ASTROCHIMIE

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Milieu interstellaire

Milieu interstellaire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Formes carbonées existant probablement dans l'espace interstellaire

Formes carbonées existant probablement dans l'espace interstellaire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Molécules du milieu interstellaire

Molécules du milieu interstellaire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les méthodes de l'astrochimie

Comme les autres chercheurs en astronomie, l'astrochimiste obtient des informations sur l'Univers en analysant son rayonnement, depuis la Terre ou depuis l'espace. La spectroscopie se révèle ainsi indispensable pour identifier les différentes molécules, déterminer leurs abondances ou encore mesurer les propriétés du milieu où elles se forment. C'est la méthode reine de l'astrochimie. Pour reconnaître les atomes, les ions et les molécules présentes dans le milieu interstellaire, l'ensemble du spectre électromagnétique est exploité. Néanmoins, les radiotélescopes, comme ceux de l'Institut de radioastronomie millimétrique (Iram), sont particulièrement adaptés, car la plupart des émissions moléculaires de basse énergie (qui correspondent au mouvement de rotation des molécules sur elles-mêmes) se placent dans le domaine des longueurs d'onde millimétriques. Le domaine infrarouge, de plus haute énergie (mouvement de vibration des molécules), a été exploité par le satellite I.S.O. (Infrared Space Observatory) de l’Agence spatiale européenne (E.S.A.), opérationnel de novembre 1995 à mai 1998 ; le satellite de l'E.S.A. Herschel (auparavant FIRST : Far Infrared and Sub-millimetre Telescope) et l'interféromètre géant A.L.M.A. (Atacama Large Millimeter/Submillimeter Array) doivent explorer les domaines milimétrique et submillimétrique, à la frontière entre les domaines radio et infrarouge.

L'identification des espèces interstellaires par leur rayonnement serait impossible sans les calculs théoriques et les expériences de laboratoire des spectroscopistes. Ces physiciens sont souvent associés aux découvertes de nouvelles molécules dans l'espace, parfois reconnues d'abord dans leurs expériences. De nombreuses chaînes carbonées (jusqu'à HC17N, C14H, H3C15H...) ont ainsi été synthétisées dans les laboratoires, mais pas encore détectées dans l'espace. Notons que cette contribution des physiciens à l'astrochimie est payée de [...]

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Écrit par :

  • : chercheur au Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (L.E.R.M.A.), C.N.R.S., Observatoire de Paris, École normale supérieure et université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie
  • : journaliste scientifique

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Autres références

«  ASTROCHIMIE  » est également traité dans :

A.L.M.A. (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array)

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Dans le chapitre « Les champs de recherche d'A.L.M.A.  »  : […] Les questions qu'A.L.M.A. permet d'aborder sont nombreuses, et les résultats de sa première année d'observations, présentés lors d'une conférence à la fin de 2012, couvrent l'astrochimie, la formation des étoiles et leur évolution, la formation des exoplanètes, la formation des galaxies et l'observation, parmi celles-ci, des plus lointaines (décalage spectral ≈ 7) [le déca […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/atacama-large-millimeter-submillimeter-array/#i_35174

COMÈTES

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Dans le chapitre « Composition chimique »  : […] Les comètes s'étant formées dans des environnements froids, à des températures inférieures à –170  0 C, elles ont subi peu de modifications chimiques, sauf à leur surface si elles ont été bombardées par des rayons ultraviolets ou des protons cosmiques. Les plus gros objets ont peut-être subi des modifications internes en raison de la chaleur provoquée par la désintégration […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cometes/#i_35174

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Dans le chapitre «  Formation des étoiles »  : […] Dans notre Galaxie, la majeure partie de la matière du milieu interstellaire est condensée en nuages interstellaires ; ces nuages sont de deux types : – les nuages diffus, constitués d'hydrogène atomique neutre (régions H I), de densité relativement faible (de l'ordre de 10 —2 à 10 —1  atome par mètre cube) ; leur température est voisine de 100 K  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etoiles/#i_35174

INTERSTELLAIRE MILIEU

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Dans le chapitre «  Les poussières interstellaires »  : […] En plus du gaz, le milieu interstellaire contient des poussières ténues de dimensions comprises entre une fraction de nanomètre et une dizaine de nanomètres. Les poussières absorbent et diffusent sélectivement la lumière des étoiles, c'est-à-dire qu'elles agissent plus sur le rayonnement ultraviolet et bleu que sur le rouge et l'infrarouge. Ce sont elles qui rendent totalement opaques les nuages […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/milieu-interstellaire/#i_35174

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Pour citer l’article

Maryvonne GERIN, David FOSSÉ, « ASTROCHIMIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/astrochimie/