officielle imposée par le concile de Trente ; un nouveau langage formel se constituait, grandiloquent mais vigoureux. C'est dans le milieu cosmopolite des artistes de Rome qu'eurent lieu les expériences décisives : en 1595, Annibal Carrache, de Bologne, commençait à décorer la galerie du palais Farnèse dans un style q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome/#i_963

RUINES, esthétique

  • Écrit par 
  • Mario PRAZ
  •  • 2 917 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La période baroque »  : […] C'est l'art baroque qui a renouvelé le thème des ruines. L'esthétique baroque, qui substitua au principe de l'harmonie le principe du contraste (d'où jaillissait le concetto , l' agudeza , le mot d'esprit), créa aussi une nouvelle catégorie du beau, le bizarre ; et, de même que dans la poésie, on trouvait piquant de chanter les louanges de la vieilless […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ruines-esthetique/#i_963

SCHLÜTER ANDREAS (1660 env.-1714)

  • Écrit par 
  • Pierre VAISSE
  •  • 284 mots

Sculpteur et architecte allemand, Schlüter fut actif surtout à Berlin, où il se fixa au plus tard en 1694, sans doute appelé par l'électeur Frédéric III (devenu en 1701 roi de Prusse sous le nom de Frédéric I er ). Probablement originaire de Dantzig, il avait auparavant travaillé à Varsovie, mais sa formation reste obscure. À Berlin, où il exerça de 1702 à 1704 la charge d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andreas-schluter/#i_963

SERVANDONI JEAN-NICOLAS (1695-1766)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques DUTHOY
  •  • 639 mots

Né à Florence, de père français, Jean-Nicolas Servandoni a eu une carrière exceptionnelle, tant par la variété et l'étendue de ses talents que par la diversité des lieux où ils se sont exercés. Élève, à Rome, de Pannini pour la peinture et de Rossi pour l'architecture et la décoration, c'est à Lisbonne qu'il se fait connaître par ses décors pour l'opéra italien. Mais c'est à Paris, où il se fixe d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-nicolas-servandoni/#i_963

SICILE

  • Écrit par 
  • Maurice AYMARD, 
  • Michel GRAS, 
  • Claude LEPELLEY, 
  • Jean-Marie MARTIN, 
  • Pierre-Yves PÉCHOUX
  •  • 17 946 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « De la Renaissance au baroque »  : […] Malgré la succession des styles, la période 1575-1750 est celle de l'unité retrouvée : la plus grande époque de l'art sicilien depuis la synthèse arabo-normande. Elle voit en effet la promotion et le primat de l'architecture, et plus encore de l'urbanisme. Toutes les villes engagent des programmes grandioses. Palerme fait reconstruire par le Florentin C. Camilliani la fontaine toscane des Toledo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sicile/#i_963

SOLIMENA FRANCESCO (1657-1747)

  • Écrit par 
  • Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
  •  • 168 mots

Fils d'un peintre avec lequel il fait ses premières études, Solimena travaille ensuite chez Francesco de Maria mais se forme surtout au contact des œuvres de Lanfranco, de Matia Preti et de Luca Giordano. La verve décorative de celui-ci inspire sa manière tour à tour nuancée ou dramatique, tumultueuse ou délicate, qui reste très personnelle par la saveur et l'éclat des accents colorés. Il ne quitt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francesco-solimena/#i_963

TAPISSERIE

  • Écrit par 
  • Pascal-François BERTRAND
  •  • 7 989 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Baroque et classicisme : le xviie siècle »  : […] Bruxelles, qui avait été le haut lieu de la tapisserie au xvi e  siècle, dut céder sa suprématie aux manufactures françaises au siècle suivant. Les tapissiers anversois, qu'avaient rejoints des liciers émigrés de la capitale du Brabant, proposaient une production abondante, mais qui n'était pas toujours de grande qualité. En Hollande, le principal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tapisserie/#i_963

THÉÂTRE OCCIDENTAL - L'interprétation des classiques

  • Écrit par 
  • Christian BIET
  •  • 7 281 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le retour du baroque et l'avènement d'un autre classicisme »  : […] Depuis près de trente ans, la période baroque (le « premier » xvii e  siècle) a bénéficié d'un regain d'intérêt. Elle est même devenue centrale. Alors que la musique de scène (ballets, opéras, tragédies lyriques) était mieux connue, notamment grâce au travail de William Christie et des Arts florissants, et que les musiciens et les instrumentistes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theatre-occidental-l-interpretation-des-classiques/#i_963

TUBY JEAN-BAPTISTE, dit LE ROMAIN (1635 env.-1700)

  • Écrit par 
  • François SOUCHAL
  •  • 371 mots
  •  • 1 média

S'il est un artiste qui ne mérite pas d'être confondu, comme on le fait souvent, dans l'anonymat de l'équipe de Versailles, c'est bien Tuby, doué d'un tempérament artistique très vigoureux et qui apporte en France un reflet du baroque berninien, tempéré par le souci de classicisme des maîtres de Versailles. De la première carrière de cet Italien originaire de Rome ou des environs, nous ne savons r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-tuby/#i_963

VALDÉS LEAL JUAN DE (1622-1690)

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 450 mots
  •  • 1 média

Né d'un père portugais et d'une mère andalouse, Valdés Leal apprit son métier de peintre à Cordoue dans l'atelier d'Antonio del Castillo. Il travailla dans cette ville jusqu'en 1653. Durant les cinq années suivantes, il se partagea entre Cordoue et Séville, puis s'établit définitivement à Séville en 1658. On ne lui connaît plus d'autres déplacements qu'un voyage à Madrid en 1675 et un bref séjour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-de-valdes-leal/#i_963

WÖLFFLIN HEINRICH (1864-1945)

  • Écrit par 
  • Jean WIRTH
  •  • 2 306 mots

Dans le chapitre « Les catégories fondamentales de la visualité pure »  : […] Les choix fondamentaux qui permettent la constitution d'un langage artistique cohérent portent sur l'opposition binaire de catégories exclusives l'une de l'autre. Pour rendre compte de l'évolution qui fit succéder le baroque au classicisme, Wölfflin propose cinq couples de catégories ( Principes fondamentaux de l'histoire de l'art ) :  1 o  Le passage […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heinrich-wolfflin/#i_963

ZWETTL ABBAYE DE

  • Écrit par 
  • Louis GRODECKI
  •  • 182 mots

L'abbaye cistercienne de Zwettl, en Basse-Autriche, fut fondée en 1138, et consacrée en 1159. De l'édifice roman il ne subsiste que la salle capitulaire, à pilier central réunissant les doubleaux et les ogives de la couverture. Du début du xiii e  siècle, on conserve le cloître gothique et l'édicule hexagonal du lavabo des moines. L'église abbatia […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abbaye-de-zwettl/#i_963

Voir aussi

Pour citer l’article

Victor-Lucien TAPIÉ, Claude-Gilbert DUBOIS, Pierre-Paul LACAS, « BAROQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/baroque/