BAROQUE

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Le baroque italien

Les premières œuvres baroques à Rome

Il est hors de doute que l'Italie, par la qualité des œuvres et des maîtres qui s'y révèlent alors, a fourni les modèles et donné l'impulsion. Le baroque est le style de la Contre-Réforme, a-t-on dit. À n'en pas douter, parce que le concile de Trente avait maintenu la vénération des images et qu'il avait prêté désormais à l'Église catholique le caractère d'une religion sensible, où les rites et les manifestations extérieures du culte occuperaient une grande place (ce qui n'excluait en aucune manière, cependant, le souci d'une vie religieuse intérieure et le développement du christocentrisme), la Contre-Réforme catholique favorisait les arts : construction et décoration d'églises. En outre, par la centralisation relative de l'Église, la place accordée au magistère pontifical et à Rome, elle désignait l'Italie pour être le lieu où ces expériences nouvelles seraient accomplies et deviendraient des sources d'inspiration, sinon des modèles pour toute la catholicité. Rien de tout cela ne prêtait de nécessité à l'adoption d'un style, de préférence à un autre. On a cherché dans les dernières manifestations du génie de Michel-Ange les prodromes du baroque : la fresque monumentale et tragique du Jugement dernier, à la Sixtine, la magnificence cosmique du dôme de Saint-Pierre. Déjà on peut y reconnaître les traits qui reparaîtront dans le baroque : le pathétique et le grandiose. Ils ne sont nullement exclusifs. La multiplication des ordres religieux et leur renouveau suscitent des constructions et des décorations d'églises. On pense aussitôt aux Jésuites. Leur intention première n'a point été d'introduire un style nouveau dans l'art religieux, et encore moins que ce style fût pompeux et triomphal. À peine l'un des généraux de la seconde moitié du xvie siècle a-t-il pensé à un mode p [...]

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Bibliothèque de Wiblingen

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Basilique Saint-Pierre, Rome

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Autoportrait du Cavalier Bernin

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Sainte Cécile, Le Dominiquin

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Bordeaux-III-Michel-de-Montaigne
  • : psychanalyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne, musicologue, président de l'Association française de défense de l'orgue ancien
  • : membre de l'Institut, professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris

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Pour citer l’article

Claude-Gilbert DUBOIS, Pierre-Paul LACAS, Victor-Lucien TAPIÉ, « BAROQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/baroque/