19512e Championnat du monde de formule 1

Attribution des points lors des grands prix

8, 6, 4, 3 et 2 aux cinq premiers (seuls les quatre meilleurs résultats sont retenus) ; 1 point pour l'auteur du meilleur tour en course

Classement final

1. Juan Manuel Fangio (Argentine, Alfa Romeo), 31 points 2. Alberto Ascari (Italie, Ferrari), 25 points 3. Froilan Gonzalez (Argentine, Ferrari), 24 points

Les vainqueurs des grands prixGrand Prix de Suisse

Juan Manuel Fangio (Argentine, Alfa Romeo)

Grand Prix de Belgique

Giuseppe Farina (Italie, Alfa Romeo)

Grand Prix de l'Automobile-Club de France

Juan Manuel Fangio (Argentine, Alfa Romeo)-Luigi Fagioli (Italie, Alfa Romeo)

Grand Prix de Grande-Bretagne

Froilan Gonzalez (Argentine, Ferrari)

Grand Prix d'Allemagne

Alberto Ascari (Italie, Ferrari)

Grand Prix d'Italie

Alberto Ascari (Italie, Ferrari)

Grand Prix d'Espagne

Juan Manuel Fangio (Argentine, Alfa Romeo)

Temps forts

Alfa Romeo, dont le modèle 159 développe 425 chevaux à 9 300 tours/minute, semble encore en mesure de dominer le Championnat du monde. De fait, les pilotes de l'écurie italienne remportent les trois premiers grands prix de la saison. Néanmoins, Ferrari, avec le modèle 375 (12 cylindres, 4,5 litres), propose une opposition de qualité. Aussi, lorsque l'Argentin Froilan Gonzalez s'impose le 14 juillet à Silverstone (Grande-Bretagne), ce succès d'une Ferrari ne constitue pas une réelle surprise : pourtant, c'est la première fois depuis 1946, alors que le Championnat du monde n'avait pas encore été créé, qu'une victoire dans un grand prix échappe à une Alfa Romeo.

L'Italien Alberto Ascari, sur Ferrari lui aussi, remporte les deux grands prix suivants. Avant l'ultime course de l'année, le Grand Prix d'Espagne, disputé le 28 octobre à Barcelone, il est deuxième du Championnat du monde (25 points), derrière l'Argentin Juan Manuel Fangio (28 points), et semble en mesure de s'octroyer le titre. Mais un mauvais choix de pneumatiques oblige les Ferrari à s'arrêter à plusieurs reprises (Ascari repasse cinq fois par les stands pour changer de « gommes »), permettant à Juan Manuel Fangio de s'imposer et de devenir champion du monde. Néanmoins, les lourdes Alfa Romeo (les « Alfettes »), modèles dérivés des monoplaces d'avant guerre, ne sont plus véritablement compétitives. Le constructeur italien se retire de la formule 1.

—  Pierre LAGRUE

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « 1951 - 2e Championnat du monde de formule 1 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/1951-2e-championnat-du-monde-de-formule-1/