ATTRIBUT & PRÉDICAT, logique

ABÉLARD PIERRE (1079-1142)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 1 341 mots

Dans le chapitre « Doctrine »  : […] En philosophie, Abélard est surtout connu pour son opposition radicale à toutes les formes du « réalisme » (bien que l'on relève aussi chez lui une indéniable tendance au platonisme). Dans ses deuxième et troisième Gloses sur Porphyre, il établit avec beaucoup de force et de subtilité que les «  universaux » ( universalia  : ce sont les genres et les espèces) ne peuvent aucunement être des choses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-abelard/#i_13155

ANALOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre DELATTRE, 
  • Alain de LIBERA
  • , Universalis
  •  • 10 454 mots

Dans le chapitre « Le point de départ « aristotélicien » : histoire d'un contresens »  : […] Si l'histoire de la « théorie aristotélicienne de l'analogie » est l'histoire d'un contresens médiéval, ce contresens fait partie de l'histoire même de la transmission des textes d'Aristote. Interprétée en termes de corpus, la théorie médiévale de l'analogie se présente comme la fusion forcée de trois textes d'inspiration, de portée et de signification différentes : la distinction entre synonymes, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_13155

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La question de l'unité de l'être »  : […] Le problème de l'unité de l'être et, conséquemment, d'une science unique de l'être, qui aurait pour objet l'être en tant que tel, est débattu au début du livre Γ. La difficulté tient à cette constatation – véritable leitmotiv de la Métaphysique aristotélicienne – que « l'être se dit en une pluralité de sens » (Γ, 2, 1033 a 33, etc.). Ces sens se laissent le plus aisément dégager d'une analyse de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_13155

ARISTOTÉLISME

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
  •  • 2 239 mots
  •  • 1 média

L'aristotélisme est la doctrine d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.), telle qu'elle résulte de l'ensemble des œuvres conservées d'Aristote, publiées par Andronicos de Rhodes, au premier siècle avant notre ère. Ces ouvrages, formés de notes de cours, écrites par l'auteur mais non destinées à la publication, forment un ensemble qui se prête à la qualification un peu abusive de « système ». Née, en ef […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme/#i_13155

CONCEPT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 3 815 mots

Dans le chapitre « Les propriétés du concept »  : […] La tradition rationaliste établit une différence tranchée entre la connaissance intuitive et la connaissance conceptuelle, en lesquelles elle voit deux niveaux irréductibles de savoir. La tradition empiriste, en revanche, conçoit plutôt ces deux modes de connaissance comme des réalisations, selon des degrés différents, d'une seule et même modalité fondamentale. Que les concepts soient compris comm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept/#i_13155

CONVERSION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 391 mots

Dans la logique aristotélicienne, la « conversion » est un procédé d'inférence immédiate qui consiste à transposer les termes d'une proposition de la forme sujet-prédicat de telle sorte que le prédicat devienne sujet et le sujet prédicat, et ce de façon que la proposition converse n'affirme rien de plus que la proposition initiale. Exemples : Tous les chats sont des félidés — quelques félidés sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conversion-logique/#i_13155

DIEU - La négation de Dieu

  • Écrit par 
  • Jeanne DELHOMME
  •  • 9 211 mots

Dans le chapitre « La multiplicité des propriétés »  : […] Qu'un sentir et qu'un penser soient ultimes ne supprime pas leur intervalle au senti et au pensé ; si j'ai l'idée de Dieu, si j'ai l'intuition de son existence et de sa puissance, n'en est-il pas de lui comme des images des songes et des idées forgées de toutes pièces, telle celle d'un cheval ailé ? Ne suffit-il pas, pour fabriquer d'illusoires notions, de réunir arbitrairement les éléments de rep […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-la-negation-de-dieu/#i_13155

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'équivoque du mot « analytique » »  : […] « La méthode analytique, écrit Kant, est tout autre chose qu'un ensemble de propositions analytiques ; elle signifie seulement que l'on part de ce que l'on cherche comme d'une donnée et que l'on remonte aux conditions sous lesquelles seules il est possible. Dans cette méthode d'enseignement, on n'emploie souvent que des propositions synthétiques ; l'analyse mathématique en fournit un exemple ; et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_13155

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « L'existence n'est pas un prédicat »  : […] Rappelons brièvement la réponse donnée jadis par Leibniz. Pour Leibniz, il y a « une raison » pour que quelque chose existe plutôt que rien, en vertu du principe même de la raison suffisante. Cette raison doit se trouver dans un Être nécessaire – autrement, on devrait à nouveau chercher une cause en dehors de lui, en vertu de laquelle lui-même existe au lieu de ne pas exister. Dans De rerum origi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_13155

EXTENSION & COMPRÉHENSION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 443 mots

Distinction introduite par la Logique de Port-Royal et portant sur les idées universelles : « J'appelle compréhension de l'idée les attributs qu'elle enferme en soi, et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles, et l'égalité de ces trois angles à deux droits, etc. [...]. J'appelle étendue (ou exten […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extension-et-comprehension-logique/#i_13155

IDENTITÉ

  • Écrit par 
  • Annie COLLOVALD, 
  • Fernando GIL, 
  • Nicole SINDZINGRE, 
  • Pierre TAP
  •  • 13 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les significations de l'identité et la logique de l'identité »  : […] On n'entrera pas dans l'étude de la logique de l'identité, si ce n'est d'une certaine façon pour noter que les deux dimensions mentionnées y interviennent encore. C'est en relation avec l'égalité et la substituabilité que l'identité est élucidée – plutôt qu'elle n'est définie, comme l'a observé Frege dans le texte qu'on a cité au début (Frege ajoute que l'explication par la substituabilité « pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/identite/#i_13155

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Leibniz »  : […] L'exception la plus considérable à cette désaffection générale pour la logique est celle de Leibniz. En logique comme ailleurs, ce philosophe de la continuité évite la rupture. Il accepte ce qui a été fait, il le reprend, mais pour l'approfondir. La logique traditionnelle n'est qu'un échantillon d'une logique générale, qui reste à établir. La syllogistique est une des plus belles inventions de l'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_13155

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 603 mots

Dans le chapitre « Raisonnement et prédication »  : […] L'attention portée aux questions de logique est intimement liée aux tentatives de mettre en question les autorités spirituelles ; en Inde, elle se manifeste d'abord par l'attention portée aux outils verbaux qu'il faut fabriquer pour savoir comment mener une controverse à propos de la tradition des Vedas. On s'y intéresse autour de 500 avant notre ère, époque où l'autorité védique se voit vigoureus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique-indienne/#i_13155

MODALITÉ, linguistique

  • Écrit par 
  • Robert SCTRICK
  •  • 706 mots

Terme de logique dont la linguistique fait deux emplois relativement distincts : pour A. Martinet, le mot désigne les déterminants grammaticaux du nom et renvoie à la classe des « actualisateurs » défini, indéfini, singulier, pluriel. Cette acception repose sur la distinction saussurienne entre langue et parole : pour devenir des éléments du discours, les noms sont soumis à la nécessité de passer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalite-linguistique/#i_13155

NOMINALISME

  • Écrit par 
  • Paul VIGNAUX
  •  • 3 602 mots

Dans le chapitre « Problème des universaux et science des termes »  : […] Si, adoptant la voie classique, on entre dans le nominalisme médiéval par le problème des universaux, on se demandera comment ces universaux se présentent à un médiéval formé dans la tradition logique issue d'Aristote. Un passage fameux de l'introduction écrite par le philosophe néo-platonicien Porphyre au traité aristotélicien des catégories explique qu'il s'agit des genres et des espèces, par e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme/#i_13155

PARMÉNIDE (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 233 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le discours de l'Être »  : […] Seule reste ouverte la route sur le mode : ( Il ) est , ou Être est. La langue grecque ne rend pas nécessaire de nommer le sujet positif de la proposition. En revanche, il est bien nécessaire de nommer pour le nier le sujet de la proposition négative : Non-Être n'est pas. Il est important de le remarquer, car Parménide passe pour avoir le premier nommé significativement l'Être dans un discours ph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parmenide/#i_13155

PRÉDICAT, linguistique

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 234 mots

Le terme « prédicat » a été repris par la linguistique à la tradition logique. Dès l'Antiquité, ce terme a été utilisé par les logiciens pour désigner l'attribut qui est prédiqué d'un sujet. Ainsi, dans le traité des Catégories , Aristote présente-t-il les dix catégories, c'est-à-dire les dix manières dont un attribut peut être prédiqué d'un sujet, dans le cadre d'une conception dite attributiv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/predicat-linguistique/#i_13155

PRÉDICATS CALCUL DES

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 276 mots

Dans la logique aristotélicienne, la distinction du sujet et du prédicat est à la fois d'ordre linguistique (grammatical), d'ordre ontologique (la substance et ce qu'on peut dire d'elle) et d'ordre logique. Le prédicat est affirmé d'un sujet ; il est dit lui appartenir : « La blancheur appartient à Callias », ou « Callias est blanc ». La logique moderne ne distingue plus entre sujet et prédicat en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/calcul-des-predicats/#i_13155

PROPOSITION CATÉGORIQUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 158 mots

Énoncé simple, originellement affirmatif, chez Aristote et selon l'étymologie (depuis lors, on a admis la spécificité de l'énoncé simple négatif), la proposition catégorique attribue un prédicat à un sujet, par exemple : « les chats sont fidèles », « les lémuriens sont gracieux ». La proposition catégorique ne contient ni condition (à la différence du jugement hypothétique en « si..., alors... ») […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proposition-categorique/#i_13155

QUANTIFICATION, linguistique

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DESCLES
  •  • 984 mots

La quantification est une série d'opérations de détermination qui sont constitutives de la bonne formation de l'énoncé. Le terme de quantification, en tant qu'opérations, a été introduit par C. S. Peirce et par G. Frege pour analyser des particules grammaticales comme « quelques », « certains », « chaque », « tous les », « aucun »... Ils ont retenu deux quantificateurs : l'existentiel (« Il y a de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quantification-linguistique/#i_13155

QUANTIFICATION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 694 mots

Notion usitée en logique des prédicats. On peut, avec W. V. O. Quine, diviser en trois la logique contemporaine : 1. La théorie des fonctions de vérité a pour objet les structures logiques engendrées en construisant des propositions composées à partir de propositions simples, à l'aide des particules « et », « ou », « non », « si..., alors... » ; on l'appelle aussi calcul des propositions. 2. La […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quantification-logique/#i_13155

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « Les relations selon Bertrand Russell »  : […] C'est surtout dans l'œuvre de Bertrand Russell (1872-1970) que la théorie moderne des relations prend tout son essor. On peut discerner deux étapes dans l'élaboration de la doctrine russellienne des relations : celle des Principles of Mathematics (1903) et celle des Principia Mathematica (publiés par Russell, en collaboration avec Alfred North Whitehead, en 3 volumes, de 1910 à 1913). Dans les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_13155

SIGNE ET SENS

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 769 mots

Dans le chapitre « Linguistique du discours »  : […] Cette analyse nouvelle relève encore pour une part de la linguistique ; mais alors il s'agit d'une linguistique du discours et non plus de la langue ; elle relève pour une autre part de la sémantique philosophique, qui attaque la question du sens directement, sans considération de la diversité des langues naturelles et donc de l'investigation des signes ; cette sémantique philosophique connaît un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/signe-et-sens/#i_13155

UNIVERSAUX, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 840 mots

La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l' Introduction ( Eisagogè ) de Porphyre ( iii e  s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biais de cet opuscule, connu des médiévaux dès le ix e  siècle, ceux-ci ont eu d'emblée quelque connaissance de l'un des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/universaux-philosophie/#i_13155

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « Sens et vérité »  : […] En caractérisant la vérité comme une propriété, à côté du faux, de l'énoncé doué de sens, est-ce bien, comme Heidegger le soutient, d'une logique de l'énoncé, « lieu primaire » de la validité en ce qu'il prédique un sujet, qu'il s'agit déjà ? Rien n'est moins sûr. Platon semblerait plutôt prêter à l'Étranger du Sophiste (cf.  supra ) une doctrine qui oriente la philosophie sur les conditions caté […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_13155