ARMÉE ROUGE, U.R.S.S.

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Après la révolution d'Octobre, le Conseil des commissaires du peuple adopte un décret concernant l'armée : tout le pouvoir est confié aux soviets et aux comités militaires, le commandement devient éligible et une armée permanente de volontaires est instaurée. Entre le 15 et le 28 janvier 1918 est signé le décret portant création de l'Armée rouge ouvrière et paysanne (R.K.K.A. : Raboče-Krest'janskaja Krasnaja Armija), incorporant les unités déjà existantes de la Garde rouge. Le 21 février, devant la poursuite de l'avance allemande, la patrie socialiste est déclarée en danger ; deux jours plus tard commence l'inscription en masse des volontaires. Le Conseil militaire supérieur de l'Armée rouge est créé le 4 mars. C'est à Trotski, nommé commissaire du peuple à la guerre à la mi-mars 1918, que revient la tâche d'organiser et de structurer la nouvelle armée. En avril, les commissariats militaires locaux sont créés, et un décret rend l'instruction militaire obligatoire ; en mai est institué un état-major panrusse. Le recrutement se tarissant à partir d'avril, un nouveau train de mesures est adopté : on supprime l'égilibilité du commandement, on introduit des « spécialistes », surtout des officiers d'état-major, de l'armée tsariste et, pour les contrôler, on les double de commissaires politiques. Avec le début de la guerre civile, le gouvernement bolchevique se voit confronté à la nécessité d'accélérer la formation de l'armée régulière. En juillet 1918, on décrète la mobilisation générale des hommes de dix-huit à quarante ans. La guerre civile impose la mise en place d'institutions temporaires telles que le Conseil militaire révolutionnaire de la République, un état-major de campagne, qui fusionne en 1921 avec l'état-major panrusse pour former l'état-major de l'Armée rouge ouvrière et paysanne, le Conseil de défense ouvrière et paysanne. Après la guerre civile commence le processus de restructuration parallèlement à la démobilisation qui s'achève en janvier 1924. Trotski est remplacé à la direction du Commissariat aux affaires milit [...]

Trotski et l'Armée rouge

Trotski et l'Armée rouge

Photographie

Trotski (1879-1940) en compagnie de soldats de l'Armée rouge, en 1921. 

Crédits : Topical Press Agency/ Hulton Archive/ Getty Images

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  • : sous-directeur d'études à l'École pratique des hautes études

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7-24 août 1998 • Kenya - Tanzanie - États-Unis • Attentats anti-américains.

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» conclus par l'U.R.S.S., y compris la déclaration commune de 1956 qui engageait Moscou à restituer, après la signature d'un traité de paix, deux des îles japonaises occupées par l'Armée rouge en 1945. Il promet de retirer la plupart des troupes stationnées dans les Kouriles du Sud. Par ailleurs, Boris [...] Lire la suite

20-31 août 1993 • Lituanie • Retrait des troupes russes.

quittent le territoire lituanien. Le règlement des compensations doit avoir lieu ultérieurement. La Lituanie est le premier des trois pays Baltes à obtenir l'évacuation des troupes de l'ex-Armée rouge. C'est le pays où la population russe est proportionnellement la moins importante – 10 p. 100 des habitants – et la mieux intégrée.  [...] Lire la suite

2-29 octobre 1992 • Russie • Dissensions entre Boris Eltsine et l'opposition.

, le président russe rend publiques les archives concernant le massacre d'officiers polonais par l'Armée rouge à Katyn en 1940, ainsi que celles qui sont relatives à l'affaire du Boeing sud-coréen abattu par la chasse soviétique en 1983. Le 21, le Soviet suprême, dominé par les conservateurs, refuse, à [...] Lire la suite

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16-18 avril 1991 • U.R.S.S. - Japon • Visite du président Mikhaïl Gorbatchev à Tōkyō.

est soumis, sur cette question, à l'opposition des conservateurs et de l'Armée rouge, qui entretient dix mille hommes dans les Kouriles, ainsi qu'à la menace de dislocation de l'empire dès la première concession territoriale. Le 17, devant la Diète, Mikhaïl Gorbatchev évoque le projet de système [...] Lire la suite

13-14 avril 1990 • Pologne - U.R.S.S. • Reconnaissance par l'U.R.S.S. de sa responsabilité dans le massacre de Katyn.

Le 13, Moscou reconnaît la responsabilité de l'U.R.S.S. dans le massacre, en 1940, à Katyn, alors territoire polonais, des quinze mille officiers polonais qui avaient été faits prisonniers par l'Armée rouge lorsqu'elle avait envahi la Pologne. Cet aveu, qui intervient alors que le général [...] Lire la suite

7-15 décembre 1988 • U.R.S.S. • Réduction des forces militaires en Europe et en Asie

hommes, dont 50 000 en R.D.A., Tchécoslovaquie et Hongrie ; s'y ajoute le retrait d'Europe de 10 000 chars, dont 5 000 dans les trois pays cités, 8 500 systèmes d'artillerie et 800 avions dans la partie européenne de l'U.R.S.S. Le même jour est annoncée la démission « pour raisons de santé » du chef d'état-major de l'Armée rouge, le maréchal Sergueï Akhromeev, qui est remplacé, le 15, par le général Mikhaïl Moiseev.  [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Georges HAUPT, « ARMÉE ROUGE, U.R.S.S. », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/armee-rouge-u-r-s-s/