ARCHÉOLOGIE SOUS-MARINE

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Jean-Yves Empereur

Jean-Yves Empereur
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Statue de Riace

Statue de Riace
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Assemblages des coques antiques (Madrague de Giens) [1]

Assemblages des coques antiques (Madrague de Giens) [1]
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Assemblages des coques antiques (Madrague de Giens) [2]

Assemblages des coques antiques (Madrague de Giens) [2]
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Techniques de l'archéologie sous-marine

L'invention du scaphandre autonome par Cousteau et Gagnan en 1943 et la rapidité avec laquelle son usage s'est répandu après 1945 ont été à l'origine de la plupart des découvertes d'épaves, de l'intérêt du public pour l'archéologie sous-marine et du développement qu'elle a connu. Le plongeur autonome est désormais l'ouvrier normal d'une fouille sous-marine. On sait que les risques d'accidents de décompression rendent impossible un séjour prolongé en eau profonde : d'après les tables légales françaises, un plongeur au travail ne peut rester immergé à 30 mètres de profondeur qu'un quart d'heure s'il veut remonter à la surface sans observer de palier de décompression. S'il reste une heure, il devra en remontant s'arrêter 15 minutes à 6 mètres de profondeur et 30 minutes à 3 mètres. Le temps que le chercheur, le dessinateur, l'archéologue peuvent passer sur un chantier sous-marin est donc très bref : c'est cette contrainte qui crée les plus grandes difficultés des recherches archéologiques sous-marines et en commande la technique.

La limite normale de la plongée à l'air est fixée à 60 mètres. Mais la plongée industrielle, en particulier sur les têtes de puits, se pratique maintenant couramment à 200 mètres de profondeur et plus, grâce aux techniques de plongée en saturation avec des mélanges hélium-oxygène. Infiniment plus coûteuses que la plongée sportive, ces techniques n'ont encore été utilisées que pour peu d'expériences archéologiques. En 1977 et 1978, l'American Institute of Nautical Archaeology et l'entreprise italienne Sub-Sea Oil Services passèrent un accord pour faire réaliser par les plongeurs de cette dernière, sous la direction d'archéologues américains, l'étude et la fouille partielle d'une épave datant de 300 avant J.-C., tombée sur une pente fortement inclinée entre 52 et 90 mètres de profondeur près des îles Lipari. Grâce à la mise en œuvre de moyens techniques importants, des résultats furent obtenus dans des conditions de sécurité satisfaisantes sur un gisement dont l'exploration avait, huit ans plus tôt, coûté [...]


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Dans le chapitre « Les époques tardives »  : […] De l'autre côté du ravin, le même banc rocheux comporte un autre grand tombeau, celui de Bakenrenêf (Bocchoris), vizir de Psammétique I er , le premier souverain (664-610 av. J.-C.) de la dynastie saïte ; le décor, fort beau, a conservé une partie de sa polychromie éclatante. Des travaux importants y ont été menés par le professeur Edda Bresciani, dirigeant une mission de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/egypte-antique-histoire-l-archeologie/#i_53016

EMPEREUR JEAN-YVES (1952- )

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Archéologue helléniste qui s'est spécialisé dans les fouilles subaquatiques auprès des précurseurs français André Tchernia et Patrice Pomey, Jean-Yves Empereur s'est fait connaître du grand public lors des fouilles du phare d'Alexandrie. On se souvient notamment des images montrant le face-à-face entre un plongeur sous-marin et un sphinx pharaonique. Né au Mans en 1952, Jean-Yves Empereur acquiert […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-yves-empereur/#i_53016

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L'exposition La Gloire d'Alexandrie a mis, du 7 mai au 26 juillet 1998, Paris à l'heure de la métropole de l'Égypte gréco-romaine. Des objets spectaculaires, comme la statue colossale d'un roi Ptolémée, reconstituée à partir d'éléments trouvés dans les fouilles sous-marines du phare, ou la mosaïque du « chien penaud », qui ornait sans doute une salle de banquet des palais r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-gloire-d-alexandrie/#i_53016

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Pour citer l’article

André TCHERNIA, Patrice POMEY, « ARCHÉOLOGIE SOUS-MARINE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/archeologie-sous-marine/