ACTE & PUISSANCE, philosophie

ACTE, philosophie

  • Écrit par 
  • Paul GILBERT
  •  • 1 282 mots

Dans le chapitre « La tradition aristotélicienne »  : […] Le terme « acte » reprend le latin actus , qui traduit deux termes d'Aristote : energeia (« qui est en plein travail ») et entelecheia (« qui séjourne dans sa fin »). Ces deux mots du vocabulaire aristotélicien sont souvent confondus par les traducteurs, mais déjà parfois par Aristote lui-même. L'analyse du mouvement en trois te […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acte-philosophie/#i_87179

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les principes »  : […] Ainsi que le livre A de la Métaphysique , le livre I de la Physique est consacré à une confrontation avec les prédécesseurs, qui porte expressément sur le nombre et la nature des principes. En fait, ce qui est en question dans ce débat, c'est la possibilité même d'une physique, c'est-à-dire d'une science des êtres naturels, qu'Aristote assimile tacitemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_87179

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 850 mots

Dans le chapitre « Bonheur, espoir et vertu »  : […] Une telle expérience – précisément parce qu'elle est absolument simple – suppose un bouleversement de notre rapport au temps. Si le désir est manque, presque toujours, c'est qu'il est temporel : le désir est manque à chaque fois qu'il se fait espérance. Arrêtons-nous là, un instant. On ne peut, on l'a vu, concéder à Platon que tout désir soit manque. C'est au contraire le propre de toute action – […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/#i_87179

FĀRĀBĪ AL- (872-950)

  • Écrit par 
  • Yves MARQUET
  •  • 1 263 mots

Dans le chapitre « Le retour à l'Un et ses étapes »  : […] Les végétaux avaient une faculté nutritive. Chez les animaux, il y a en outre une faculté sensitive et, à côté d'elle, une faculté désidérative (qui chez l'homme sera à la base de l'affectivité, et aussi de la volonté). À partir d'un certain degré d'évolution apparaît, chez les animaux, l'imagination. L'homme, enfin, a l'exclusivité de la « faculté parlante », ou « logique ». Autour d'elle se fera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-farabi/#i_87179

HYLÉMORPHISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 939 mots

Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière ( hylê  : bois, matériau de construction) et la forme ( morphê  : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne des idées séparées, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hylemorphisme/#i_87179

INDIVIDUATION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 414 mots

Sur le plan philosophique, et d'une façon très générale, l'individuation désigne le processus d'organisation qui détermine la réalisation d'une forme individuelle complète et achevée. Qu'il y ait une réalité individuelle est une énigme métaphysique. Elle se constate. Comment la comprendre ? Derrière toute émergence d'une forme individuelle, comprise comme passage de la puissance à l'acte, Aristote […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/individuation/#i_87179

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le mauvais infini »  : […] La pensée antique, fidèle à l'idéal d'achèvement et de mesure qui animait son art et sa religion, se méfie de l'infini. Marque d'une pensée obscure correspondant à un réel irréalisé, manquant de forme pour se présenter à un savoir qui puisse le contenir ou le représenter, l'infini – l' apeiron – serait indétermination, désordre, mal. Mais les formes finies, claires et intell […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_87179

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_87179

MATIÈRE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Hélène VÉRIN
  •  • 10 672 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Substance et apparence ; la transsubstantiation »  : […] La fameuse motion « sauver les phénomènes », qui prescrit de découvrir sous la confusion des apparences quelque ordre intelligible, et invite à désigner sous la diversité du sensible des instances explicatives en ce qu'elles perdurent, cette motion stigmatise, depuis l'Antiquité, les exigences théoriques des physiologues, puis celles des physiciens. Or il nous faut souligner ici la tournure singu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matiere/#i_87179

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Nécessité, contingence et plénitude »  : […] L'histoire des conceptions philosophiques de la modalité est étroitement liée à celle des doctrines qui soutiennent la nécessité de ce qui est et de nos actions, dans leur opposition aux doctrines qui admettent qu'il y a, dans la nature ou en nous, une forme de contingence, c'est-à-dire au conflit philosophique traditionnel entre déterminisme et libre arbitre. On peut en retracer l'origine chez l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_87179

MOUVEMENT

  • Écrit par 
  • Françoise BALIBAR
  •  • 6 897 mots

Dans le chapitre « Mouvement et changement »  : […] L'idée de mouvement est d'abord apparue comme difficile à penser logiquement. Faire du mouvement une chose naturelle, en effet, c'est dire que l'être n'est pas totalement être et qu'il participe donc de son contraire, le non-être. Comme le dit Maurice Clavelin ( La Philosophie naturelle de Galilée ), « un des grands mérites de la physique aristotélicienne est précisément d'av […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement/#i_87179

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « La pensée et le mouvement »  : […] La distinction aristotélicienne d'un principe passif dans l'âme humaine, l' intellect possible « capable de tout devenir », et d'un principe actif, l'intellect agent « capable de tout produire » ( De anima , III, 5), a alimenté des dizaines de doctrines de la connaissance abstractive destinées à rendre compte de la manière dont l'esprit pouvait entrer en possession (techniqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_87179

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Aristote et la métaphysique »  : […] L'ontologie d'Aristote diffère de celle de Platon en ceci que ce qui est fondamentalement, ce ne sont pas les idées, mais les individus concrets : Callias, cet arbre, ce temple. Les idées sont ramenées à leur statut de genres, dont l'existence n'est que virtuelle, comme l'homme en Callias. L'Être, c'est à titre primordial la substance ( ousia , étance) sensible. Une ontologie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_87179

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Giordano Bruno »  : […] C'est cette solution néo-platonicienne au problème de la transcendance de l'être qui sera adoptée (et adaptée) par certaines philosophies médiévales, arabes, juives, ou chrétiennes. Elles constituent la charnière qui relie Plotin à la Renaissance par Giordano Bruno. On ne les évoque ici que pour mémoire, préférant laisser parler le représentant même du panthéisme moderne, Giordano Bruno. Celui-ci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_87179

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une métaphysique dynamique de l'être comme acte »  : […] Le vœu d'une philosophie réaliste proposé par Aristote est adopté par Thomas. Accordant au monde corporel une consistance ontologique que lui refusait Platon, le philosophe grec se fonde sur la réalité physique de l'homme. De son encyclopédie des sciences naturelles le maître médiéval fait, comme ses contemporains, grand cas, mais sans aucune prétention personnelle. C'est en philosophie première […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_87179