TOGO, chronologie contemporaine

 

2015

25 avril 2015
Togo. Réélection de Faure Gnassingbé à la présidence.

Le président sortant Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, est réélu avec 58,8 p. 100 des suffrages. Le candidat de la coalition de l’opposition Jean-Pierre Fabre, qui obtient 35,2 p. 100 des voix, conteste les résultats. Le taux de participation est de 60,9 p. 100. Les observateurs internationaux jugent le scrutin libre et transparent.  […] Lire la suite

2013

25 juillet 2013
Togo. Victoire du parti au pouvoir lors des élections législatives.

Le 25, l'Union pour la République du président Faure Gnassingbé remporte les élections législatives, avec 41,3 p. 100 des suffrages et 62 sièges sur 91. Le Collectif Sauvons le Togo de Jean-Pierre Fabre obtient 34,5 p. 100 des voix et a 19 élus. Le taux de participation est de 46,9 p. 100. Les élections devaient se tenir en octobre 2012, mais la modification tardive de la loi électorale avait entr […] Lire la suite

2010

4-18 mars 2010
Togo. Réélection du président Faure Gnassingbé.

Le 4, le chef de l'État sortant Faure Gnassingbé remporte l'élection présidentielle avec 60,9 p. 100 des suffrages, devant le candidat de l'Union des forces de changement Jean-Pierre Fabre, qui recueille 33,9 p. 100 des voix. Tandis que ce dernier dénonce des fraudes, les observateurs de l'Union européenne relèvent « des mesures insuffisantes de transparence » et diverses irrégularités. Lors de la […] Lire la suite

2005

8-20 juin 2005
Togo. Nomination d'un Premier ministre issu de l'opposition modérée.

Le 8, le président Fauré Gnassingbé, élu en avril au terme d'un scrutin contesté, nomme l'opposant modéré Edem Kodjo au poste de Premier ministre. Chef de la Convergence patriotique panafricaine, celui-ci avait déjà occupé ce poste, entre 1994 et 1996, sous la présidence de Gnassingbé Eyadéma, père de l'actuel chef de l'État. Le président Gnassingbé, qui avait annoncé son intention de constituer u […] Lire la suite

22-26 avril 2005
Togo. Élection contestée de Fauré Gnassingbé à la présidence.

Le 22, le ministre de l'Intérieur François Boko appelle, lors d'une conférence de presse, au report du « processus électoral suicidaire », dénonçant un « regain de discours tribal, régionaliste et xénophobe ». Il appelle le chef de l'État par intérim Abass Bonfoh à nommer comme Premier ministre un chef de l'opposition, dans une perspective de « réconciliation nationale ». Le chef de l'État rejette […] Lire la suite

5-25 février 2005
Togo. Tentative de coup d'État et succession contestée du président Gnassingbé Eyadéma.

Le 5, le président Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis janvier 1967, meurt brutalement. Les Forces armées togolaises « confient » le pouvoir à l'un des fils du président décédé, Fauré Gnassingbé. Elles justifient cette décision par le fait que le président de l'Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba, qui doit constitutionnellement assurer l'intérim du pouvoir, n'est pas sur le territoire […] Lire la suite

2003

1er juin 2003
Togo. Réélection du président Gnassingbé Eyadéma.

Au pouvoir depuis janvier 1967, le président Gnassingbé Eyadéma est réélu à la tête de l'État par 57,2 p. 100 des suffrages contre 34,1 p. 100 pour son principal adversaire, Emmanuel Bob Akitani, candidat de l'Union des forces de changement. Le taux de participation s'élève à 72 p. 100. La candidature du chef de l'opposition, Gilchrist Olympio, avait été invalidée à la suite de la modification du  […] Lire la suite

1999

21-24 juillet 1999
France – Afrique. Tournée du président Jacques Chirac en Afrique.

Du 21 au 24, Jacques Chirac effectue une tournée en Afrique au cours de laquelle il se rend successivement en Guinée, au Togo, au Nigeria – où il est le premier président français à effectuer une visite – et au Cameroun. Le chef de l'État réaffirme le souhait de la France d'établir « un partenariat actif avec chacun des pays africains » et d'accompagner ces derniers « vers la démocratie et le déve […] Lire la suite

1998

24-25 juin 1998
Togo. Réélection contestée du président Gnassingbé Eyadéma.

Le 24, le général Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis 1967, est proclamé vainqueur de l'élection présidentielle organisée le 21, avec 52,13 p. 100 des suffrages. La suspension du dépouillement à Lomé, le lendemain du scrutin, en dépit de l'avis de la commission électorale nationale, suscite des réserves de la part de l'Union européenne et des États-Unis.Le 25, Gilchrist Olympio, principal advers […] Lire la suite

1994

6-20 février 1994
Togo. Victoire de l'opposition aux élections législatives.

Le 6 et le 20 se déroulent les élections législatives, dernière étape du processus démocratique engagé par la Conférence nationale réunie en juillet et août 1991, contrarié par l'intervention de l'armée en décembre de la même année et réduit à néant par la réélection contestée – l'opposition ayant boycotté le scrutin – du président Gnassingbé Eyadéma en août 1993. Les deux principaux partis d'oppo […] Lire la suite

11 janvier 1994
Afrique. Dévaluation du franc CFA.

Sous la pression de la France et du Fonds monétaire international (F.M.I.), les dirigeants des quatorze États africains appartenant à la zone franc (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo), réunis à Dakar, annoncent la dévaluation de 50 p. 100 du franc CFA et de 25 p. 100 du franc comorien. La parité  […] Lire la suite

5 janvier 1994
Togo. Tentative de coup d'État.

Le 5, un groupe armé provenant du Ghana voisin attaque le camp militaire où réside habituellement le président Gnassingbé Eyadéma à Lomé. Accra est le siège de l'opposition radicale au régime togolais qui appelle au boycottage des élections législatives prévues pour février. Le président Eyadéma a déjà fait l'objet de tentatives de coup d'État lancées à partir du Ghana en septembre 1986 et en mars […] Lire la suite

1993

20-25 août 1993
Togo. Réélection du général Gnassingbé Eyadéma à la présidence.

Le 20, le Collectif de l'opposition démocratique togolaise (C.O.D.-2), qui regroupe une dizaine de partis, décide de suspendre sa participation à l'élection présidentielle prévue pour le 25 en raison des retards dans l'organisation technique du scrutin. Il conditionne sa participation à un report de la date du scrutin, ainsi qu'à une « recomposition » de la Cour suprême qui est accusée de « partia […] Lire la suite

19-30 janvier 1993
Togo. Répression de l'opposition par les forces de l'ordre.

Le 19, le Haut Conseil de la République (H.C.R.), assemblée de transition, se réunit pour la première fois depuis la prise en otages de certains de ses membres par les militaires, les 22 et 23 octobre 1992. Il juge inconstitutionnel le décret présidentiel signé la veille qui confirme Joseph Kokou Koffigoh au poste de Premier ministre. Le H.C.R. souhaitait la constitution d'un gouvernement d'union  […] Lire la suite

1991

2-3 décembre 1991
Togo. Coup de force militaire contre la démocratie.

Le 2, à Lomé, des militaires togolais se réclamant du président Eyadéma encerclent à nouveau le siège du gouvernement dirigé par Joseph Kokou Koffigoh.Déjà, le 28 novembre, les militaires qui n'avaient pas accepté la mise en place d'institutions démocratiques de transition au terme de la conférence nationale, qui s'était achevée le 28 août, avaient réclamé la démission du gouvernement. Le Premier  […] Lire la suite

28 août 1991
Togo. Privation de pouvoirs pour le président Gnassingbé Eyadéma.

La conférence nationale, réunissant depuis le 8 juillet près d'un millier de délégués à Lomé, s'achève. Un nouveau Premier ministre a été élu le 26 : Kokou Koffigoh, avocat, président de la Ligue togolaise des droits de l'homme. La conférence a adopté une « loi fondamentale » prévoyant un régime de type semi-présidentiel et a élu un organe législatif de transition, le Haut Conseil de la république […] Lire la suite

5-16 avril 1991
Togo. Répression et démocratisation.

Le 5, à Lomé, lors d'une manifestation d'étudiants pour soutenir les revendications salariales de leurs professeurs, deux jeunes gens sont tués par les forces de l'ordre.Le 8, pendant que des milliers de jeunes descendus dans les rues de la capitale réclament le départ du président Eyadéma, au nord-ouest de Lomé, dans la ville de Kévé, deux personnes sont tuées par balle. En représailles, les mani […] Lire la suite

14-18 mars 1991
Togo. Ouverture d'un dialogue entre le président Gnassingbé Eyadéma et l'opposition après de violentes manifestations à Lomé.

Le 14, des lycéens et des étudiants, partisans d'une démocratisation du régime, défilent dans les rues de Lomé, aux cris de « À bas le dictateur ». Ils sont violemment dispersés par l'armée et de nombreuses interpellations ont lieu. Les jours suivants, de nouvelles manifestations donnent lieu à de violents affrontements avec les forces de l'ordre.Le 18, le président Eyadéma reçoit les représentant […] Lire la suite

1986

23-29 septembre 1986
Togo – France. Soutien militaire français au régime du général Eyadema

Dans la nuit du 23 au 24, un commando terroriste venant du Ghāna attaque le camp militaire de Tokain où le général Eyadema, président du Togo, réside généralement. Un communiqué officiel togolais, lançant un appel au calme, annonce, le 24, que les forces armées ont fait treize morts et dix-neuf prisonniers parmi les assaillants.Le 25 au matin, des fusillades éclatent à Lomé : après que des opposan […] Lire la suite

1985

10-13 juin 1985
Togo – France. Visite d'État du président Gnassingbe Eyadema à Paris

Du 10 au 13, le général Gnassingbe Eyadema, chef de l'État togolais depuis janvier 1967, considéré comme un des partenaires les plus sûrs de la France en Afrique noire, effectue à Paris une visite d'État, ce qui représente un privilège exceptionnel. François Mitterrand se rend à Orly pour l'accueillir. Le 11, à l'issue d'un entretien avec François Mitterrand, le président Eyadema se déclare satisf […] Lire la suite

— Universalis