SCHILLING ALFONS (1934-2013)

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« Machines de vision »

Les expériences d’Alfons Schilling le conduisent à la réalisation de Spinne (1970, avec Woody Vasulka), un appareil d’enregistrement d’images en trois dimensions. En 1973, il invente un système vidéo stéréoscopique binoculaire pour la simulation d’un environnement artificiel (Video-Head-Set) – des mini-moniteurs câblés tendus devant les yeux – et écrit son manifeste Electronic Spaces.

Afin de parvenir à une meilleure visualisation de ses peintures et photographies stéréoscopiques, Alfons Schilling réalise des appareils optiques transportables, dont certains, à l’image de prothèses, peuvent se greffer sur le corps. Réalisés en bois ou en plastique et avec des lentilles de verre, ces machines de vision interactives projettent le spectateur dans un univers féérique qui lui semble à la fois nouveau et familier. Elles lui permettent de prendre conscience de la nature du processus de la vision. Des appareils optiques comme Grazela (1978) ou encore Kleines Rad (1978) peuvent tout inverser, la gauche et la droite, le haut et le bas, le premier et l’arrière-plan. Schilling expérimente également le travail de la lumière en concevant l’éclairage de l’opéra The Blind (1989) de Beat Furrer et Musikprotokoll (1990) de Karlheinz Essl.

Les « machines de vision » d’Alfons Schilling sont régulièrement présentées lors d’expositions personnelles et collectives en Europe et aux États-Unis. Dès 1971, il se consacre aussi à l’enseignement, notamment au Hunter College et à la State University de New York, une activité qu’il poursuit après son retour à Vienne en 1986, à l’École supérieure des beaux-arts.

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Écrit par :

  • : docteure en histoire de l'art, conférencière au Centre Georges-Pompidou, enseignante à l'université de Paris-Est-Marne-la-Vallée et à l'École supérieure des arts appliqués Duperré

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Autres références

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ACTIONNISME VIENNOIS

  • Écrit par 
  • Matthias SCHÄFER
  •  • 2 244 mots

Dans le chapitre « Porter la peinture dans la troisième dimension »  : […] Dès 1960, Günter Brus et Alfons Schilling abandonnent toute forme d'académisme dans leur art pour se consacrer à la « peinture d'action ». Ils posent la toile ou le papier sur le sol ou sur des murs et y appliquent, en plus de la peinture, des substances et objets divers qu'ils collent, cousent ou nouent. Ensuite, ils attaquent l'œuvre au couteau ou avec un fouet. Avec la disparition du chevalet, […] Lire la suite

Pour citer l’article

Christina TSCHECH, « SCHILLING ALFONS - (1934-2013) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/alfons-schilling/