Historiens en Chine ancienne


BAN GU [PAN KOU] (32-92)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 302 mots

Des trois enfants du lettré Ban Biao, l'un, Ban Chao, fut un valeureux capitaine, les deux autres, Ban Gu et leur sœur Ban Zhao, de grands historiens. Pour réaliser le projet de son père, Ban Gu entreprit de donner une suite aux Mémoires historiques (Shiji) de Sima Qian. D'abord mis en prison pour avoir pris l'initiative d'écrire l'histoire de l'État, il reç […] Lire la suite

HUANG ZONGXI [HOUANG TSONG-HI] (1610-1695)

  • Écrit par 
  • Lucie RAULT
  •  • 345 mots

Originaire de Yuyao (Zhejiang), Huang Zongxi (ou Huang Lizhou), dit Nanlei, est l'un des plus éminents lettrés du début des Qing. Après avoir obtenu son titre de licencié, il séjourne deux années à Pékin où il s'initie aux problèmes et aux intrigues politiques de l'époque. En 1630, révolté par l'injuste exécution de son père, il devient à Nankin membre du gro […] Lire la suite

SIMA GUANG [SSEU-MA KOUANG] (1019-1086)

  • Écrit par 
  • Maxime KALTENMARK
  •  • 187 mots

Un des grands lettrés de l'époque Song, historien et homme politique, contemporain de Wang Anshi, dont il fut un des ardents adversaires. Sima Guang a déjà une longue carrière administrative derrière lui quand son opposition à la politique de Wang l'écarte du gouvernement (1070). À la mort de l'empereur Shenzong, il supprime la plupart des réformes, ou « lois nouvelles », durant une brève période […] Lire la suite

SIMA QIAN [SSEU-MA TS'IEN] (env. 145-env. 87 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 708 mots

En Chine, l'histoire joue le rôle qui, dans les autres civilisations, est normalement dévolu à la mythologie ou à la religion : c'est à elle que l'on demande une explication totale du monde, une définition du destin de la collectivité, un jugement de valeur sur la condition humaine. En Sima Qian, la civilisationchinoise se trouva un historien capable d'assumer de façon magistrale cette mission mul […] Lire la suite

WANG GUOWEI [WANG KOUO-WEI] (1877-1927)

  • Écrit par 
  • CHI-Yu WU
  •  • 338 mots

Né à Haining dans le Zhejiang, Wang Guowei est recueilli, dès 1898, à Shanghai par Luo Zhenyu (1866-1940), un monarchiste fervent. Après avoir appris le japonais et l'anglais, il va à Tōkyō pour y entreprendre des études scientifiques. Il revient à Shanghai un an après. Ce sont alors la philosophie allemande et la littérature chinoise qui l'occupent. En 1911, quand la Chine devient la première rép […] Lire la suite