AMPHIBIENS ou BATRACIENS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Écologie

On peut envisager l'écologie des Amphibiens sous deux aspects différents. Du point de vue biologique, ces animaux présentent un cycle sexuel annuel qui se superpose à un comportement également cyclique. L'hiver, ils sont au repos sexuel et entrent en état d'hibernation ; ils se dissimulent, s'enterrent même, dans les berges des mares ou des ruisseaux, sous les roches ou sous les écorces d'arbres. Au printemps, l'activité sexuelle reprenant, les animaux sortent de leur retraite.

On pourrait aussi classer les Amphibiens en trois catégories, selon leur habitat. Certaines espèces toujours aquatiques (comme la grande salamandre du Japon ou l'Ambystoma) passent leur vie dans les eaux douces. D'autres, toujours terrestres, comme la salamandre noire d'Europe ou le Nectophrynoïdes d'Afrique, sont ovovivipares : la vie larvaire est « intra-utérine », gardant ainsi son caractère essentiellement aquatique ; à l'éclosion, les jeunes naissent déjà adaptés à la vie terrestre. Cependant les espèces les plus nombreuses sont véritablement amphibies (grenouille, crapaud, rainette, triton) et ne s'éloignent jamais des mares ou des ruisseaux où elles reviennent obligatoirement pour la fécondation et la ponte.

Crapauds

Crapauds

Photographie

Accouplement de crapauds dans une mare. 

Crédits : Christoph Burki/ The Image Bank/ Getty Images

Afficher

Parasites et maladies. De nombreux parasites, de toutes tailles, infestent certains organes. Ainsi, la peau est attaquée par des champignons provoquant des mycoses, souvent mortelles. La maladie dite « des pattes rouges » (congestion des vaisseaux sanguins superficiels de la face ventrale des pattes) est d'origine bactérienne.

Parmi les Flagellés, on trouve des Eugléniens dans le tube digestif et des Trypanosomidés dans le sang. Les Opalinidés (Ciliés) sont communs dans le tube digestif, avec des Amibiens et des Sporozoaires. Ces derniers, très répandus chez les Amphibiens, envahissent de nombreux organes en particulier les reins.

Les Helminthes sont représentés, entre autres, par l'Ascaris, certains Acanthocéphales, le Tænia, tous localisés au tube digestif. Le plus commun est un Polystonum (Trématode) qui abonde dans la vessie des gr [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 10 pages



Médias de l’article

Salamandre tachetée

Salamandre tachetée
Crédits : Arledas/ Pixabay

photographie

Triton crêté

Triton crêté
Crédits : DeAgostini/ Getty Images

photographie

Dendrobates bleus

Dendrobates bleus
Crédits : Ullstein Bild/ Getty Images

photographie

Rainette arboricole

Rainette arboricole
Crédits : CreativeNature/ Fotosearch LBRF/ Age Fotostock

photographie

Afficher les 19 médias de l'article





Écrit par :

Classification


Autres références

«  AMPHIBIENS ou BATRACIENS  » est également traité dans :

AFRIQUE (Structure et milieu) - Biogéographie

  • Écrit par 
  • Théodore MONOD
  •  • 5 800 mots
  •  • 16 médias

Dans le chapitre « Peuplement animal »  : […] Un genre de Limnoméduse, Limnocnida , est connu de l'Afrique tropicale et du Sahara. Les Crustacés Décapodes d'eau douce appartiennent à des familles à vaste répartition, qu'il s'agisse des crabes (Potamonidés) ou des crevettes (Palaemonidés, Atyidés) ; on constate l'absence à peu près totale d'Amphipodes d'eau douce, à part les Gammarides de Berbérie, les Phreatoicidae et les Gammarides hypogés […] Lire la suite

ANOURES

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIRAMBAULT, 
  • Philippe JANVIER
  •  • 3 591 mots
  •  • 9 médias

Le superordre des Anoures réunit tous ceux des Amphibiens actuels qui, contrairement aux Urodèles et aux Gymnophiones, sont, à l'état adulte, dépourvus de queue : ainsi les grenouilles, les rainettes, les crapauds. Le corps, massif, est prolongé directement par une tête triangulaire à la bouche largement fendue sous deux gros yeux globuleux, en arrière desquels est tendue la membrane tympanique, […] Lire la suite

BIOLOGIE - La contruction de l'organisme

  • Écrit par 
  • Françoise DIETERLEN
  •  • 2 476 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les inductions embryonnaires »  : […] Dans une expérience célèbre publiée en 1924, Spemann et son élève Hilde Mangold transplantent, au stade de la gastrula, une partie du territoire dorsal d'un embryon de grenouille dans la région ventrale d'un autre embryon. Du pigment, présent chez l'embryon donneur, sert de marqueur dans cette expérience. Normalement, le territoire dorsal fournit le squelette axial primitif de l'embryon (notocorde […] Lire la suite

CHYTRIDIOMYCOSE

  • Écrit par 
  • Claude MIAUD
  •  • 3 387 mots
  •  • 4 médias

Le déclin ou la disparition de populations d’amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres…) a généré à la fin du xx e  siècle de nombreux travaux pour en définir des causes « globales ». Ces études ont notamment permis l’identification de champignons qui provoquent une maladie infectieuse appelée chytridiomycose. Celle-ci est impliquée dans le déclin de plusieurs centaines d’espèces d’ […] Lire la suite

CIRCULATOIRES (SYSTÈMES) - Les systèmes circulatoires des animaux

  • Écrit par 
  • Jean-Paul TRUCHOT
  •  • 4 514 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le cœur et la « sortie des eaux » »  : […] Le passage de la circulation unique des poissons à la double circulation des tétrapodes s'accompagne d'importants changements morphologiques et fonctionnels au niveau de la pompe cardiaque. Déjà chez les poissons ayant une respiration aérienne accessoire, tels que les dipneustes par exemple, le sang hématosé dans les organes d'échanges aériens retourne au cœur au lieu d'être distribué directement, […] Lire la suite

DENTS

  • Écrit par 
  • Armand de RICQLÈS
  •  • 6 072 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Mode d'insertion des dents »  : […] Les dents des Chondrichthyens sont fixées aux mâchoires par une gaine de derme dense fibreux qui enserre leur plaque basale. Ce type d'insertion autorise des déplacements latéraux importants des dents, ce qui facilitera leur remplacement continuel. Chez certains Téléostéens ( Lophius , Merlucius ), les dents sont attachées à la mâchoire par un ligament très élastique (« dents à ressort ») : la den […] Lire la suite

DESCRIPTION D'ICHTHYOSTEGA

  • Écrit par 
  • Eric BUFFETAUT
  •  • 100 mots

En 1932, le paléontologue suédois Gunnar Säve-Söderbergh décrit sous le nom d’ Ichthyostega des fossiles mis au jour dans le Dévonien du Groenland. Vieux de quelque 360 millions d’années, Ichthyostega est un amphibien primitif pourvu de membres lui permettant de se déplacer sur la terre ferme, mais qui possède nombre de caractères, comme une nageoire caudale par exemple, évoquant encore beaucoup […] Lire la suite

DIPNEUSTES

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIRAMBAULT, 
  • Philippe JANVIER
  •  • 1 222 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Place des dipneustes dans l'évolution des vertébrés »  : […] Les plus anciens dipneustes connus ont été découverts dans le Dévonien inférieur (410 millions d'années) du Yunnan (Chine) et conservent encore un grand nombre de caractères primitifs permettant de les enraciner dans – ou à proximité – des porolépiformes. Dès le Dévonien moyen, on connaît des dipneustes typiques, mais plus ossifiés que les formes mésozoïques et actuelles. C'est au Carbonifère que […] Lire la suite

EMBRYOLOGIE

  • Écrit par 
  • Maurice PANIGEL, 
  • Josselyne SALAÜN, 
  • Denise SCHEIB, 
  • Jean SCHOWING
  •  • 13 223 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Gastrulation chez les invertébrés à trois feuillets »  : […] D'autres invertébrés, tels les échinodermes, notamment l'oursin (cf. fig. 4) ont une gastrulation qui génère trois feuillets. À partir d'un stade à l'aspect globuleux (cœloblastula), lorsque la gastrulation commence, le pôle végétatif s'aplatit, tandis qu'une touffe de longs cils vibratiles marque le pôle « animal » . Des cellules, dérivant des cellules du pôle « végétatif », se détachent et migre […] Lire la suite

EXCRÉTION

  • Écrit par 
  • René LAFONT
  •  • 5 257 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Principales caractéristiques des divers déchets azotés »  : […] Les divers déchets azotés présentent des propriétés très différentes, tant en ce qui concerne leur solubilité dans l'eau que leur toxicité. L'ammoniac est très soluble dans l'eau et est toxique, surtout chez les Vertébrés, où sa concentration ne doit pas excéder 1 mmole/litre. De fait, cette substance ne circule pas sous cette forme, mais sous une forme liée à l'acide glutamique ( glutamine), et e […] Lire la suite

GALLIEN LOUIS (1908-1976)

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 557 mots

Embryologiste, professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI) et membre de l'Académie des sciences, Louis Gallien, né à Cherbourg le 2 janvier 1908, est mort à Paris le 6 septembre 1976. Brillant élève, il fait ses études au lycée de Cherbourg, puis à la faculté des sciences de Caen où il acquiert une solide formation de naturaliste. Dès l'âge de vingt ans, il découvre dans la vase de […] Lire la suite

GYMNOPHIONES ou CÉCILIES ou AMPHIBIENS APODES

  • Écrit par 
  • Armand de RICQLÈS
  •  • 294 mots

Plus connus sous les noms d'apodes ou de cécilies, les Gymnophiones sont des Amphibiens caractérisés par l'absence de membres et un corps allongé, annelé, dont le derme renferme des écailles minéralisées traduisant par leurs disposition la segmentation du corps. Habitant les contrées chaudes de l'Ancien Monde (Afrique tropicale, îles de l'océan Indien, Insulinde) et de la moitié nord de l'Amérique […] Lire la suite

HORMONES

  • Écrit par 
  • Jacques DECOURT, 
  • Yves-Alain FONTAINE, 
  • René LAFONT, 
  • Jacques YOUNG
  • , Universalis
  •  • 14 342 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Mécanismes d'action et effets physiologiques »  : […] Les effets physiologiques des hormones au niveau des cellules effectrices (par exemple sur la croissance, les capacités de synthèse ou de sécrétion) sont le résultat d'une chaîne d'événements qui débute par l'interaction de la molécule hormonale avec un récepteur spécifique. C'est la présence dans des cellules de récepteurs reconnaissant une « hormone » avec une forte affinité qui confère à ce […] Lire la suite

INTERSEXUALITÉ

  • Écrit par 
  • Katy HAFFEN
  •  • 2 775 mots

Dans le chapitre « Vertébrés »  : […] Les recherches sur l'intersexualité hormonale des Vertébrés ont eu pour point de départ l'étude chez les Bovidés, d'intersexués spontanés dits free-martins  : lorsqu'une vache porte des jumeaux de sexes différents, dont certaines annexes embryonnaires (chorions) présentent des anastomoses vasculaires, le mâle est normal, la femelle est intersexuée. Le plus faible degré d'intersexualité correspond […] Lire la suite

LAMPRIS GUTTATUS

  • Écrit par 
  • Lionel CAVIN
  •  • 1 044 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Animaux homéothermes et poïkilothermes, endothermes et ectothermes  »  : […] La plupart des mammifères et des oiseaux gardent leur température corporelle à peu près constante : on dit qu’ils sont homéothermes. Ils sont aussi capables de produire de la chaleur grâce à leur activité métabolique : on dit qu’ils sont endothermes. Au contraire, les amphibiens et les reptiles, dans leur grande majorité, ont une température corporelle qui varie avec la température extérieure : i […] Lire la suite

MEMBRES

  • Écrit par 
  • Claude GILLOT, 
  • Armand de RICQLÈS
  •  • 15 020 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Anatomie »  : […] Pour décrire le membre pair d'une façon assez générale, il est pratique d'utiliser le membre d'un Tétrapode primitif tel qu'un Amphibien Stégocéphale. La figure (et son tableau) résume la terminologie à cet égard. On constate qu'il existe une homologie complète mais complexe (controverse des « tropistes » et des « antitropistes », résumée dans L. Vialleton, 1924, et J. Lessertisseur et R. Saban, […] Lire la suite

MÉTAMORPHOSE, biologie

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 761 mots
  •  • 3 médias

Le développement indirect est caractérisé par le fait qu'à l'embryogenèse fait suite une phase larvaire : la larve diffère grandement de ses parents, auxquels elle ressemblera à la suite de profondes modifications. Toutefois, les modifications anatomiques et physiologiques qui conduisent à l'état adulte peuvent s'effectuer de deux façons bien différentes. Elles peuvent être progressives ou se réal […] Lire la suite

MEYER HERMANN VON (1801-1869)

  • Écrit par 
  • Eric BUFFETAUT
  •  • 741 mots
  •  • 1 média

Paléontologue allemand, Hermann von Meyer est connu notamment pour avoir donné le nom d’ Archaeopteryx (du grec archaios , « ancien », et pteryx , « aile ») à l’un des plus célèbres vertébrés fossiles, considéré par certains comme le plus ancien oiseau. Né à Francfort-sur-le-Main le 3 septembre 1801, Christian Erich Hermann von Meyer fut l’un des plus éminents paléontologues allemands du xix e  s […] Lire la suite

MIGRATIONS ANIMALES

  • Écrit par 
  • Valérie CHANSIGAUD, 
  • Jean DORST
  •  • 11 679 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Reptiles et Amphibiens »  : […] Les Reptiles et les Amphibiens ne sont pas capables de se déplacer aisément sur de grandes distances. De plus, leur adaptation à lutter contre les conditions défavorables du milieu ambiant réside surtout en une léthargie hivernale qui leur permet de réduire radicalement leurs dépenses énergétiques. Les seuls mouvements à allure de migration sont effectués par les espèces terrestres au moment de la […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Pierre CLAIRAMBAULT, Philippe JANVIER, Jean-Claude RAGE, « AMPHIBIENS ou BATRACIENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/amphibiens-batraciens/