WATTEAU ANTOINE (1684-1721)

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Une vie mystérieuse

Une petite poignée d'éléments précis jalonnent la biographie de Watteau. Le reste ne s'appuie que sur les témoignages, parfois contradictoires, de ses contemporains, sans qu'il ait été possible de les valider par des documents d'archive. Il naît à Valenciennes le 10 octobre 1684 (encore qu'un chercheur ait récemment avancé l'hypothèse qu'il s'agirait d'un homonyme, le futur peintre pouvant en réalité être plus âgé de quelques années) ; son père, charpentier et maître couvreur, le met en apprentissage chez un peintre médiocre, Gérin, qui meurt en 1702. C'est à cette date, semble-t-il, que Watteau décide de tenter sa chance à Paris, où l'aurait emmené un décorateur, de passage à Valenciennes, appelé à l'Opéra.

Sans ressources à Paris, il commence par travailler pour un peintre nommé Métayer, puis échoue chez un marchand du pont Notre-Dame, qui l'emploie comme copiste, notamment de tableaux d'après Gérard Dou. Ce travail rebutant lui permet tout au moins de ne pas mourir de faim, et lui laisse un peu de temps pour dessiner tout ce qu'il voit. Et c'est sans doute vers 1704 qu'il rencontre celui qui devait changer, ou du moins avancer le cours de sa carrière, le peintre, dessinateur et graveur Claude Gillot (1673-1722), spécialisé dans les représentations du théâtre de foires. Une communauté de goûts et d'intérêts les réunit, et Gillot prend Watteau pour élève, et sans doute comme collaborateur. Ils traitent des sujets semblables, et l'élève ne tarde pas à dépasser son maître, qui semble en avoir conçu du ressentiment, sinon de la jalousie. Gillot envoie alors son élève chez le célèbre peintre d'ornements Claude III Audran (1658-1734), qui dirige le plus célèbre atelier de décoration de l'époque, travaillant pour les châteaux royaux et princiers, atelier situé au Luxembourg, dont Audran est le concierge (en d'autres termes, le conservateur des collections qui y sont rassemblées). Ce changement de maître, et de logis, doit se situer autour de 1708. Watteau apprend à peindre l'arabesque, à placer ses sujets [...]


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La Comédie italienne, A. Watteau

La Comédie italienne, A. Watteau
Crédits : courtesy National Gallery of Art, Washington

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Amour paisible, A. Watteau

Amour paisible, A. Watteau
Crédits : Stiftung Preussische Schlösser und Gärten, Berlin-Brandenburg, Postdam

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La Danse, A. Watteau

La Danse, A. Watteau
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Les Bergers, A. Watteau

Les Bergers, A. Watteau
Crédits : J. P. Anders, Bildarchiv Preussischer Kulturbesitz, Berlin

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Pour citer l’article

Marianne ROLAND MICHEL, « WATTEAU ANTOINE - (1684-1721) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 juin 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-watteau/