ALDOLS & CÉTOLS

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Propriétés

Les aldols et les cétols sont des liquides visqueux dont les premiers termes sont solubles dans l'eau. Ils sont à peine distillables sous pression réduite sans décomposition.

Les α-cétols, notamment les acyloïnes, se dimérisent réversiblement (hémiacétalisation) en dioxannes-1,4 instables (réaction 4). Ils réagissent avec l'urée pour former des imidazolinones-2 (réaction 5). Ce sont des réducteurs comme le montre leur action sur le nitrate d'argent ammoniacal et la liqueur de Fehling ; ils sont facilement oxydés en α-dicétones (réaction 6). L'acide métapériodique les scinde en un aldéhyde et un acide :

En milieu alcalin, les α-aldols s'isomérisent réversiblement en α-cétols, par l'intermédiaire d'un énediol :

Le β-aldol de Wurtz est trimérisé à froid par l'acide sulfurique concentré en paraldol. Ce polymère, cristallisé, est sous sa forme de conservation ; il se comporte, vis-à-vis des acides, comme le monomère.

Une propriété importante, commune aux β-aldols et β-cétols, est leur facile déshydratation par chauffage, en catalyse acide. L'aldéhyde ou la cétone α-éthylénique qui en résultent sont stabilisés par la conjugaison. L'aldol de Wurtz se déshydrate par simple chauffage, en présence d'une petite quantité d'acide acétique, pour former l'aldéhyde crotonique, mélange d'isomères E et Z, qui a donné son nom à l'ensemble des deux réactions d'aldolisation et d'élimination qui est appelé crotonisation :

La crotonisation des β-cétols se produit encore plus facilement lorsque la fonction alcool est tertiaire : le diacétone alcool, chauffé en présence d'une trace d'acide sulfurique, donne la cétone α-éthylénique, appelée improprement oxyde de mésityle, mélange de deux isomères dans lequel la forme conjuguée prédomine largement (réaction 7).

L'oxyde de mésityle est un intermédiaire industriel important, qui, par hydrogénation sur palladium, conduit à la méthylisobutylcétone et, sur nickel à 150 0C, au méthylisobutylcarbinol. Ces deux produits sont des solvants d [...]


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Écrit par :

  • : professeur de chimie organique à la faculté des sciences de Marseille

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ALDÉHYDES ET CÉTONES

  • Écrit par 
  • Jacques METZGER
  •  • 7 354 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Réactions avec formation d'une liaison C−C »  : […] Addition d'acide cyanhydrique . Les aldéhydes et les cétones peu encombrées additionnent l'acide cyanhydrique. La réaction, catalysée par les bases, conduit à un β-hydroxynitrile (cyanhydrine). On traite ainsi industriellement l'acétone. L'acétonecyanhydrine obtenue est déshydratée en méthacrylonitrile ou transformée, par réaction avec le méthanol en milieu sulfurique, en méthacrylate de méthyle, […] Lire la suite

ÉTHANAL ou ACÉTALDÉHYDE ou ALDÉHYDE ACÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Dina SURDIN
  •  • 454 mots

Appelé parfois improprement acétaldéhyde, aldéhyde acétique ou aldéhyde éthylique CH 3 —CHO Masse moléculaire : 44,05 g Point d'ébullition : + 21  0 C Liquide incolore, inflammable, à odeur caractéristique, infiniment soluble dans l'eau, l'éthanol, l'éther, le benzène. L'éthanal, composé type de la série des aldéhydes, est un réducteur, comme tous les aldéhydes ; cette propriété est mise à profit […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Jacques METZGER, « ALDOLS & CÉTOLS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/aldols-et-cetols/