AFRIQUE-ÉQUATORIALE FRANÇAISE (A.-É.F.)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Jusqu'en 1883, les possessions françaises d'Afrique équatoriale ont été administrées par un officier de marine portant le titre de commandant supérieur des Établissements français du golfe de Guinée. Le 16 décembre 1883, l'administration du Gabon est détachée de celle de la Guinée. Par un arrêté du 11 décembre 1888, le Gabon est réuni au Moyen-Congo. Deux lieutenants-gouverneurs administrent, l'un le Congo, l'autre l'Oubangui, sous la direction du commissaire général du Congo. En 1908, le titre de gouverneur général remplace celui de commissaire général et quatre territoires sont créés : Gabon, Moyen-Congo, Oubangui et Tchad. En 1910, un décret organise enfin le gouvernement général de l'Afrique-Équatoriale française (A.-É.F.). Cette organisation subira plusieurs modifications partielles (1934, 1937, 1941, 1944 et 1946).

L'Afrique-Équatoriale française est administrée par un gouverneur général qui réside à Brazzaville. Il est assisté d'un gouverneur secrétaire général et d'un conseil de gouvernement. Dans chacun des quatre territoires réside un chef de territoire, assisté d'un secrétaire général et d'un conseil privé. Les territoires sont divisés en régions, subdivisées en districts. Chefs de régions et de districts sont des administrateurs de la France d'outre-mer. Il subsiste une administration autochtone subordonnée, formée de chefs de villages, de cantons ou de tribus. Sept communes mixtes ont été créées en 1920.

La Constitution de 1946 ayant stipulé que « la France forme avec ses territoires d'outre-mer une union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs sans distinction de race ou de religion » (l'Union française), les populations d'outre-mer ont reçu le droit de vote. En Afrique-Équatoriale, deux collèges ont été établis, l'un pour les citoyens de statut métropolitain et l'autre pour les autochtones. Le premier collège élit deux députés et quatre s [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

  • : archiviste-paléographe, conservateur à la Bibliothèque nationale

Classification


Autres références

«  AFRIQUE-ÉQUATORIALE FRANÇAISE (A.-É.F.)  » est également traité dans :

AFRIQUE (Histoire) - Les décolonisations

  • Écrit par 
  • Marc MICHEL
  •  • 12 312 mots
  •  • 25 médias

Dans le chapitre « L'Afrique noire francophone »  : […] La décolonisation de l'Afrique noire française apparaît, elle, largement comme un problème « mûri de l'extérieur » : à l'issue de la guerre, l'opinion, les partis et les gouvernants français n'étaient absolument pas prêts à envisager une perspective d'indépendance des colonies, tant la « reprise du rang » par la France dans le concert des grandes puissances s'identifiait à la grandeur de l'empire, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/afrique-histoire-les-decolonisations/#i_28726

BOKASSA JEAN BEDEL (1921-1996)

  • Écrit par 
  • Bernard NANTET
  •  • 715 mots
  •  • 1 média

Jean Bedel Bokassa naît en 1921 à Bobangui, dans l'ancien Oubangui-Chari, un des quatre territoires de l'Afrique-Équatoriale française qualifiée autrefois de « Cendrillon de l'empire français ». Orphelin à six ans, il est élevé par les missionnaires. En 1939, la carrière militaire s'offre naturellement à lui, et il fait partie des premières Forces françaises libres (1940). Une fidélité des premi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-bedel-bokassa/#i_28726

BRAZZA PIERRE SAVORGNAN DE (1852-1905)

  • Écrit par 
  • Jean-Marcel CHAMPION
  •  • 437 mots
  •  • 1 média

Explorateur et colonisateur français, d'origine italienne. Élève de l'École navale à titre étranger (1868), Pierre Savorgnan de Brazza prend part à la guerre de 1870-1871 dans la marine française et demande sa naturalisation qu'il obtiendra en 1874. À l'issue d'une croisière au large des côtes du Gabon (1873-1874), il sollicite et obtient l'autorisation d'explorer l'Ogooué. Au cours d'une première […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/brazza-pierre-savorgnan-de/#i_28726

CENTRAFRICAINE RÉPUBLIQUE

  • Écrit par 
  • Apolline GAGLIARDI, 
  • Jean-Claude GAUTRON, 
  • Jean KOKIDE, 
  • Jean-Pierre MAGNANT, 
  • Roland POURTIER
  •  • 10 224 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'évolution politique jusqu'en 1966 »  : […] Dès le 13 août 1940, le territoire s'était rallié au général de Gaulle ; la conférence de Brazzaville (1944) eut un profond retentissement. En 1946, un collège électoral restreint désignait un député, représentant le territoire de l'Oubangui à l'Assemblée nationale : ce fut Barthélemy Boganda, réélu par la suite en 1951 et en 1956. Sa politique se résume en deux mots : autonomie et participation. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/republique-centrafricaine/#i_28726

ÉBOUÉ FÉLIX (1884-1944)

  • Écrit par 
  • Françoise BARRY
  •  • 377 mots

Descendant d'esclaves africains affranchis, Félix Éboué dont le père fut chercheur d'or en Guyane bénéficie d'une bourse pour poursuivre ses études secondaires à Bordeaux puis, à Paris, mène de front des études de droit et celles de l'École coloniale. Pour son premier poste il est nommé en Oubangui en 1908. Ses vingt années de service en Afrique-Équatoriale française lui permettent de donner sa me […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/felix-eboue/#i_28726

FRANÇAIS EMPIRE COLONIAL

  • Écrit par 
  • Jean BRUHAT
  •  • 16 589 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « Reprise de l'expansion »  : […] La reprise de l'expansion coloniale se dessine à partir de 1890. Les causes en sont complexes. Évidemment, l'expansion appelle l'expansion. Tenir le Tonkin conduit à s'intéresser au Yunnan et à la Chine du Sud. Quand on occupe la Tunisie et l'Algérie, on ne saurait tolérer un Maroc indépendant ou permettre à d'autres de s'y établir. L'alliance russe rassure le gouvernement sur sa position en Europ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empire-colonial-francais/#i_28726

GABON

  • Écrit par 
  • Nicolas METEGUE N'NAH, 
  • Roland POURTIER
  •  • 6 678 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « De 1839 à 1960 : cent vingt et un ans de colonisation  »  : […] Avec la signature, le 9 février 1839, d'une convention autorisant l'établissement d'un comptoir entre l'amiral français Bouët-Willaumez et Antchuwè Kowè Rapontchombo, alias « roi Denis », commença la période coloniale au Gabon. Du poste établi sur l'estuaire du Como, les Français étendirent leur domination sur les régions voisines par l'envoi de nombreuses missions d'exploration et la signature […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabon/#i_28726

INDÉPENDANCE DE L'AFRIQUE NOIRE FRANÇAISE

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 183 mots
  •  • 2 médias

Membres depuis 1946 de l'Union française, nouvelle appellation de l'empire créée par une IV e  République initialement résolue à conserver ses possessions d'outre-mer, les colonies françaises d'Afrique noire acquièrent leur indépendance de manière pacifique. Le processus commence avec la loi-cadre Defferre de juin 1956 qui les dote d'une autonomie interne, se poursuit avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/independance-de-l-afrique-noire-francaise/#i_28726

LIBREVILLE

  • Écrit par 
  • Roland POURTIER
  •  • 665 mots
  •  • 1 média

La capitale du Gabon est située sur la rive droite du large estuaire du Como. Ce remarquable site d'abri a été fréquenté par les Européens depuis sa découverte, à la fin du xv e  siècle (1472), par des navigateurs portugais qui lui donnèrent, on ne sait pourquoi, le nom de Gabao (en français « caban »), d'où Gabon. Les rives du Como étaient habit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/libreville/#i_28726

Pour citer l’article

Alfred FIERRO, « AFRIQUE-ÉQUATORIALE FRANÇAISE (A.-É.F.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/afrique-equatoriale-francaise/