ARTHROPHYTES ou SPHÉNOPHYTES

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Les Sphénophytes fossiles

Il est impossible de comprendre la morphologie de l'Equisetum, si on ne se reporte pas aux formes apparentées disparues depuis le Dévonien et appartenant à l'embranchement des Arthrophytes, ou mieux des Sphénophytes.

L'examen détaillé des nombreuses formes fossiles a abouti à les grouper suivant des ensembles évolutifs distincts, parents, les phylums, faisant l'objet d'une évolution parallèle.

Tableau évolutif des sphénophytes

Tableau : Tableau évolutif des sphénophytes

Tableau

Tableau évolutif des sphénophytes. Des Hyénales se sont détachés deux grands rameaux : les Sphénophyllales et les Equisétales. Ce dernier ordre se divise en outre en trois grands ensembles évolutifs ou phylums, caractérisés chacun par la vitesse et l'état plus ou moins complet de son... 

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Quel que soit le phylum choisi, les caractères apparaissent dans le même ordre et les espèces les plus avancées au point de vue morphologique sont, pour un phylum déterminé, les plus récentes stratigraphiquement.

Mais, la vitesse d'évolution variant selon les phylums, on constate que certaines formes fossiles, comme les Calamitaceae du Permien, ont édifié une organisation plus évoluée que celle des Equisetum actuels, cependant postérieurs. Ces Calamitaceae rassemblent d'ailleurs de façon complète et rapide toutes les étapes évolutives connues des Sphénophytes.

Les « Calamitaceae »

Les Calamitaceae constituaient, au Carbonifère et au début du Permien (il y a environ 250 millions d'années), des arbres très développés, dont Cyrille Grand'Eury évaluait la hauteur à 30 mètres environ.

Reconstitution d’un Calamites

Dessin : Reconstitution d’un Calamites

Dessin

Genre de Monilophytes fossiles appartenant à la sous-classe des Equisetidae, Calamites (ici sous-genre Diplocalamites, portant deux rameaux plus ou moins opposés à chaque nœud) était représenté par des formes arborescentes, pouvant atteindre plus d'une vingtaine de mètres de hauteur.... 

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Les troncs des Calamites étaient pourvus de formations ligneuses secondaires dues au fonctionnement d'une assise génératrice, alors que les Equisetum actuels n'ont que du xylème primaire peu développé.

Alors que l'appareil reproducteur des Equisetum est essentiellement homosporé, celui des Calamites atteignait des stades beaucoup plus avancés, passant de l'homosporie à l'hétérosporie et de cette dernière à l'élaboration d'un sporange pré-ovulaire, contenant une seule mégaspore (Calamocarpon). Cette dernière forme, découverte dans les couches de la fin du Paléozoïque américain, est un état extrêmement évolué qui annonce la graine des plantes supérieures.

Chez les Calamites comme chez les Equisetum, à l'emplacement des nœuds se produit un même décalage des côtes des moulages médullaires.

Cependant dans les Archaeocalamites, abondantes dans le Carb [...]

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Morphologie d’une prêle

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Equisetum hiémale

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Spore de prêle

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Écrit par :

  • : membre de l'Académie des sciences, professeur émérite à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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Pour citer l’article

Édouard BOUREAU, « ARTHROPHYTES ou SPHÉNOPHYTES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 février 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/arthrophytes-sphenophytes/