ARC DE TRIOMPHE

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Arc d'Orange

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Arc de Titus, Rome

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Arc de Constantin, Rome

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Arc de Constantin (détail)

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Origine et évolution des portes magiques

La signification de l'arc de triomphe s'explique par la plus ancienne religion romaine de la guerre ; à l'issue des campagnes, on faisait passer les guerriers sous une porte magique, pour les décharger des énergies destructrices qu'ils portaient en eux et qui auraient été dangereuses pour leurs compatriotes. Ces portes étaient placées soit à l'entrée de la ville, soit à l'entrée du forum. Il existe dans la plus ancienne Rome plusieurs variétés de ces portes magiques. À partir du iie siècle avant J.-C., certaines d'entre elles, les fornices – arcs de petites dimensions dépourvus de colonnes –, tendent à devenir des monuments triomphaux ; on place sur leur attique les images des généraux vainqueurs, qui se trouvent ainsi élevés au-dessus de l'humanité commune. Contrairement à ce qu'on a longtemps cru, il n'y a donc pas lieu de chercher l'origine de l'arc de triomphe dans l'art hellénistique. Même à l'époque impériale, d'ailleurs, il y aura très peu d'arcs de triomphe en Orient.

Le décor de l'arc de triomphe est déterminé d'abord par la position des colonnes. Dans la formule la plus simple (arc d'Auguste à Suse), il n'y a que quatre colonnes placées aux angles externes du monument ou se détachant sur la masse des pylônes ; dans la plus courante, chaque face du pylône est associée à deux colonnes, qui peuvent être soit engagées (ex. arc d'Auguste à Aoste), soit détachées en avant de la masse ; l'entablement supporte souvent un fronton. Le dédoublement de l'attique, qu'on observe à l'arc d'Orange, est tout à fait exceptionnel.

Arc d'Orange

Arc d'Orange

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L'Arc d'Orange, Vaucluse, France. Ier siècle. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Même les arcs les plus modestes portaient des statues sur leur attique ; ces statues, faites de bronze, ont toujours disparu. On a réussi cependant à identifier quelques fragments de celle qui couronnait l'arc de Caracalla à Volubilis (Maroc). Le thème le plus fréquent de ces groupes culminaux était la représentation de l'empereur sur son char de triomphe, encadré, le plus souvent, par des statues de prisonniers et des trophées. D'autr [...]


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Gilbert-Charles PICARD, « ARC DE TRIOMPHE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/arc-de-triomphe/