BĀDĀMI

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Les cavernes

La production monumentale de Bādāmi, pour remarquable qu'elle soit, n'est qu'un des aspects du style Chālukya qui ne peut être saisi dans sa totalité qu'en y adjoignant celle des sites de Nagaral, Mahākuteçvar, Aihole et Paṭṭadakal.

Cet art, dans son ensemble, bien que se développant au lieu de rencontre des styles du Nord et du Sud, parvint, tant dans le domaine de l'architecture que dans celui de la sculpture, à élaborer des formes qui lui sont propres et qui constituent une des plus attachantes manifestations de l'art indien.

Bādāmi a été rendu célèbre surtout par ses quatre temples-cavernes creusés dans les escarpements des falaises du Sud-Est qui, surplombant le bassin aux eaux bleues, s'ouvrent vers le nord-ouest.

Là, leur faisant face, la masse rouge du temple Malegitti-Çivālaya se dresse en proue sur un éperon rocheux qui commande l'accès de l'antique fort du Nord, à l'intérieur duquel s'abrite un autre temple partiellement ruiné.

Enfin, tout en bas, à l'arrière du lac et donc sur la berge opposée au village, se dresse un groupe de temples : le Bhutanātha, appartenant à une période plus avancée que les édifices déjà mentionnés.

Des quatre cavernes, les trois premières qui sont les plus anciens monuments de ce site, appartiennent au culte brahmanique, la première étant civaïte et les deux autres vishnouites, tandis que la quatrième, plus tardive, est consacrée au culte jaïn.

Grâce à une inscription datée de 500 de l'ère saka (soit 578 apr. J.-C.) qui attribue la fondation de la troisième de ces cavernes, où elle était gravée, à la piété du roi Kirtivarman Ier, il devient possible de fixer une date limite à cette caverne, les deux autres pouvant lui être de peu postérieures.

De belles proportions, les cavernes de Bādāmi sont établies sur un plan très simple composé d'une grande salle hypostyle, sans cellules sur le pourtour, mais comportant au fond, dans l'axe de l'entrée, une très petite cella (garbhagriha) destinée à abriter la divinité et, en avant, une véranda supportée par une double rangée de colonnes.

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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle
  • : chargée de mission au musée Guimet, ingénieur de recherche au C.N.R.S.

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Pour citer l’article

Bruno DAGENS, Odette VIENNOT, « BĀDĀMI », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/badami/