AQUAPORINES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Aquaporines des plantes

Chez les végétaux, les aquaporines ont pour rôle principal le maintien de la teneur des cellules en humidité. Cette fonction s'effectue par ouverture et fermeture des pores associés à ces protéines. Ainsi, elles contrôlent les débits d'eau à l'échelle cellulaire. Mais ces flux d'eau ne sont pas constants, étant soumis à des rythmes qui sont fonction du jour et de la nuit, ainsi que de l'heure du jour.

Toute une hydraulique est ainsi régie par des aquaporines, servant de vannes, pour laisser passer l'eau, ou au contraire interrompre son débit. Dans ce dernier cas, la protéine subit des changements structurels aboutissant à la fermeture, temporaire, du pore d'admission de l'eau. Les aquaporines sont ainsi adaptées, tant à des conditions de sécheresse que d'inondation. Dans le premier cas, intervient la déphosphorylation de certains résidus sérine de la protéine, afin de préserver la réserve d'eau présente dans la plante. Dans le second cas, la protonation de certains résidus histidine permet d'évacuer les excédents d'eau.

De plus, les molécules d'eau ne sont pas les seules à transiter au travers des canaux d'aquaporines. Ces canaux sont mis à contribution dans diverses fonctions physiologiques, telles que l'acquisition des nutriments, la photosynthèse transformant le CO2 en sucres, la signalisation intercellulaire, les mouvements des feuilles et la réponse aux stress. Certaines d'entre elles laissent aussi passer d'autres molécules, elles aussi physiologiquement importantes, comme CO2, H2O2, des dérivés du bore et du silicium.

On a d'ores et déjà identifié quatre grandes familles d'aquaporines végétales : les PIP, ou protéines intrinsèques aux membranes ; les TIP, protéines intrinsèques aux tonoplastes ; les NIP, protéines associées aux nodules ; la ou les SIP, petite protéine intrinsèque de base.

Une conclusion s'impose : un nouveau chapitre de la biologie s'est ouvert avec la découverte des aquaporines. On a le sentiment [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages


Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'École polytechnique et à l'université de Liège (Belgique)

Classification


Autres références

«  AQUAPORINES  » est également traité dans :

ABSORPTION VÉGÉTALE

  • Écrit par 
  • René HELLER, 
  • Jean-Pierre RONA
  •  • 4 470 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Mécanismes »  : […] L'eau pénètre dans les poils absorbants essentiellement par diffusion et osmose. Ce transport passif s'effectue majoritairement au travers d'aquaporines (canaux à eau de la famille des MIP –  Major Intrinsic Protein ) situées sur la membrane plasmique (par exemple, chez Arabidopsiss. thaliana, près de 35 MIP ont déjà été identifiées). Il s'y ajoute un p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absorption-vegetale/#i_18847

HISTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Élodie BOUCHERON, 
  • Dominique CHRIQUI, 
  • Anne GUIVARC'H, 
  • Jacques POIRIER
  •  • 5 320 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La barrière air-sang »  : […] Dans les poumons, l'air est au contact des mailles d'une sorte de dentelle tissulaire. Il pénètre dans des cavités, alvéoles pulmonaires revêtues par un épithélium simple reposant sur sa membrane basale (fig. 1) et comportant chez l'homme deux types de cellules, les pneumocytes I et II. Les pneumocytes de type I sont les moins nombreux, mais assurent le revêtement de 95 p. 100 de la surface épit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histologie/#i_18847

Voir aussi

Pour citer l’article

Pierre LASZLO, « AQUAPORINES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/aquaporines/