BALTARD LOUIS-PIERRE (1764-1846) ET VICTOR (1805-1874)

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Louis-Pierre Baltard, un architecte néo-classique

La célébrité de son fils Victor et de ses halles de Paris a éclipsé la gloire de Louis-Pierre Baltard, architecte, peintre et graveur fort connu de son temps. Élève de Peyre le Jeune, il collabore aux travaux de R. Mique à Versailles avant de se rendre à Rome pour étudier les antiques de 1788 à 1791. Excellent dessinateur, il se fait accepter aux expositions du Salon qui vient d'inaugurer une section architecture, et présente régulièrement, entre 1791 et 1835, des projets architecturaux et des vedute (peintures pittoresques de paysages de ruines typiques), mais aussi d'autres travaux. Dans la lignée de Quatremère de Quincy, Louis-Pierre Baltard se veut en effet à la fois architecte, sculpteur, décorateur... Graveur talentueux et prolifique, il participe aussi à des éditions d'albums de voyages archéologiques (Voyage d'Italie, Expédition d'Égypte).

Mais L.-P. Baltard est surtout un important diffuseur des modèles de l'Académie, que ce soit par l’intermédiaire de ses publications (édition des Grands Prix d'architecture de 1818 à 1834, en collaboration avec A. L. T. Vaudoyer et A. Destournelles) ou, plus encore, par sa très importante et longue carrière de professeur dont bénéficie notamment son fils Victor, qui suivra ses cours. Nommé professeur d'architecture à l'École polytechnique en 1796, Baltard obtient ensuite une chaire à l'École des beaux-arts en 1818 qu'il conservera jusqu'à sa mort. Son activité de pédagogue le place au rang des meilleurs théoriciens de l'architecture. Parmi ses nombreuses publications, citons : le Recueil des monuments antiques et des principales fabriques de Rome (1801), L'Architectonographie des prisons (1829) et son Introduction au cours de théorie d'architecture (1839).

En tant qu'architecte, ses nominations au poste d'architecte du Panthéon, des prisons et des halles de Paris (1815-1818), puis au conseil des Bâtiments civils (1831) et à l'inspection générale des travaux de Paris (1837) en font un spécialiste de l'architecture carcérale et officielle. [...]


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Écrit par :

  • : maître assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris
  • : professeur à l'université de Paris-I-Sorbonne, directeur du centre Ledoux

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ARCHITECTURE (Matériaux et techniques) - Fer et fonte

  • Écrit par 
  • Henri POUPÉE
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Dans le chapitre « Les espaces couverts »  : […] Un pont n'a d'autre but que de soutenir une portion de voie à l'aide d'une poutre ou d'un arc ; et le métal, à lui seul, peut remplir ce rôle. Il en va tout autrement de la couverture d'un espace ; les fonctions se diversifient, et l'ossature de fer doit se compléter d'une enveloppe isolante posant de délicats problèmes de jonction. C'est curieusement à la crainte des incendies qu'il faut attribue […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Renée PLOUIN, Daniel RABREAU, « BALTARD LOUIS-PIERRE (1764-1846) - ET VICTOR (1805-1874) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/baltard-louis-pierre-et-victor/