ATONALITÉ

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Cadences parfaites : exemples en ut majeur

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Cadences parfaites

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Liszt : Accord final de «Nuages gris»

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Les séries dodécaphoniques (1)

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La dissolution du système tonal classique

Le système modal (ancien) et le système tonal (classique) sont fondés sur une véritable hiérarchie des degrés de la gamme, hiérarchie dans laquelle la note dite tonique (celle qui donne son nom au ton) joue le rôle principal. Une autre note, le cinquième degré de la gamme (par exemple, sol dans la tonalité d'ut), dite dominante, était également très importante. L'enchaînement de l'accord construit sur la dominante avec celui qui est construit sur la tonique constitue une véritable affirmation de la tonalité et est dit « cadence parfaite ». Traditionnellement, les œuvres classiques se terminaient par une telle cadence parfaite. Pour des raisons liées à l'acoustique musicale, il n'était pas possible, jusqu'aux premières années du xviiie siècle, d'utiliser toutes les tonalités. Bien que, théoriquement, chacune des douze notes de la gamme chromatique ait été susceptible d'être la tonique d'une tonalité, la facture et l'accord des instruments n'autorisaient ce privilège qu'à quelques-unes (tonalités dites voisines de celle d'ut majeur). Les modulations, c'est-à-dire les changements de tonalité au cours d'une même œuvre, étaient donc également limitées. Dès qu'apparut la justification théorique de l'accord des instruments de musique suivant le système tempéré et la mise au point d'une méthode pratique pour accorder ainsi les instruments, une évolution considérable devait se produire dans la musique occidentale, évolution qui allait permettre l'épanouissement du système tonal, mais aussi provoquer sa dissolution progressive. Cette justification théorique du système tempéré, c'est-à-dire de la division de l'octave en douze demi-tons égaux, fut accomplie à la fin du xviie siècle par Andreas Werckmeister. Elle eut pour conséquence de rendre également utilisable chacune des notes de la gamme chromatique dans quelque tonalité que ce soit. Bach, dans son Clavier bien tempéré, apportait une démonstration géniale et éclatante de la valeur pratique de cette théorie en écrivant effectivement deux préludes et deux fugues dans chacune des dou [...]

Cadences parfaites : exemples en ut majeur

Cadences parfaites : exemples en ut majeur

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Le mot cadence, du latin cadere, qui signifie tomber, est un enchaînement d'accords types dont l'audition donne l'impression d'un repos, d'une rupture, d'une ponctuation ou d'une chute dans le déroulement de la phrase musicale. Une cadence dite parfaite se compose d'un accord de tonique (premier... 

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Cadences parfaites

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Écrit par :

  • : professeur de composition au Conservatoire national supérieur de musique de Paris
  • : musicologue, analyste, chef de chœur diplômée du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, chargée de cours à Columbia University, New York (États-Unis)

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Pour citer l’article

Michel PHILIPPOT, Juliette GARRIGUES, « ATONALITÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/atonalite/