ACTION, philosophie

ABŪ L-HUDHAYL AL-‘ALLĀF (752-842)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 792 mots

Premier grand penseur de la théologie mu‘tazilite, disciple indirect de Wāṣil b. ‘Atā', Abū l-Hudhayl al-‘Allāf est né à Baṣra et mort à Sāmarā. S'étant initié à la philosophie, il s'oppose vivement aux « physiciens » matérialistes, la dahriyya , qui soutiennent l'éternité du monde, défendant dans les polémiques les grands principes de l'École. Des doctrines de Platon et d'Ar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-hudhayl-al-allaf/#i_20840

ACTE, philosophie

  • Écrit par 
  • Paul GILBERT
  •  • 1 282 mots

Acte signifie « réalité vive, terminée ». Cette signification, féconde dans le domaine juridique, fait appel à une structure métaphysique venue de l'aristotélisme. Mais avant d'examiner cette source et la tradition qui en est née, il convient de distinguer, sans les séparer, l'acte et l'action. Bien qu'on ne mette pas spontanément de grandes différences entre ces deux termes, nous proposons cell […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acte-philosophie/#i_20840

AGNOTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Mathias GIREL
  •  • 4 994 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Intentions des acteurs de l’ignorance »  : […] Certaines critiques dirigées contre la version stratégique de l’agnotologie tenaient au fait qu’une explication complète devait incorporer une description des intentions des acteurs ainsi que de la manière dont ces intentions avaient pu causer les événements. On peut hésiter à tenir compte de l’intention lorsqu’il s’agit de juger de la qualité d’énoncés scientifiques. L’examen des 80 millions de p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/agnotologie/#i_20840

BADIOU ALAIN (1937- )

  • Écrit par 
  • Elie DURING
  •  • 2 610 mots

Dans le chapitre « Un « geste platonicien » »  : […] Abordée selon son orientation la plus générale, la pensée d'Alain Badiou répond à un problème d'origine politique : comment un sujet inventif de l'action politique est-il possible ? Comment concevoir l'être d'une situation, pour qu'un tel sujet – collectif par vocation – puisse marquer une rupture avec des structures (économiques, sociales, étatiques, idéologiques) et des formes d'identification […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-badiou/#i_20840

BERGSON HENRI (1859-1941)

  • Écrit par 
  • Camille PERNOT
  •  • 8 102 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'esprit, le moi, la liberté »  : […] La durée est d'essence psychique, car elle suppose la conservation et la continuation du passé dans le présent, c'est-à-dire une mémoire. Elle est donc, en premier lieu, la forme sous laquelle l'intuition perçoit la vie intérieure : l'esprit est durée et même il n'est que durée. Pour Bergson, ce qui le caractérise au premier chef, ce n'est pas un pouvoir de connaître ou de sentir, ni la capacité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-bergson/#i_20840

BIEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Monique CANTO-SPERBER
  •  • 6 603 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les biens objectifs et la bonne volonté kantienne »  : […] L'hypothèse d'une objectivité du bien humain correspond à l'intuition qu'il est possible de juger du bonheur selon des critères relativement stables, en adoptant un point de vue de troisième personne. Plusieurs philosophes ont souligné l'aspect propositionnel du bonheur. Cette conception est étroitement liée à l'idée qu'il existe des biens humains objectifs. Le bonheur ne consiste pas seulement d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_20840

BLONDEL MAURICE (1861-1949)

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 1 877 mots

Dans le chapitre « L'action et l'infini »  : […] Blondel eut très vite le sentiment que la philosophie et la foi avaient en définitive tout à gagner dans l'approfondissement du conflit qui les opposait. De sa rigueur même devait surgir la solution. Si raison et foi semblaient incompatibles, c'est qu'on s'en tenait à des oppositions artificielles sans ramener l'une et l'autre à leur pureté originelle. Si on suit la genèse de la raison, on voit q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maurice-blondel/#i_20840

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 850 mots

Dans le chapitre « Bonheur, espoir et vertu »  : […] Une telle expérience – précisément parce qu'elle est absolument simple – suppose un bouleversement de notre rapport au temps. Si le désir est manque, presque toujours, c'est qu'il est temporel : le désir est manque à chaque fois qu'il se fait espérance. Arrêtons-nous là, un instant. On ne peut, on l'a vu, concéder à Platon que tout désir soit manque. C'est au contraire le propre de toute action – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/#i_20840

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Vers la causalité scientifique »  : […] Ainsi posées, ces questions sont à la fois essentielles et insolubles : elles relèvent d'un choix plutôt que d'un savoir. On s'est donc demandé : comment formuler l'idée de cause pour qu'elle puisse recevoir de l'expérience une confirmation ou une réfutation ? Le cheminement de la notion métaphysique à un principe utilisable en sciences a été graduel et lent : il a fallu, du côté de la philosophie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_20840

COMTE AUGUSTE (1798-1857)

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 9 458 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la nature humaine à l'ordre social »  : […] Bien entendu, la religion de l'humanité, proclamée en 1847, ne pouvait pas apparaître dans le Cours . En revanche, dans le Système de politique positive , outre sa fonction de connaissance, la sociologie fonde directement la religion. Comte examine d'abord l'ordre humain « comme s'il était immobile » ( Système , t. II, p. 3). C'est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auguste-comte/#i_20840

CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 945 mots

Pour la plupart des philosophes grecs, et essentiellement pour le courant de pensée qui relie le pythagorisme, Platon et le néoplatonisme, la contemplation ( théôria , de Théa : déesse, et oraô  : voir) désigne une attitude de connaissance qui permet à l'être humain de se libérer d'une condition commune d'esclavage du sensible, des désirs et des opinions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contemplation/#i_20840

DAVIDSON DONALD (1917-2003)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 777 mots

Donald Davidson est, avec W. V. O. Quine et Nelson Goodman, l'un des philosophes américains les plus influents du xx e  siècle. Né en 1917 à Springfield (Massachusetts), il est l'auteur d'une œuvre qui a contribué à renouveler la réflexion sur le langage, l'action et l'esprit, et qui témoigne de la fécondité du courant analytique en philosophie, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/donald-davidson/#i_20840

LA DESTINATION DE L'HOMME, Johann Gottlieb Fichte - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 853 mots

Dans le chapitre « Une déconstruction de la métaphysique »  : […] Les intérêts de ce texte littérairement passionné et philosophiquement rigoureux ne sont pas seulement historiques : il s'agit bien là, avant l'heure, d'une déconstruction de toute la métaphysique de la subjectivité et de ses illusions. L'intersubjectivité est au centre des préoccupations du Moi, et c'est l'inquiétude morale qui va nous permettre de sortir du néant auquel le solipsisme devait nou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-destination-de-l-homme/#i_20840

DEVOIR

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 115 mots

Le devoir désigne une action en tant qu'elle est non seulement justifiée mais exigible d'un point de vue moral. En ce sens, le devoir est distinct de la contrainte puisqu'il n'est pas l'effet mécanique d'une pression sur la volonté mais l'expression d'une obligation conçue et acceptée comme telle par le sujet agissant. Toute la difficulté, pour ce dernier, réside alors dans l'articulation entre l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir/#i_20840

DEVOIR (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 242 mots

Dans le chapitre « La décision morale »  : […] Si nous avons raison de nous considérer comme des sujets libres, chacun de nos actes relève donc d’une décision prise dans le secret de notre intériorité. Kant est sur ce point l’héritier de René Descartes (1596-1650), qui le premier envisagea que « notre liberté se connaît sans preuve par la seule expérience que nous en avons ». Mais alors que, pour Descartes, notre liberté relève de l’évidence, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir-notions-de-base/#i_20840

ÉCHEC

  • Écrit par 
  • Eliane AMADO LEVY-VALENSI
  •  • 5 079 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La fonction de l'échec »  : […] Toute immobilisation signifie pour l'homme une mort insidieuse. Le Talmud a particulièrement souligné que celui qui n'avance pas recule. Les « hommes arrivés » ont souvent trouvé sous leur façade quelque Panthéon anticipé. Janet soulignait à juste titre que la « réaction de triomphe » constitue un arrêt identique et définitif de l' action, très comparable à la réaction de l'échec. Le Capitole, rap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/echec/#i_20840

ENGAGEMENT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE, 
  • Jacques LECARME, 
  • Christiane MOATTI
  •  • 11 579 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'engagement comme conduite »  : […] La conduite d'engagement est un type d'attitude qui consiste à assumer activement une situation, un état de choses, une entreprise, une action en cours. Elle s'oppose aux attitudes de retrait, d'indifférence, de non-participation. Elle doit, bien entendu, se traduire par des actes, mais, en tant que conduite, elle ne s'identifie à aucun acte particulier, elle est plutôt un style d'existence, une f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/engagement/#i_20840

ÉTHIQUE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 5 714 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le « pôle-je » »  : […] Au pôle-je , nous trouvons une liberté en première personne qui se pose elle-même. Ma liberté veut être. Mais, s'il est vrai que la liberté se pose par elle-même, elle ne se voit pas, elle ne se possède pas elle-même. Nous avons donc besoin de toute une suite de notions intermédiaires qui permettent à la liberté de se réfléchir, de prendre possession d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique/#i_20840

ÉVÉNEMENT, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 1 927 mots

Dans le chapitre « Penser le singulier et la succession »  : […] Dès l'origine, le discours philosophique sur la réalité recourt aux puissances contrastées du nom et du verbe. Dans la première optique, que la pensée occidentale tend toujours à privilégier, le monde se compose de substances et d'accidents, de choses et d'états de choses constituant des faits. Dans une ontologie substantialiste, l'événement représente l'accidentel, ce dont il ne peut pas y avoir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/evenement-philosophie/#i_20840

FINALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond RUYER
  •  • 6 602 mots

Dans le chapitre « Orientation vers un but valorisant »  : […] Mais laissons les théories pour décrire, telle qu'elle se donne intuitivement, une action finaliste complète. L'action finaliste suppose un effort persistant. Elle peut avoir commencé sur un stimulus, mais elle persiste après que le stimulus a cessé. Cet effort est laborieux, inquiet d'un échec possible. L'agent sait, contre toutes les théories, qu'il ne peut se borner à fonctionner, et qu'il doit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finalite/#i_20840

HASARD

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 6 801 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Suites imprévues d'une action »  : […] De ce sens, on passe sans difficulté à celui du hasard comme désignant les suites imprévisibles d'une action. Certaines classes d'actions de ce genre ont été décrites par Jean-Paul Sartre ( Critique de la raison dialectique ) sous le nom de contre-finalités : c'est ainsi que des défrichements inconsidérés de forêts en vue d'augmenter les ressources agricoles provoquent une é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hasard/#i_20840

L'INTENTION (G. E. M. Anscombe)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 904 mots

L'Intention , de Gertrude Elisabeth Margaret Anscombe (trad. M. Maurice et C. Michon, Gallimard, Paris, 2002) figure au nombre de ces livres qui, malgré le peu d'écho dont ils ont bénéficié auprès d'une large fraction de la philosophie française, n'en ont pas moins contribué à transformer profondément l'état de nos questions. L'auteur s'y s'attaque à un problème dont seuls […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-intention/#i_20840

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 7 557 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Psychanalyse et philosophie »  : […] Une chose, remarquons-le, est la genèse d'une philosophie de l'intérêt, à laquelle il appartiendra de décider par elle-même si elle est d'ordre structural ou transcendantal, autre chose la restitution historique de son avènement. De ce dernier point de vue, la philosophie de l'intérêt prend origine de la révision critique à laquelle Kant a soumis le courant utilitaire développé au cours du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interet-sciences-humaines/#i_20840

INTERPRÉTATION (sociologie)

  • Écrit par 
  • Gisèle SAPIRO
  •  • 1 183 mots

Issue de l’exégèse des textes religieux, la pratique de l’interprétation est devenue la méthode par excellence des sciences humaines d’étude des textes. Dans les sciences sociales, la question se pose de savoir si les actions humaines peuvent être expliquées ou si elles doivent être interprétées pour pouvoir être comprises. Cette question divise les sciences humaines et sociales depuis la fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interpretation-sociologie/#i_20840

LE ROY ÉDOUARD (1870-1954)

  • Écrit par 
  • Émile POULAT
  •  • 275 mots

Philosophe français, étroitement lié à la crise moderniste. La carrière universitaire d'Édouard Le Roy est un modèle du genre : ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de mathématiques et docteur ès lettres. Suppléant de Bergson au Collège de France en 1914, il lui succéda en 1921, et le remplaça en 1945 à l'Académie française. Il avait été élu en 1919 à l'Académie des sciences morales […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edouard-le-roy/#i_20840

LIBERTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 11 650 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le discours descriptif : qu'est-ce qu'une action libre ? »  : […] Une partie de la philosophie contemporaine – l'analyse linguistique de l'école d'Oxford, la phénoménologie de Husserl et de ses disciples français – s'emploie à clarifier le langage ordinaire dans lequel on parle de l' action libre. Pour une telle philosophie, attentive avant tout aux finesses et aux nuances du langage courant, la liberté n'est aucunement une entité, une espè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_20840

LIBERTÉ (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 519 mots

Dans le chapitre « « Je dois » : un postulat fondateur »  : […] Cependant, aussi extravagante qu’elle paraisse sur un plan métaphysique, l’hypothèse du libre arbitre peut-elle être aisément éliminée ? On doit à Kant , au xviii e  siècle, d’avoir enrichi en la rendant plus subtile l’idée de libre arbitre. C’est en partant à la recherche des fondements de la morale qu’Emmanuel Kant (1724-1804) va revisiter la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte-notions-de-base/#i_20840

MŒURS

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 7 982 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La morale subjective et la moralité réalisée »  : […] Montesquieu reconnaît aux mœurs et aux manières une constance et une consistance qui les constituent comme des objets naturels. C'est pourquoi il recommande aux législateurs de n'aborder les coutumes des peuples que d'« une main tremblante ». Mais sa prudence et son empirisme laissent en suspens le statut de ces règles coutumières qui parmi d'autres déterminations gouvernent les hommes. Il est cla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moeurs/#i_20840

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « La liberté »  : […] Ce nouveau principe ne se distingue pas de l'ancien par un refus de la recherche du bonheur : il promet, au contraire, au fidèle la félicité éternelle. Ce n'est pas, non plus, qu'il abandonne le concept d'un monde ordonné, sensé, capable d'assigner à l'homme sa place. Mais cette félicité n'est plus de ce monde et ne saurait y être cherchée, et le cosmos ne se montre pas comme objet de connaissance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/#i_20840

MOYEN, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 664 mots

Ce qui rend possible et réel l'accomplissement d'une fin. Un débat traditionnel et toujours actuel de la philosophie morale a pour objet la préséance des moyens ou des fins, leur éventuelle dénaturation réciproque. La structure téléologique de l'action humaine autorise la distinction des moyens et des fins ; il est dans la nature de la volonté humaine d'agencer des moyens en vue d'une fin. Le moye […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-philosophie/#i_20840

NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 126 mots

L'usage courant rapproche la nécessité de l'idée de destin, c'est-à-dire de l'advenue d'un événement inévitable. Est « nécessaire », en effet, ce qui ne peut pas ne pas être ou ce qui ne peut pas être autrement qu'il n'est. Dans le Timée , Platon (428-347 av. J.-C.) rencontre déjà la nécessité ( anankè ) sous la figure de l'inexorable : le démiurge qui s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/necessite/#i_20840

NON-VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Jacques SEMELIN
  •  • 5 877 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Non-violence, action non violente et résistance civile »  : […] Sur le plan philosophique et éthique, la non-violence se présente comme une utopie créatrice, qui appelle tout à la fois une manière d'être avec l'autre et une manière d'agir dans le conflit, qui se fonde sur le respect de la personne. Cette utopie créatrice repose sur deux principes fondamentaux et indissociables : – le refus de la violence , que Gandhi rattache pour sa part à la notion d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-violence/#i_20840

PIAGET JEAN (1896-1980)

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 5 907 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Piaget psychologue »  : […] La psychologie de Piaget, qui s'est baptisée elle-même « psychologie de l' intelligence », est en fait une psychologie des opérations cognitives aux différents niveaux de leur développement. Cette définition resterait toutefois incomplète et incorrecte si on n'y ajoutait deux précisions. La première est que chez Piaget l'« intelligence » désigne non pas une « faculté » mentale parmi d'autres, mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-piaget/#i_20840

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Dans le chapitre « La naissance du problème »  : […] La pratique en tant que telle ne saurait faire problème avant qu'elle ne soit opposée à une théorie pure. L'idée d'une telle théorie, désintéressée parce que ne visant aucun but et aucune modification des conditions existantes, est d'origine grecque. Il n'est pas douteux que certaines connaissances en mathématique ou en astronomie, que nous dirions « théoriques », soient venues en Grèce, issues d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_20840

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « La raison et la pratique »  : […] Nous avons noté incidemment que les acteurs humains n'étaient guère en tant que tels des êtres rationnels. L'homme peut-il s'efforcer d'agir rationnellement ? Une interprétation à tous égards radicale de l'expérience humaine est celle de Spinoza. Pour l'un des plus grands parmi les philosophes, la réalité, ou substance, qui est une tout en se déployant parallèlement sous différents attributs, don […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_20840

RICŒUR PAUL (1913-2005)

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 2 371 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La vie bonne, la norme morale et la sagesse pratique »  : […] L'articulation entre les approches analytiques et phénoménologico-herméneutiques de l'action reçoit son expression la plus mûre dans Soi-même comme un autre (1990). En déployant successivement les questions : « qui parle ? », « qui agit ? », « qui se raconte ? », « qui est le sujet de l'imputation morale ? », Ricœur laisse définitivement derrière lui la Scylla des philosophi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-ricoeur/#i_20840

SARTRE JEAN-PAUL

  • Écrit par 
  • Jacques LECARME, 
  • Juliette SIMONT
  •  • 8 906 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Image et émotion »  : […] Donc, une conscience irréfléchie, tout entière tournée vers le monde, étrangement oublieuse de cet ancrage dans soi qui fait l'habituelle consistance du cogito . Cette « vacuolisation » que Sartre fait inauguralement subir à la conscience, loin de la laisser exsangue et paralysée, va de pair avec l'affirmation de son irrépressible spontanéité. C'est ce qu'il s'attache à montr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-paul-sartre/#i_20840

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le souci de l'intelligibilité »  : […] On peut assigner, avec René Thom, deux buts fondamentaux à la science : l' action ou la connaissance. « S'il est légitime de considérer la totalité des activités scientifiques comme un continuum, dit le mathématicien, il n'en demeure pas moins que ce continuum a pour ainsi dire deux pôles. Un pôle regarde la connaissance pure : comprendre le réel, tel est, en ce point le but fondamental de la scie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_20840

STRATÉGIE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Gérard MAUGER
  •  • 846 mots

La notion de stratégie, enchaînement ordonné de « choix » conscients, guidés par le calcul rationnel ou par des motivations éthiques et affectives, est associée à la tradition intellectualiste et subjectiviste qui, de René Descartes à Jean-Paul Sartre, a dominé la philosophie occidentale. Dans La Distinction (1979), Pierre Bourdieu reconnaît à Sartre « le mérite d’avoir don […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/strategie-sociale/#i_20840

TEMPS

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Olivier COSTA DE BEAUREGARD
  •  • 14 773 mots

Dans le chapitre « Genèse anthropologique »  : […] La première institutrice de la pensée, c'est l' action. Celle-ci ne commence jamais, mais, comme la vie, elle ne fait que continuer, à des niveaux plus ou moins complexes, l'activité primaire qui assure la survie. Il faut donc prendre ici l'action dans un sens global, incluant l'affectivité, dont on peut faire tour à tour l'effet et le moteur de l'action. Or, c'est un fait que le nourrisson et le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps/#i_20840

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 198 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Violence et rapport à autrui »  : […] Une approche philosophique très différente consiste à envisager la violence du point de vue du rapport à autrui et de l'intersubjectivité. Hegel dans la Phénoménologie de l'esprit (B-IV-A) a ouvert la voie à ces analyses avec sa dialectique du maître et de l'esclave. Dans la mesure où toute conscience dans son désir tend à réifier autrui, la violence est inévitable. Il ne pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_20840

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « éthique » : Aristote »  : […] C'est d'abord dans le cadre d'une éthique que, pour la première fois, Aristote a conçu une analyse – subordonnée mais néanmoins distincte – du volontaire et de l'involontaire. Cette analyse, recueillie dans le livre III de l' Éthique à Nicomaque , contient en germe, outre les développements que lui donneront la psychologie médiévale et celle du xvii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_20840