THIERS ADOLPHE (1797-1877)

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Un Rastignac marseillais

Adolphe Thiers est né à Marseille. Après de bonnes études au lycée de cette ville, il étudie le droit à Aix, est lauréat de l'académie d'Aix. En septembre 1821 il « monte » à Paris où il rejoint Mignet auquel le liera une amitié de près de soixante ans. Thiers se lance dans le journalisme libéral ; il écrit dans Le Constitutionnel, est le correspondant de La Gazette d'Augsbourg, et ces derniers articles attestent une intelligence aussi remarquable de la finance que de la politique ; en 1823, il publie les deux premiers volumes de son Histoire de la Révolution ; dès 1827, il envisage une histoire du Consulat.

Dès ce moment, il est connu dans les salons libéraux de Jacques Laffitte et de La Fayette. Talleyrand l'apprécie. C'est le « dauphin de la Révolution ». Le grand rôle de Thiers commence avec sa collaboration au journal Le National, au titre significatif. Aux côtés d'Auguste Mignet et d'Armand Carrel, Thiers dénonce le ministère Polignac, cherche à enfermer les Bourbons dans la Charte pour les conduire à un coup d'État, propose un changement de dynastie : il faut s'inspirer de la révolution anglaise de 1688 et, comme Guillaume d'Orange a pris la place de Jacques II, substituer les Orléans aux Bourbons. La promulgation des quatre ordonnances fait de Thiers un des auteurs de la révolution de Juillet. Il rédige la protestation des journalistes particulièrement menacés par la politique royale, convainc le duc d'Orléans d'accepter la couronne. La révolution triomphe : dès le 12 août, Thiers est admis au Conseil d'État, attaché à la commission des Finances, adjoint du ministre des Finances, le baron Louis.


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Pour citer l’article

Pierre GUIRAL, « THIERS ADOLPHE - (1797-1877) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/adolphe-thiers/