APPRENTISSAGE DE LA LECTURE

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Le langage oral d’abord

Pour comprendre l’apprentissage de la lecture, il faut garder en tête que normalement la connaissance du langage oral le précède. Avant d’apprendre à lire, l’enfant possède en mémoire un « lexique mental » dans lequel sont stockées la forme sonore (phonologique) des mots et leur signification (sémantique). À juste titre, le fondateur de la psychologie expérimentale, Wilhelm Wundt (1832-1920), l’appelle « le trésor des mots » (Wortschatz). Au bout du compte, l’apprentissage de la lecture ne fait que créer un nouveau chemin d’accès vers ce « trésor des mots » qui se trouve dans les aires du langage du cerveau, l’aire de Broca (production des mots), dans le cortex frontal inférieur, l’aire de Wernicke (compréhension des mots), dans le cortex temporal et le gyrus angulaire. L’imagerie cérébrale par résonance magnétique fonctionnelle montre, en effet, que l’apprentissage de la lecture se caractérise par la mise en place de connexions entre ces zones du langage et les zones visuelles qui se trouvent dans le cortex occipital. Comment l’enfant parvient-il à créer ce nouveau réseau de la lecture qui lie les zones visuelles aux zones du langage oral ?

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Pour citer l’article

Jonathan GRAINGER, Johannes ZIEGLER, « APPRENTISSAGE DE LA LECTURE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/apprentissage-de-la-lecture/