JÓZSEF ATTILA (1905-1937)

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Années d'apprentissage

Dans son premier recueil, Mendiant de la beauté (A Szépség Koldusa, 1922), les reflets post-symbolistes, les diaprures impressionnistes, le satanisme baudelairien laissent percer le chagrin et le besoin d'affection d'un orphelin humilié. Déjà sa virtuosité surprend. Toutefois, dans le recueil suivant (1924), il répudie le métier traditionnel pour clamer, à la manière chaotique de l'expressionnisme, le programme du Moi poétique uni à la collectivité et la révolte contre le monde absurde (« Ce n'est pas moi qui crie, c'est la terre qui gronde. ») Les années suivantes, dont la production se trouve réunie dans Je n'ai ni père ni mère (Nincsen apám, se anyám, 1929) et dans Abats les chênes (Döntsd a tokét, 1931), seront encore celles de la recherche expérimentale. Poésies libres aux rythmes éclatés, visions surréalistes, compositions « constructivistes », ballades populaires, chansons et chœurs parlés déferlent en vagues successives. Vers 1927-1928 prend forme la série des « médaillons », genre nouveau remarquable par la féerie du surréalisme décanté et de l'observation réaliste :

Bien pauvre et niais, j'étais un éléphant.

J'ai bu aux rivières fraîches et tranquilles.

Avec ma trompe sur le haut de la colline

Je caressais, content, la Lune, le Soleil...

À cette époque, le poète affiche une attitude en apparence ironique et désinvolte, des airs frondeurs de gavroche anarchiste et villonisant : « Ohé, les bourgeois ! ohé, prolétaires ! Attila József, c'est moi, me voilà. »

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Écrit par :

  • : directeur de l'Institut d'histoire littéraire de l'Académie hongroise, Budapest.

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Miklós SZABOLCSI, « JÓZSEF ATTILA - (1905-1937) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/attila-jozsef/