TURQUIE, chronologie contemporaine

 

2015

24 novembre 2015
Turquie – Russie. Destruction d’un bombardier russe par Ankara.

L’aviation turque abat un bombardier russe Sukhoï Su 24 qui avait pénétré dans l’espace aérien national au-dessus de la région du Hatay, frontalière avec la Syrie. L’un des deux pilotes est tué par les rebelles syriens, ainsi qu’un autre militaire russe lors des opérations de secours. Il s’agit des premières victimes russes depuis le début de l’opération lancée par Moscou en Syrie en septembre. Ré […] Lire la suite

1er novembre 2015
Turquie. Victoire de l’A.K.P. aux élections législatives.

De nouvelles élections législatives sont organisées en raison de l’incapacité des forces politiques à former un gouvernement à l’issue du précédent scrutin, en juin. En fort progrès, le Parti de la justice et du développement (A.K.P., islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan reconquiert la majorité absolue qu’il avait perdue en juin, avec 49,5 p. 100 de suffrages et 317 sièges sur 55 […] Lire la suite

10-12 octobre 2015
Turquie. Attentat meurtrier à Ankara.

Le 10, à Ankara, un double attentat-suicide fait au moins cent deux morts. Il s’agit de l’acte terroriste le plus meurtrier de l’histoire de la Turquie moderne. La plupart des victimes sont des manifestants qui, à l’appel de syndicats de gauche soutenus par le Parti démocratique des peuples (prokurde), protestaient contre les violences exercées à l’encontre des rebelles du Parti des travailleurs d […] Lire la suite

6-22 septembre 2015
Turquie. Poursuite de la répression contre les Kurdes.

Le 6, des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (P.K.K.) lancent une attaque d’envergure contre les forces de sécurité dans le sud-est du pays, tuant une trentaine de soldats et de policiers. Ankara riposte en lançant des raids aériens contre des positions du P.K.K. Les 7 et 8, en réaction à cette attaque, des extrémistes nationalistes et islamistes s’en prennent à travers le pays […] Lire la suite

5-21 août 2015
Turquie. Renforcement de la lutte contre le P.K.K. et annonce de nouvelles élections.

Le 5, la présidence annonce la nomination du général Hulusi Akar, réputé partisan de la manière forte, au poste de chef d’état-major. Les 10 et 11, l’aviation turque bombarde des positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (P.K.K.) dans la province de Hakkari proche des frontières irakienne et iranienne, en riposte aux attaques des rebelles kurdes contre les forces de sécurité. Le 11, le pré […] Lire la suite

20-28 juillet 2015
Turquie. Engagement militaire contre l’État islamique et le P.K.K.

Le 20, un attentat-suicide perpétré dans la ville à population kurde de Suruç, près de la frontière syrienne, fait trente-deux morts parmi des militants prokurdes venus participer à la reconstruction de la ville kurde syrienne de Kobané, située de l’autre côté de la frontière. Ankara met en cause le groupe État islamique (E.I.). Kobané est dans le même temps la cible d’un autre attentat qui ne fai […] Lire la suite

7 juin 2015
Turquie. Revers pour l’A.K.P. aux élections législatives. .

Le Parti de la justice et du développement (A.K.P., islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan subit un lourd revers lors des élections législatives. Avec 40,9 p. 100 des suffrages et 258 sièges sur 550, il perd la majorité absolue. L’A.K.P. pâtit notamment de l’autoritarisme et des rêves de grandeur du chef de l’État. Le Parti républicain du peuple (C.H.P., kémaliste) de Kemal Kiliçda […] Lire la suite

22 février 2015
Turquie – Syrie. Déplacement du mausolée de Suleiman Chah.

Le 22, l'armée turque pénètre dans le nord de la Syrie afin de rapatrier les soldats qui gardaient le tombeau de Suleiman Chah – enclave jouissant d'un statut d'extraterritorialité, située à vingt-cinq kilomètres de la frontière turque – et de déplacer la dépouille du grand-père du fondateur de l'Empire ottoman. Le site était encerclé par les forces de l'État islamique. Les Kurdes syriens du Parti […] Lire la suite

5-29 janvier 2015
Turquie. Étouffement du scandale de corruption visant le pouvoir.

Le 5, la commission parlementaire composée de membres du Parti de la justice et du développement (A.K.P.) au pouvoir, constituée à la suite du scandale de corruption qui avait éclaté en décembre 2013, se prononce contre le renvoi devant la Cour suprême des quatre ministres impliqués. Des écoutes illégales, diffusées alors sur les réseaux sociaux, accréditaient l'implication dans le scandale du pré […] Lire la suite

— Universalis