ANIMAUX MODÈLES, biologie

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Tatou à neuf bandes

Tatou à neuf bandes
Crédits : K. Thornsley/ NASA

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Xénope du Cap

Xénope du Cap
Crédits : T. Vinckers

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Les neuf vies d'un animal expérimental

Presque toutes les espèces animales ont en fait servi à des fins expérimentales, mais il n'existe pas de bon modèle animal expérimental de portée universelle. Le hasard des circonstances a eu son rôle, autant que les propriétés commodes mentionnées auparavant. C'est ainsi que Robert Koch, en 1880, se sert de tout ce qui peut passer dans son laboratoire, des souris données par sa fille aux moineaux, pigeons, chiens..., pour ses travaux sur les maladies infectieuses. Des parasitologues comme Emile Brumpt à Paris ne seront pas en reste au début du xxe siècle, qui injecteront leurs parasites à tout ce qui bouge et en tireront d'ailleurs de remarquables observations. Le choix d'un animal peut être restreint par une propriété originale : le tatou est le seul vertébré avec l'homme à être sensible au bacille de la lèpre. Il est en outre le réservoir sauvage privilégié de l'agent de la maladie de Chagas. Il est longtemps resté modèle pour l'étude du premier et pour l'épidémiologie de la seconde.

Tatou à neuf bandes

Tatou à neuf bandes

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Le tatou (ici Dasypus novemcinctus, tatou à neuf bandes) est un mammifère d'Amérique tropicale. Il a été largement utilisé en laboratoire pour des études sur la lèpre et l'élaboration d'un vaccin, car c'est le seul mammifère – en plus de l'homme – sensible à Mycobacterium... 

Crédits : K. Thornsley/ NASA

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Cependant, certaines espèces ont été particulièrement retenues et occupent a posteriori le statut de modèle expérimental, sinon d'animal modèle. En fait, l'usage de ces animaux en recherche, sur lesquels on écrit des manuels de manipulation, n'est vraiment stabilisé que pendant la seconde moitié du xxe siècle. Certains d'entre eux sont particulièrement remarquables et ont bien au moins « neuf vies », comme celles qu'on prête aux chats. C'est ainsi que la grenouille, petit martyr du laboratoire comme l'appelait Frederic Holmes en 1993, a été exploitée tout au long du xixe siècle par de nombreux physiologistes pour étudier l'influx nerveux, les réflexes et les caractéristiques de la jonction neuromusculaire, après avoir été utilisée en 1768 par Lazzaro Spallanzani pour ses travaux sur la reproduction et, auparavant, par Marcello Malpighi en 1661, pour l'étude de la circulation sanguine capillaire. Les n [...]


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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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«  ANIMAUX MODÈLES, biologie  » est également traité dans :

TÉRATOMES ET TÉRATOCARCINOMES

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 084 mots
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Dans le chapitre « Biologie expérimentale des embryons »  : […] Ce sont précisément ces cellules capables de toutes différenciations (totipotentes) qui ont attiré l'attention des biologistes à partir des années 1960. En effet, si les tératomes ont été décrits par les médecins vers 1890, leur étude expérimentale débute vers 1955 lorsque LeRoy Stevens, chercheur au Jackson Laboratory dans le Maine (États-Unis), caractérise une souche de souris qui développe un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/teratomes-et-teratocarcinomes/#i_53570

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « ANIMAUX MODÈLES, biologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/animaux-modeles-biologie/