KHMER ART

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Tête du Buddha, art Khmer, époque préangkorienne

Tête du Buddha, art Khmer, époque préangkorienne
Crédits : Erich Lessing/ AKG

photographie

Sites khmers

Sites khmers
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Devi (la Déesse) coiffée de la jata

Devi (la Déesse) coiffée de la jata
Crédits : Erich Lessing/ AKG

photographie

Angkor Vat, Cambodge

Angkor Vat, Cambodge
Crédits : Jerry Alexander/ The Image Bank/ Getty Images

photographie

Tous les médias


Le pillage du patrimoine

Aujourd'hui, le trafic des œuvres d'art s'étend au monde entier et il atteint un chiffre d'affaires énorme, proche de celui de la drogue, à laquelle il semble d'ailleurs souvent mêlé. La « mondialisation » de ce trafic, dont les origines sont très lointaines, est un phénomène récent. La forte intensification du trafic de l'art khmer a donc suivi une tendance générale et n'est en rien une exception. Elle constitue pourtant un cas particulier remarquable en ce qu'il est souvent précédé au Cambodge d'un vandalisme aveugle engendrant un grave appauvrissement du patrimoine culturel. Ce trafic, très rémunérateur pour les pillards et les receleurs, paraît d'autant plus condamnable qu'il se nourrit des œuvres d'art d'un pays qui demeure, après les terribles épreuves qu'il a subies, particulièrement pauvre et fragile, et encore en partie désorganisé.

Les vandalismes et pillages anciens

Les iconoclastes

Les premières destructions subies par les monuments khmers ne datent certes pas d'aujourd'hui. Les plus anciennes connues, systématiques, ont eu lieu dans la seconde moitié du xiiie siècle, sous le règne de Jayavarman VIII ; ce roi, qui a succédé d'une manière que l'on peut croire violente à deux rois qui avaient amené au Cambodge un bouddhisme « officiel », le grand Jayavarman VII, fondateur notamment d'Angkor Thom et du Bayon à la fin du xiie siècle, et Indravarman II, son successeur, a fait méthodiquement détruire à Angkor toutes les effigies du Bouddha. C'est peu de dire qu'il s'est agi d'une opération de grande envergure : les murailles qui entourent les villes de Ta Prohm, de Preah Khan et de Banteay Kdei et qui, mises bout à bout, s'étendent sur plus de 8 kilomètres, étaient surmontées de crêtes creusées de niches abritant une figure du Bouddha ; pour ne s'en tenir qu'à ces crêtes de mur, mesurant chacune à la base 40 centimètres, on voit qu'elles portaient environ 40 000 images du[...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 13 pages




Écrit par :

  • : professeur émérite des universités (Paris-III), ancien membre de l'École française d'Extrême-Orient
  • : directeur d'études à l'École pratique des hautes études (sciences historiques et philologiques)

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean BOISSELIER, Claude JACQUES, « KHMER ART », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-khmer/