ARAMÉENS

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Histoire

Dans l'Ancien Testament, une tradition appuyée sur les généalogies des peuples (Genèse, XI, 28 et suiv.) et sur le conte de Jacob et Laban (Genèse, XXXI, 17 et suiv.) nous montre les Araméens étroitement apparentés aux Hébreux et ayant résidé, depuis l'époque des patriarches, c'est-à-dire depuis le xvie siècle avant J.-C., environ, au nord de la Syrie, dans la région d'Harran. Si de nombreux spécialistes considèrent cette tradition comme anachronique, il est permis cependant de situer le berceau des tribus de langue araméenne là où l'Ancien Testament le place, c'est-à-dire dans le désert de Syrie (Qedem, « l'Est », Genèse, XXIX, 1). On peut penser que ces tribus, évoluant comme évoluèrent naturellement de nombreux autres Bédouins nomades, surgirent du désert, se fixèrent dans les contrées environnantes où le sol était cultivé et se mêlèrent aux peuples qui y étaient déjà établis. Il est fréquemment fait mention des Araméens dans les chroniques assyriennes. Ils sont considérés comme des pillards, en même temps qu'une autre peuplade, les Akhlaméens. Ceux-ci sont mentionnés pour la première fois dans une lettre que l'on fait remonter à peu près à 1375 avant J.-C., découverte à Tell el-Amarna et qui les situe sur l'Euphrate. Cinquante ans plus tard, ils atteignaient le cours supérieur du Tigre, mais étaient repoussés par les Assyriens. Au xiiie siècle avant J.-C., ils sont attaqués par les Assyriens sur le fleuve Khabour et sur le cours moyen de l'Euphrate, où on les trouve établis. Les Araméens sont mentionnés pour la première fois par Téglath-Phalasar Ier, roi d'Assyrie (1115-1076 av. J.-C.), qui se flatte d'avoir ouvert contre eux et contre les Akhlaméens vingt-huit campagnes, sur un front s'étendant de Tadmor (Palmyre) à Anat et à Rapiqu sur le moyen Euphrate. À la fin du xie siècle avant J.-C., les Araméens ont consti [...]


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R.D. BARNETT, « ARAMÉENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/arameens/