ARTHROPHYTES ou SPHÉNOPHYTES

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Le genre « Equisetum »

Le sporophyte

Les prêles consistent en deux types de tiges souvent annuelles, portées sur un rhizome profond et vivace : les unes chlorophylliennes, ramifiées, restent stériles ; les autres brunâtres, de diamètre plus grand, se terminent par un épi groupant des sporanges ; ce sont les tiges fertiles.

Morphologie d’une prêle

Morphologie d’une prêle

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Plantes herbacées, les prêles sont caractérisées par leurs tiges articulées et souterraines d'où partent des axes aériens. Chez certaines espèces, dites dimorphiques (comme ici), ces axes sont de deux types : les uns sont stériles et chlorophylliens ; les autres sont fertiles et... 

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Les tiges aériennes sont cannelées : chaque entre-nœud porte des côtes longitudinales séparées par des sillons. Au niveau des nœuds se produit un décalage tel que les côtes et les sillons alternent d'un entre-nœud au suivant.

Il en est de même pour les verticilles de feuilles qui s'insèrent aux entre-nœuds. Réduites et soudées, ces feuilles entourent la tige d'une gaine foliaire assez courte.

Les prêles produisent une abondante silice à leur surface. Autrefois, on utilisait des touffes d'Equisetum, surtout E. hiemale, la « prêle des tourneurs », pour polir les bois durs ou les métaux, en raison des corps siliceux exsudés par les cellules épidermiques qui en font de véritables limes végétales. Les cendres desséchées des prêles ont donné près de 50 p. 100 (E. arvense), et jusqu'à 65 p. 100 (E. maximum), de SiO2 sous forme d'opale.

Les ramifications secondaires, qui naissent à l'emplacement des nœuds, sont également verticillées et apparaissent entre les feuilles : elles entourent la tige principale de fins rameaux qui donnent à la plante son port caractéristique.

L'examen microscopique de la coupe transversale d'une tige montre un contour sinueux déterminé par les côtes et sillons des entre-nœuds. L'espace médullaire est en grande partie lacuneux ; le tissu cortical, chlorophyllien, également lacuneux, possède, à la partie périphérique, surtout au niveau des côtes, un abondant collenchyme ; ce tissu cellulosique à paroi épaisse joue un rôle de soutien. Les faisceaux conducteurs, réduits par suite de la résorption du xylème, ne présentent aucune formation secondaire.

Equisetum hiémale

Equisetum hiémale

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Coupe transversale d'Equisetum hiemale 

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Le segment terminal de la tige fertile constitue l'épi sporangifère, précédé d'une gaine foliaire atrophiée, l'annulus. Cet épi porte les sporangiophores, petits axes verticillés, perpendicula [...]


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Morphologie d’une prêle

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Equisetum hiémale

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Spore de prêle

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Tableau évolutif des sphénophytes

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Écrit par :

  • : membre de l'Académie des sciences, professeur émérite à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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«  ARTHROPHYTES ou SPHÉNOPHYTES  » est également traité dans :

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Pour citer l’article

Édouard BOUREAU, « ARTHROPHYTES ou SPHÉNOPHYTES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthrophytes-sphenophytes/