ANGKOR

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Pour les souverains khmers, une œuvre n'est bonne et efficace que si elle satisfait aux impératifs religieux. Ce n'est pas assez dire : si la norme religieuse est obéie, l'œuvre est par là même satisfaisante. La région d'Angkor offrait sans doute un intérêt politique, stratégique et économique, convenant à l'établissement de la capitale ; mais aussi, et surtout, le site choisi par Yaśovarman était, de tous ceux également possibles, celui qui devait répondre le mieux aux prescriptions de la religion et de l'astrologie : le Phnom Bàkheng offrait la hauteur propice à l'implantation d'un nouveau temple-montagne, et il pouvait former le centre d'une cité dont certains éléments (les douves de l'enceinte, le Bàray oriental, cf. infra) étaient sans doute tributaires du cours supérieur du Stung (rivière) Siem Reap : cette rivière permettait d'assurer une liaison magico-religieuse entre le plateau du Kulên dont elle est issue et la première Angkor ; les lịnga sculptés dans le lit de la partie supérieure de la rivière qui sacralisent ses eaux attestent cette intention (J. Boisselier).


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Angkor : le site

Angkor : le site
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Angkor Vat, Cambodge

Angkor Vat, Cambodge
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Plan de la partie centrale d'Angkor Vat

Plan de la partie centrale d'Angkor Vat
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Le roi Jayavarman VII

Le roi Jayavarman VII
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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle
  • : directeur d'études à l'École pratique des hautes études (sciences historiques et philologiques)
  • : conservateur au Musée national des arts asiatiques-Guimet

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Pour citer l’article

Bruno DAGENS, Claude JACQUES, Albert LE BONHEUR, « ANGKOR », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/angkor/