AI WEIWEI (1957- )

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Un témoin du capitalisme chinois

Quand son père tombe malade en 1993, Ai Weiwei rentre à Pékin. Prenant conscience des tensions qui existent entre une Chine qui se modernise rapidement et son héritage culturel, il crée des œuvres qui transforment de manière irrémédiable des objets d'art chinois vieux de plusieurs siècles : il peint par exemple le logo de la firme Coca-Cola sur une urne de la dynastie Han (1994), ou casse des meubles des époques Ming et Qing pour les recomposer selon diverses configurations non fonctionnelles. Entre 1994 et 1997, Ai Weiwei collabore à trois ouvrages qui présentent l'art chinois d'avant-garde ; publiés en dehors des canaux officiels, ils deviennent emblématiques de la communauté artistique underground en Chine. Ai Weiwei se fait remarquer en 2000 lorsqu'il organise, en marge de la biennale de Shanghai, l'exposition Fuck off autour de photographies délibérément scandaleuses. Après avoir construit son propre studio de cinéma à la périphérie de Pékin en 1999, il se tourne vers l'architecture et ouvre son premier atelier à Caochangdi. Quatre ans plus tard, il fonde le cabinet Fake Design afin de mener à bien ses projets architecturaux, qui mettent l'accent sur la simplicité des volumes en utilisant des matériaux courants. En 2003, il participe avec les architectes suisses Herzog et de Meuron à la conception du stade olympique (surnommé le « nid d'oiseau ») à Pékin.


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Dans le chapitre « Les magiciens de la terre »  : […] En 1989, au Musée national des beaux-arts de Pékin, l'exposition China/Avant-garde fédère toute cette effervescence. Dans la bonne humeur et le chahut, 185 artistes s'y trouvent réunis. On lance au sol de longs draps avec des slogans, on montre de la peinture traditionnelle et de la peinture abstraite. On accueille des installations et des performances. Au cours de l'une d'elle, signée Xiao Lu et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-les-arts/#i_53071

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Pour citer l’article

John M. CUNNINGHAM, « AI WEIWEI (1957- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ai-weiwei/