SUÁREZ ADOLFO (1932-2014)

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L’ascension du « garçon de Cebreros »

Né le 25 septembre 1932 à Cebreros, village de la province d’Avila, fils aîné d’une famille modeste, Adolfo Suárez González poursuivit ses études secondaires à Avila avant d’obtenir en 1954 son diplôme en droit à l’université de Salamanque. Élève moyen, il ne montra aucun goût pour les études et ne cessa de souffrir, tout au long de sa carrière, de son maigre bagage intellectuel.

Pour faire carrière en politique, il compta sur l’appui de parrains bien choisis. Le premier, Fernando Herrero Tejedor, alors gouverneur civil d’Avila, l’engagea en 1955 comme secrétaire puis lui ouvrit les portes du Mouvement national, parti unique qui avait succédé à la Phalange. En 1958, Suárez suivit son mentor à Madrid et commença une carrière administrative dans la fonction publique qui lui garantit l’aisance financière et lui donna accès aux cercles du pouvoir. Il se rapprocha de l’Opus Dei et de l’amiral Carrero Blanco, bras droit de Franco. Grâce à ses relations, il entra en 1964 à la télévision publique espagnole qu’il dirigea de 1969 à 1973. En parallèle, il se fit élire en 1967 (puis réélire en 1971) procurador aux Cortes pour la province d’Avila et fut nommé en 1968-1969 gouverneur civil de Ségovie. C’est là qu’il connut le prince Juan Carlos, avec qui il entretint dès lors une relation privilégiée.

En novembre 1975, il entra dans le premier gouvernement de la monarchie à la tête du ministère du Mouvement national. Il fit ses preuves en défendant, en juin 1976, le projet de loi sur les associations politiques avant d’être nommé, le 3 juillet, à quarante-trois ans, président du gouvernement.

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  • : agrégée d'histoire, maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Bourgogne

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Pour citer l’article

Sophie BABY, « SUÁREZ ADOLFO - (1932-2014) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/adolfo-suarez/