POPULATIONS ANIMALES (DYNAMIQUE DES)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Système population-environnement

Système population-environnement
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Éléments intervenant dans la dynamique du système population-environnement

Éléments intervenant dans la dynamique du système population-environnement
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Densité des populations naturelles et démographie

Densité des populations naturelles et démographie
Crédits : Encyclopædia Universalis France

graphique

Modèle de dynamique de population naturelle

Modèle de dynamique de population naturelle
Crédits : Encyclopædia Universalis France

tableau

Tous les médias


La croissance exponentielle et le paradigme de la régulation dépendante de la densité

Le modèle démographique le plus simple considère une population théorique N dans laquelle entre deux dates, t et t + 1, chaque individu donne en moyenne naissance à F individus et meurt avec une probabilité M. L'environnement est donc considéré comme constant. Entre t et t + 1, il entre donc en moyenne dans la population FN(t) individus et il en meurt en moyenne MN(t). Le bilan des entrées et des sorties N(t + 1) = N(t) + F N(t) – MN(t) conduit donc à : N(t + 1) = (1 + FM) N(t) = AN(t). Si les naissances l'emportent sur les décès (F > M), la population augmente. La même formule s'applique au pas de temps suivant, mais à partir de N(t + 1), et l'excédent précédant de croissance est donc capitalisé, comme dans un placement financier à intérêts composés : la croissance est exponentielle, avec un taux de multiplication A = 1 + FM, selon N(t) = N(0) At. Le pas de temps dans une telle représentation est souvent annuel, et A est alors le taux de multiplication annuel de la population ainsi modélisée.

Si les décès l'emportent sur les naissances (M > F), A est inférieur à 1 et l'effectif de la population modélisée décroît exponentiellement.

Des résultats analogues s'obtiennent en passant à une échelle de temps continue : on écrit alors le nombre de naissances dans l'intervalle de temps infinitésimal entre t et t + dt, FN(t) sous la forme f dt N(t) où f est un taux instantané de fécondité. De même on écrit MN(t) = m dt N(t) où m est un taux instantané de mortalité. On obtient alors l'équation dN/dt = (fm) N, dont la solution est l'équation de croissance ou décroissance exponentielle en temps continu N(t) = N(0) ert, avec rfm.

Mais ces modèles ne sont pas directement applicables à des populations animales ou végétales in natura, car ils considèrent que tous les individus ont les mêmes performances. L'expérience immédiate montre que ce n'est évidemment pas le cas : le jeune faon qui suit sa mère, ou la plantule de chêne émergeant du sol n'a bi [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 19 pages


Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie, directeur du département écologie et gestion de la biodiversité, Muséum national d'histoire naturelle, Paris
  • : docteur ès sciences, directeur de recherche au C.N.R.S.

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert BARBAULT, Jean-Dominique LEBRETON, « POPULATIONS ANIMALES (DYNAMIQUE DES) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/animal-dynamique-des-populations/