ANTICOAGULANTS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Ordonner les anticoagulants directs en première ou seconde intention ?

Les nouveaux anticoagulants directs sont prescrits aujourd’hui chez près de la moitié des nouveaux patients qui doivent recevoir un anticoagulant oral selon l’A.N.S.M. Certaines sociétés de médecins spécialistes, comme la Société européenne de cardiologie, estiment qu’ils doivent désormais être proposés en première intention chez la majorité des patients porteurs d’une fibrillation atriale en raison de leur meilleure sécurité d’emploi, liée notamment à un moindre risque d’hémorragies intracrâniennes, observé dans les essais cliniques qui ont permis à ces médicaments d’obtenir une autorisation de mise sur le marché. En revanche, la Haute Autorité de santé (H.A.S.) souhaite en réserver l’usage en seconde intention après les médicaments antivitamines K, considérant (comme elle l’a rappelé dans trois avis publiés en février 2012, mars 2012 puis juin 2013 à propos de trois de ces anticoagulants) qu’ils n’améliorent pas le service médical rendu. En outre, bien plus onéreux que les médicaments antivitamines K et fortement promus par les laboratoires pharmaceutiques fabricants, ces anticoagulants directs feraient l’objet d’« une flambée de prescriptions mal contrôlées » et pourraient être à l’origine d’un surcoût annuel de 150 millions d’euros d’ici à 2016 pour la Caisse nationale d’assurance-maladie.

Anticoagulants oraux directs

Photographie : Anticoagulants oraux directs

Photographie

Ces trois anticoagulants oraux directs – l'apixaban, le rivaroxaban et le dabigatran –, commercialisés, bloquent directement l'action des facteurs de la coagulation (facteur IIa ou Xa), contrairement aux médicaments traditionnels antivitamines K. 

Crédits : Bristol-Myers Squibb; Janssen; Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals

Afficher

Deux études pharmaco-épidémiologiques ont récemment été menées en conditions de « vie réelle » par la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés (C.N.A.M.T.S.) et l’A.N.S.M. pour répondre à cette question cruciale de la sécurité des anticoagulants directs. Leurs résultats, qui ont été rendus publics le 2 juillet 2014, sont en fait plutôt rassurants, même si les deux agences insistent dans leurs conclusions sur « la très courte durée de suivi » des deux études effectuées. Ce qui nécessitera de poursuivre la surveillance des risques.

La première étude, Nacora (Nouveaux anticoagulants oraux et risques associés), conduite par la C.N.A.M.T.S. chez p [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages

Médias de l’article

Caillot de sang (thrombus)

Caillot de sang (thrombus)
Crédits : Steve Gschmeissner/ SPL/ AKG-Images

photographie

Sites d’action des médicaments anticoagulants

Sites d’action des médicaments anticoagulants
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Anticoagulants oraux directs

Anticoagulants oraux directs
Crédits : Bristol-Myers Squibb; Janssen; Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals

photographie

Afficher les 3 médias de l'article


Écrit par :

Classification

Autres références

«  ANTICOAGULANTS  » est également traité dans :

CŒUR - Chirurgie cardiaque

  • Écrit par 
  • Claude d' ALLAINES, 
  • Christian CABROL
  •  • 6 514 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Traitement chirurgical des affections valvulaires »  : […] Les valves sont les soupapes de la pompe cardiaque. Au nombre de quatre, elles sont situées à l'entrée et à la sortie des deux ventricules, droit et gauche, qui sont les éléments les plus actifs de la pompe cardiaque. Les deux valves le plus souvent atteintes, la valve mitrale et la valve aortique, sont situées à l'entrée et à la sortie du ventricule gauche. En dehors des lésions congénitales pré […] Lire la suite

HÉMORRAGIES

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre SOULIER
  • , Universalis
  •  • 4 292 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Déficits acquis de facteurs de coagulation »  : […] Alors que les déficits congénitaux ne portaient que sur un seul facteur, les déficits acquis intéressent plusieurs facteurs à la fois. L'abaissement des facteurs du complexe prothrombique (dont la synthèse est faite par le foie en présence de vitamine K) dans les affections hépatobiliaires, chez le nouveau-né, et dans les intoxications par les antivitamines K (traitements anticoagulants des thro […] Lire la suite

SANG - Coagulation

  • Écrit par 
  • Jacques CAEN, 
  • Gérard TOBELEM
  • , Universalis
  •  • 1 953 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Événements plasmatiques  »  : […] La coagulation proprement dite consiste en une modification, en principe locale, des propriétés physiques du sang, avec formation, à partir de ce liquide, d'une masse solide appelée caillot sanguin. La responsabilité de ce changement d'état incombe à une protéine d'origine hépatique, le fibrinogène. Celle-ci se trouve à l'état dissous dans le plasma sanguin mais, sous l'action d'une enzyme, la th […] Lire la suite

VITAMINES

  • Écrit par 
  • Marc PASCAUD
  •  • 4 765 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Ménaquinones, vitamines K »  : […] Les vitamines K (K pour Koagulation ) sont des naphtoquinones dérivées du noyau précurseur ménadione (K 3 ) porteur d'une chaîne latérale allyl-polyprénoïde spécifique : phytyl pour la phylloquinone K 1 , farnesyl-géranyl pour la ménaquinone 7 K 2 . Ces quinones n'interviennent pas dans la chaîne respiratoire des mammifères. Facteurs antihémorragiques, les vitamines K sont impliquées dans la synt […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Corinne TUTIN, « ANTICOAGULANTS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/anticoagulants/