AŚOKA ou AÇOKA (IIIe s. av. J.-C.)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La légende et l'histoire

Les rois, représentants des dieux sur la terre, descendent directement du Soleil ou de la Lune selon les Purāṇa, textes sacrés de l'hindouisme, qui en établissent une généalogie descriptive jusqu'aux héros du Mahābhārata, puis adoptent une forme prophétique pour en dépasser l'époque :

« Le brāhmane Kauṭilya extirpera (du trône) les neuf Nanda. Après que ceux-ci auront joui durant cent ans de la terre, les Maurya l'auront en partage, car Kauṭilya donnera l'aspersion royale à Candragupta. Le fils de celui-ci sera Bindusāra, qui régnera vingt-quatre ans, et le fils de ce dernier, Aśokāvardhāna, qui régnera trente-six ans... » (Visnupurāna, 4e part., XXIV).

C'est par ces énumérations qui offrent des contradictions et des obscurités, mais paraissent attester l'existence d'annales très anciennes qui les auraient inspirées, que les Purāṇa présentent l'empire des Maurya.


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages

Écrit par :

  • : membre de l'École française d'Extrême-Orient, diplômée de l'École pratique des hautes études

Classification

Autres références

«  ASOKA ou AÇOKA ( III e s. av. J.-C.)  » est également traité dans :

CONVERSION D'ÁSOKA

  • Écrit par 
  • François CHENET
  •  • 237 mots

Le règne d'Aśoka (— 268-— 232), souvent comparé à l'empereur Constantin, représente une époque unique dans l'histoire de l'Inde ancienne, celle qui a vu la réunion de deux principes naissant, la monarchie et le bouddhisme. Tentative d'unification politique de tout le sous-continent, à l'exception des royaumes dravidiens de l'extrême Sud, son règne constitue le premier événement daté avec certitude […] Lire la suite

AFGHANISTAN

  • Écrit par 
  • Daniel BALLAND, 
  • Gilles DORRONSORO, 
  • Mir Mohammad Sediq FARHANG, 
  • Pierre GENTELLE, 
  • Sayed Qassem RESHTIA, 
  • Olivier ROY, 
  • Francine TISSOT
  • , Universalis
  •  • 34 325 mots
  •  • 21 médias

Dans le chapitre « Les Gréco-Bactriens »  : […] Après la mort prématurée d'Alexandre, à Babylone en 323 avant J.-C., son empire devint un enjeu pour ses lieutenants ambitieux qui, au bout d'une période de troubles et d'anarchie, le partagèrent entre eux en trois parties principales. Tandis que les provinces indiennes retournaient aux souverains locaux, la majorité des conquêtes asiatiques d'Alexandre devenait le fief de Séleucos Nicator (355-28 […] Lire la suite

BHUBANEÇWAR

  • Écrit par 
  • Odette VIENNOT
  •  • 1 952 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Données historiques »  : […] Le Kaliṅga ne fut pas épargné par les entreprises guerrières de ses voisins. Dès 250 avant. J.-C., l'empereur du Magadha, Açoka, s'en empara à la suite d'une guerre si meurtrière qu'il fit vœu d'abandonner les armes et se convertit au bouddhisme. Ces événements, relatés dans les édits qu'il fit graver en plusieurs points de son empire, ne figurent pas, cependant, dans son inscription de Dhauli (l […] Lire la suite

BODHGAYĀ

  • Écrit par 
  • Bruno DAGENS, 
  • Rita RÉGNIER
  •  • 982 mots

Dans le chapitre « L'histoire »  : […] C'est par un pèlerinage à Bodhgayā que l'empereur Aśoka, de la dynastie des Maurya, inaugura ses « tournées de la Loi » vers 258 avant notre ère. Il construisit autour de l'arbre de la Bodhi et du Siège de diamant un temple hypèthre (figuré à Bhārhut et à Sāñcī), un stūpa ainsi qu'un « temple royal » à l'est de l'arbre de la Bodhi et peut-être une galerie au-dessus du « promenoir » emprunté par l […] Lire la suite

BOUDDHIQUES CONCILES

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 1 137 mots

Plus que toute autre tradition bouddhique, la tradition concernant les conciles, du moins les premiers d'entre eux, est suspecte. Les sources à ce sujet sont constamment en désaccord, altérées par le merveilleux et l'invraisemblable. Et, surtout, elles ont été manipulées par les diverses écoles qui ont cherché, par là, à s'assurer une ancienneté qu'elles n'avaient pas, ou à authentifier des thèses […] Lire la suite

BOUDDHISME (Les grandes traditions) - Bouddhisme indien

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT, 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT
  •  • 10 625 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De l'extinction du Buddha à Kaniṣka »  : […] De nos jours, les bouddhistes de Sri Lanka et de l'Asie du Sud-Est placent l'« extinction » ( nirvāṇa ) du Buddha en 543 avant J.-C. La critique moderne propose plusieurs hypothèses, en fonction, d'une part, de la date du sacre d' Aśoka (257 ou 267 av. J.-C.) et, d'autre part, d'une donnée de la tradition singhalaise qui place deux cent dix-huit ans entre le nirvāṇa et ce sacre ou des sources sans […] Lire la suite

BOUDDHISME (Arts et architecture) - Le stupa

  • Écrit par 
  • Gérard FUSSMAN
  •  • 2 588 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Valeurs symboliques »  : […] Les grammairiens indiens, pour expliquer le mot stūpa, ont inventé une racine : stu , « agglomérer ». Car même dans ses formes les plus élaborées, le stūpa est d'abord un tumulus, un entassement de matériaux. D'éminents savants (P. Mus, J. Irwin) ont soutenu que le stūpa dérivait de tumulus bâtis de façon à symboliser par leur paroi extérieure hémisphérique (aṇḍa) la voûte céleste, et par le pote […] Lire la suite

DHARMA

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT
  •  • 1 234 mots

Dans le chapitre « Devoir propre et salut »  : […] En mythologie le Dharma est personnifié. Il est dit avoir une démarche subtile. On appelle svadharma le devoir propre de chacun, qui est en fait la disposition naturelle dans laquelle il se trouve et qu'il doit suivre. Par exemple c'est le devoir propre du guerrier de combattre, comme le proclame Kṛṣṇa dans la Bhagavad Gītā . La notion est très importante, car elle a gardé une grande influence d […] Lire la suite

INDE (Le territoire et les hommes) - Histoire

  • Écrit par 
  • Christophe JAFFRELOT, 
  • Jacques POUCHEPADASS
  • , Universalis
  •  • 22 890 mots
  •  • 24 médias

Dans le chapitre « L'Empire maurya »  : […] L'Inde aborde à cette époque sa première phase d'unification impériale. Au vi e  siècle avant J.-C., l'un des royaumes de l'Inde aryanisée, le Magadha, né dans le Bihar méridional, a commencé d'affirmer sa suprématie sur ses voisins. Deux siècles plus tard, sous la dynastie des Nanda, il maîtrise tout l'espace gangétique, des approches du Pañjāb aux confins du Bengale. En 321, le trône est usurpé […] Lire la suite

INDE (Arts et culture) - L'art

  • Écrit par 
  • Raïssa BRÉGEAT, 
  • Marie-Thérèse de MALLMANN, 
  • Rita RÉGNIER
  •  • 49 132 mots
  •  • 62 médias

Dans le chapitre « Sous les Maurya (env. 320-176 av. J.-C.) »  : […] Candragupta, père de la dynastie Maurya, fonda un empire qui allait s'étendre sur la majeure partie du subcontinent (l'extrême Sud excepté) et jusqu'à l'Hindukush. Ce premier effort d'unification indienne fut en quelque sorte l'aboutissement d'un sursaut national qui avait chassé du Sindh et du Pañjāb les préfets mis en place par Alexandre. En signant un traité avec Séleucus (305), Candragupta ouv […] Lire la suite

Pour citer l’article

Marie-Simone RENOU, « AŚOKA ou AÇOKA (IIIe s. av. J.-C.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/asoka-acoka/