e République d'Autriche : paix sociale, neutralité et rejet du passé"/ >

AUTRICHE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Autriche : carte physique

Autriche : carte physique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Autriche : drapeau

Autriche : drapeau
Crédits : Encyclopædia Universalis France

drapeau

Autriche : organisation de l'espace

Autriche : organisation de l'espace
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Salzbourg, Autriche

Salzbourg, Autriche
Crédits : W. Buss/ De Agostini

photographie

Tous les médias


Nom officielRépublique d'Autriche (AT)
Chef de l'ÉtatAlexander Van der Bellen (depuis le 26 janvier 2017)
Chef du gouvernementBrigitte Bierlein (depuis le 3 juin 2019)
CapitaleVienne
Langue officielleallemand
Unité monétaireeuro (EUR)
Population8 846 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)83 879

La littérature autrichienne

Les structures politiques et sociales qui ont marqué d'une façon indélébile la littérature autrichienne se sont cristallisées à l'époque de la guerre de Trente Ans. Ces structures (absolutisme monarchique, prédominance d'une aristocratie cosmopolite, recatholicisation systématique) rendent compte de certaines constantes de la civilisation autrichienne, entre autres de la primauté des arts ostentatoires, c'est-à-dire, pour ce qui est des lettres, des genres parlés et en particulier du théâtre. L'importance, en Autriche, du drame musical, de l'oratorio et du lied s'explique ainsi. La permanence de schémas catholiques est également frappante : ordre providentiel reconnaissable dans l'univers, et jusque dans la hiérarchie politique et sociale, d'où dérive une morale foncièrement antisubjectiviste. Ce n'est que dans la seconde moitié du xixe siècle qu'une nouvelle conjoncture rend possible la naissance d'une littérature d'un type nouveau.

La littérature de l'âge baroque

Rares sont les « Autrichiens » qui, au xviie siècle, s'illustrent dans les lettres « allemandes », et pourtant cette époque voit l'apogée de l'école silésienne – en un pays sous suzeraineté habsbourgeoise, mais resté en grande partie protestant. Deux noms sont à citer : celui de Johann Beer (1655-1700), le plus grand des romanciers « baroques » allemands après Grimmelshausen (originaire de Haute-Autriche, il fit carrière dans le Nord protestant), et celui du moine augustin Abraham a Sancta Clara (de son nom véritable Ulrich Megerle, 1646-1709), originaire de l'Autriche « antérieure » alémanique, prédicateur de la cour mais qui sut également toucher le public populaire par sa verve extraordinaire.

Sous l'empereur Léopold Ier, l'opéra italien prend racine à Vienne, et pour longtemps. Mozart mettra encore en musique des textes italiens ; des poeti cesarei italiens, dont Métastase, fourniront à la cour, jusqu'au début du xixe siècle, des libretti et des poèmes de circonstance. De leur côté, les Jésuites organisent leurs ludi caesarei, à l'occa [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 51 pages


Écrit par :

  • : maître de conférences en géographie
  • : professeur émérite à l'université de Paris-IV-Sorbonne
  • : maître de conférences à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne
  • : professeur émérite des Universités
  • : professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Rouen
  • : ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de l'Université, docteur ès lettres, professeur à l'université de Munich

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Christophe GAUCHON, Jean BÉRENGER, Annie DELOBEZ, Félix KREISSLER, Paul PASTEUR, Roger BAUER, « AUTRICHE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/autriche/