SRI LANKA, chronologie contemporaine

 

2015

17-21 août 2015
Sri Lanka. Victoire du pouvoir aux élections législatives.

Le 17, le Parti national unifié du Premier ministre Ranil Wickremesinghe remporte les élections législatives avec 45,7 p. 100 des suffrages et 106 sièges sur 225. Il devance l’Alliance de la liberté du président Maithripala Sirisena, élu en janvier, qui obtient 42,4 p. 100 des voix et 95 élus. L’Alliance nationale tamoule a 16 élus et le Janatha Vimukthi Peramuna (Front populaire de libération, marxiste) 6. Le taux de participation est de 77,7 p. 100. Le grand perdant du scrutin est l’ancien président Mahinda Rajapakse, candidat du Parti de la liberté du Sri Lanka au poste de Premier ministre et rival de Maithripala Sirisena. Ce dernier avait convoqué des élections anticipées pour mettre fin au blocage du Parlement orchestré par les partisans de son prédécesseur.  […] Lire la suite

13-14 janvier 2015
Vatican – Sri Lanka. Visite du pape François au Sri Lanka.

Les 13 et 14, le pape François effectue une visite dans l'île où il exhorte la population à la réconciliation et au respect des droits de l'homme, après la guerre civile meurtrière qui a opposé Cinghalais et Tamouls jusqu'en 2009. Il se prononce implicitement en faveur de l'enquête indépendante internationale réclamée par l'O.N.U. sur les crimes de guerre, à laquelle Colombo s'oppose.  […] Lire la suite

8 janvier 2015
Sri Lanka. Élection de Maithripala Sirisena à la présidence.

L'ancien ministre Maithripala Sirisena, candidat du Nouveau Front démocratique, remporte l'élection présidentielle anticipée, avec 51,3 p. 100 des suffrages. Il bat le président sortant Mahinda Rajapakse, affaibli par les scandales de corruption et critiqué pour son autoritarisme, qui tentait de briguer un troisième mandat après avoir fait modifier la Constitution à cet effet en septembre 2010. Le taux de participation est de 81,5 p. 100. […] Lire la suite

2010

8 avril 2010
Sri Lanka. Victoire du parti présidentiel aux élections législatives.

Le 8, le parti de l'Alliance du peuple uni pour la liberté du président Mahinda Rajapakse, réélu en janvier, remporte les élections législatives avec 60,3 p. 100 des suffrages et 144 sièges sur 225 au Parlement. Il ne dispose toutefois pas des deux tiers des sièges qui lui auraient permis de modifier seul la Constitution. Le Parti national unifié de l'ancien Premier ministre Ranil Wickremesinghe, principal parti d'opposition, qui obtient 29,3 p. 100 des voix et 60 élus, dénonce un scrutin marqué par des violences et des fraudes. Le taux de participation est de 61,3 p. 100. Il s'agit du premier scrutin législatif depuis la fin de la rébellion tamoule, en mai 2009. […] Lire la suite

1er-9 février 2010
Sri Lanka. Arrestation du général Sarath Fonseka et dissolution du Parlement.

Le 1er, le président Mahinda Rajapakse, réélu le 26 janvier, limoge douze officiers supérieurs suspectés d'être restés fidèles au général Sarath Fonseka, ancien chef de l'armée de terre passé à l'opposition et candidat malheureux à l'élection présidentielle de janvier. Le 8, le général Fonseka est arrêté pour conspiration contre le gouvernement. En outre, sa volonté de témoigner à propos d'éventuels « crimes de guerre » commis par l'armée lors de l'assaut final contre les rebelles tamouls en mai 2009 inquiète les autorités. […] Lire la suite

26 janvier 2010
Sri Lanka. Réélection du président Mahinda Rajapakse.

Le président sortant Mahinda Rajapakse est réélu à la tête de l'État avec 57,9 p. 100 des suffrages, dans un climat de forte tension. Il devance le général Sarath Fonseka, ancien chef de l'armée de terre, qui a rallié l'opposition au lendemain de la victoire militaire contre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul en mai 2009. Le taux de participation est de 74,5 p. 100.  […] Lire la suite

2009

20 novembre-1er décembre 2009
Sri Lanka. Libération des réfugiés tamouls détenus dans des camps militaires.

Le 20, le ministre sri-lankais des Droits de l'homme annonce la libération de quelque cent cinquante mille personnes déplacées par la guerre et détenues dans des camps gouvernementaux situés dans le nord du pays, ancien bastion de la rébellion des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.). Celle-ci a été écrasée par l'armée en mai, mettant fin à plus de vingt-cinq ans de guerre civile. Cette décision intervient à la suite de la visite du secrétaire général adjoint de l'O.N.U. chargé des affaires humanitaires et alors que Colombo tente de restaurer son crédit sur la scène internationale ainsi que sur le plan intérieur avant le scrutin présidentiel du 26 janvier 2010.  […] Lire la suite

3 mai-6 juin 2009
Sri Lanka. Défaite militaire des Tigres tamouls.

Le 3, des tirs d'artillerie font au moins soixante-quatre morts dans un hôpital de Mullivaikal, dans le nord-est du pays où les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) sont acculés sur une bande côtière de 4 kilomètres carrés; l'armée dément avoir bombardé l'hôpital. Depuis l'offensive finale lancée par l'armée le 21 avril pour mettre fin à plus de vingt-cinq ans de guerre civile, près de cent mille réfugiés auraient quitté la zone.  […] Lire la suite

9-24 février 2009
Sri Lanka. Ultimes assauts de la rébellion tamoule.

Le 9, un attentat-suicide, attribué aux Tigres de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) retranchés dans une zone de 100 kilomètres carrés au nord-est de la capitale, Colombo, touche les réfugiés fuyant les zones de combats à Vishvamadu, une ville du nord de l'île, faisant au moins dix-sept morts et une soixantaine de blessés. Plusieurs dizaines de milliers de civils se trouvent pris entre deux feux.  […] Lire la suite

2-25 janvier 2009
Sri Lanka. Offensive de l'armée contre les séparatistes tamouls.

Le 2, Kilinochchi, la « capitale » politique des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.), dans le nord du pays, tombe aux mains de l'armée sri-lankaise, au terme d'une vaste offensive militaire lancée par le président Mahinda Rajapakse, qui a adopté, depuis son élection en novembre 2005, une ligne dure contre l'insurrection de la minorité tamoule. Cette dernière mène, depuis 1983, une guerre sécessionniste contre la majorité singhalaise au pouvoir, qui a déjà fait plus de soixante-dix mille victimes.  […] Lire la suite

2006

6-30 août 2006
Sri Lanka. Assassinat des collaborateurs locaux d'une organisation humanitaire et reprise des combats.

Le 6, dix-sept collaborateurs locaux de l'organisation humanitaire française Action contre la faim (A.C.F.), pour la plupart des Tamouls, sont retrouvés assassinés dans leurs bureaux de Muttur, dans le nord-est du pays. La région est le théâtre, depuis le 26 juillet, des plus violents combats opposant l'armée et les rebelles des Tigres de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) depuis le cessez-le-feu conclu en février 2002. L'armée y mène une offensive à but « humanitaire » en vue de rompre le blocus du canal de Maavilaru, dans le district de Trincomalee, imposé depuis la mi-juillet par le L.T.T.E. […] Lire la suite

2005

17-27 novembre 2005
Sri Lanka. Élection de Mahinda Rajapakse à la présidence.

Le 17, le Premier ministre sortant Mahinda Rajapakse remporte l'élection présidentielle avec 50,3 p. 100 des suffrages. Il devance de peu son principal adversaire, l'ancien Premier ministre Ranil Wikremesinghe, signataire de l'accord de cessez-le-feu de février 2002 avec les rebelles séparatistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.), qui obtient 48,4 p. 100 des voix. Alors que la trêve paraît menacée par la dégradation des relations entre le pouvoir et les rebelles, le nouveau président propose une « paix honorable » au L.T.T.E. Mahinda Rajapakse est toutefois allié à des partis extrémistes – nationalistes bouddhistes ou marxistes – qui sont hostiles à tout partage du pouvoir avec les Tamouls. […] Lire la suite

12-26 août 2005
Sri Lanka. Assassinat d'un ministre.

Le 12, le ministre des Affaires étrangères Lakshman Kadirgamar, proche de la présidente Chandrika Kumaratunga, est assassiné à Colombo. Les soupçons des autorités se portent vers les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.), qui réfutent toute implication. Le gouvernement décrète l'état d'urgence. Cet assassinat survient alors que le processus de paix entre le gouvernement et le mouvement séparatiste tamoul, suspendu depuis avril 2003, s'enlise et que les violences se multiplient, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis février 2002. […] Lire la suite

1er-20 janvier 2005
Asie. Mise en place de l'aide internationale aux victimes du tsunami.

Le 1er, les opérations internationales de secours aux victimes du tsunami du 26 décembre 2004 – dont le nouveau bilan atteint deux cent quatre-vingt mille morts au cours du mois – débutent dans la province indonésienne d'Atjeh (ou Aceh). Des évacuations et des opérations d'assistance aux populations sinistrées sont menées à partir du porte-avions américain  […] Lire la suite

2004

26-31 décembre 2004
Asie. Tsunami meurtrier.

Le 26, un séisme sous-marin de magnitude proche de 9 sur l'échelle ouverte de Richter, dont l'épicentre se situe à l'ouest de l'île de Sumatra (Indonésie), provoque une série de vagues gigantesques qui ravagent les côtes de plusieurs pays riverains de l'océan Indien. Les plages et les rivages sont balayés, les habitations en bordure de mer dévastées. Le bilan humain, tel qu'il s'établira au cours des semaines suivantes, est excessivement lourd: plus de 280 000 morts ou présumés tels. Les pays les plus touchés sont l'Indonésie et notamment la province d'Atjeh (ou Aceh) – près de 230 000 victimes –, le Sri Lanka – environ 31 000 morts –, l'Inde – plus de 16 000 morts – et la Thaïlande – plus de 5 000 morts –, mais aussi la Birmanie, la Malaisie, les Maldives, le Bangladesh ainsi que, à un degré moindre, certains pays de la côte orientale de l'Afrique. Plus d'un million de personnes sont privées d'abri. L'absence, dans l'océan Indien, d'une structure de surveillance comparable au Centre d'alerte des tsunamis d'Hawaii pour le Pacifique, fait l'objet de critiques. La présence dans la région de très nombreux touristes étrangers – notamment suédois, norvégiens, australiens, autrichiens, allemands, suisses, néo-zélandais, italiens et français – renforce l'émotion provoquée dans le monde entier par le drame: des milliers d'entre eux figurent parmi les victimes. […] Lire la suite

2 avril 2004
Sri Lanka. Victoire de la présidente Chandrika Kamaratunga aux élections législatives.

L'Alliance du peuple uni pour la liberté (U.P.F.A.) de la présidente Chandrika Kamaratunga remporte les élections législatives, avec 105 sièges sur 225. Le Parti national unifié du Premier ministre Ranil Wikremasinghe, qui était en conflit avec la présidente, n'obtient que 82 élus. Chandrika Kamaratunga doit, dans une large mesure, sa victoire au Front de libération du peuple, membre de l'U.P.F.A., qui progresse fortement avec 40 sièges. Or celui-ci est favorable à la renégociation de l'accord de cessez-le-feu, toujours en vigueur, conclu avec les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) par Ranil Wikremasinghe en février 2002. L'Alliance nationale tamoule, vitrine politique du L.T.T.E., obtient 22 sièges; le Parti de l'héritage national, composé de moines bouddhistes, ultranationaliste et hostile à toutes négociations avec le L.T.T.E., en obtient 9. Le taux de participation atteint 75 p. 100. Le L.T.T.E. menace le pouvoir d'une reprise de la lutte armée si sa demande d'autonomie est rejetée. […] Lire la suite

1999

21 décembre 1999
Sri Lanka. Réélection de la présidente Chandrika Kumaratunga.

Chandrika Kumaratunga est réélue à la tête de l'État par 51,1 p. 100 des suffrages, soit environ dix points de moins que lors de sa première élection, en novembre 1994. Son principal adversaire, Ramil Wickremesinga, chef du Parti national unifié, qui avait promis l'ouverture de négociations avec la guérilla séparatiste du Front de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.), obtient 42,8 p. 100 des voix. Le taux de participation s'élève à 75 p. 100. Le déroulement du scrutin est marqué par des violences et des irrégularités. Chandrika Kumaratunga avait été légèrement blessée, le 18, à Colombo, dans un attentat suicide à la bombe. Élue en 1994 sur un programme prônant le dialogue avec le L.T.T.E., elle s'était convertie, sans résultat, à une politique de répression après l'échec des négociations organisées en 1995. […] Lire la suite

1995

2 décembre 1995
Sri Lanka. Conquête de Jaffna par l'armée.

L'armée sri-lankaise annonce la chute de Jaffna, bastion des Tigres de la libération de l'Eelam tamoul dans le nord de l'île, qui était aux mains des rebelles tamouls depuis 1990. L'offensive engagée en octobre a causé la mort de plus de cinq cents soldats et de près de deux mille rebelles. La population avait évacué la presqu'île. Il s'agit de la première victoire importante remportée par l'armée depuis la reprise de la guérilla en 1983. Toutefois, celle-ci se poursuit, notamment dans l'est de l'île. […] Lire la suite

12-30 avril 1995
Sri Lanka. Rupture de la trêve par les rebelles tamouls.

Le 12, la présidente Chandrika Kumaratunga annonce la levée partielle de l'embargo imposé aux territoires du Nord contrôlés par les rebelles séparatistes des Tigres de la libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.). Ceux-ci exigent la levée complète de l'embargo et le démantèlement des bases militaires situées sur la ligne de front.Le 19, un commando-suicide du L.T.T.E. détruit deux navires militaires dans le port de Trincomalee, sur la côte est, faisant au moins onze morts. Le lendemain, les rebelles attaquent des positions de l'armée dans le nord de l'île. Ces deux opérations constituent une rupture de la trêve instaurée en janvier avec le gouvernement. Les combats se poursuivent les jours suivants. […] Lire la suite

3 janvier 1995
Sri Lanka. Accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les rebelles tamouls.

Le 3, le gouvernement et les Tigres de la libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) concluent un accord de cessez-le-feu, à Jaffna, bastion des forces séparatistes. Il prendra effet le 8. Cet accord relance le processus de paix engagé au lendemain de la victoire de la coalition de gauche aux élections législatives d'août 1994, et un moment interrompu à la suite de l'assassinat, attribué au L.T.T.E., du dirigeant conservateur Gamani Dissanayake en octobre de la même année. Les tensions ancestrales entre les Cinghalais bouddhistes – 74 p. 100 de la population – et les Tamouls hindous ou chrétiens – 18 p. 100 – s'étaient exacerbées en 1983, et les revendications indépendantistes du L.T.T.E. s'étaient alors radicalisées. Depuis cette date, les affrontements intercommunautaires ont fait quelque 30 000 morts. […] Lire la suite

1994

9-14 novembre 1994
Sri Lanka. Élection du Premier ministre Chandrika Kumaratunga à la présidence.

Le 9, le Premier ministre Chandrika Kumaratunga, candidate de la coalition de gauche de l'Alliance du peuple victorieuse aux élections législatives d'août, remporte l'élection présidentielle avec environ 60 p. 100 des suffrages. Elle-même veuve d'un dirigeant politique assassiné en 1988, Chandrika Kumaratunga était opposée à Srima Dissanayake, qui remplaçait son mari Gamini Dissanayake, candidat conservateur du Parti national unifié, tué dans un attentat, le 23 octobre, à Colombo. Cette seconde victoire de Chandrika Kumaratunga démontre la faveur accordée par les électeurs à la solution négociée prônée par l'ex-Premier ministre dans le conflit avec les séparatistes tamouls. Celle-ci s'est gardé de bloquer toute perspective de négociations après l'attentat contre Gamini Dissanayake, dont les Tigres de la libération de l'Eelam tamoul sont pourtant fortement soupçonnés d'être les responsables. […] Lire la suite

23 octobre 1994
Sri Lanka. Attentat contre le candidat de l'opposition à l'élection présidentielle.

Le candidat de l'opposition conservatrice à l'élection présidentielle du 9 novembre, Gamini Dissanayake, est tué par l'explosion d'une bombe qui provoque la mort de plus de cinquante personnes, lors d'une réunion électorale du Parti national unifié à Colombo. Le gouvernement de Chandrika Kumaratunga accuse aussitôt les Tigres de la libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) et suspend les négociations en cours avec les séparatistes du nord de l'île. Lorsqu'il était ministre, Gamini Dissanayake avait joué un rôle dans l'intervention d'un corps expéditionnaire indien au Sri Lanka, en juillet 1987, destinée à mater la rébellion tamoule. Le L.T.T.E. nie toute responsabilité dans l'attentat. […] Lire la suite

16-31 août 1994
Sri Lanka. Victoire de l'opposition de gauche aux élections législatives.

Le 16, l'Alliance du peuple, coalition de centre gauche dirigée par le Parti de la liberté de Chandrika Kumaratunga, remporte 113 des 225 sièges du Parlement. Cette victoire met fin à la domination des conservateurs du Parti national uni, au pouvoir depuis 1977, qui n'obtiennent que 94 élus. Ceux-ci sont victimes des accusations de corruption portées contre eux et de leur incapacité à régler le conflit tamoul. […] Lire la suite

1993

11-13 novembre 1993
Sri Lanka. Offensive meurtrière des séparatistes tamouls contre une base militaire.

Le 11, plusieurs centaines de combattants séparatistes membres des Tigres de la libération de l'Eelam tamoul lancent une offensive contre l'importante base aéronavale de Pooneryn, dans le nord de l'île.Le 13, celle-ci est dégagée par les forces gouvernementales appelées en renfort. Le bilan de trois jours de combats s'élève à plus de mille morts également répartis entre les deux camps. Colombo reconnaît avoir subi sa plus grande défaite depuis le début de la rébellion séparatiste, en 1983, qui a déjà fait environ trente mille morts. […] Lire la suite

1er-7 mai 1993
Sri Lanka. Assassinat du président Ranasinghe Premadasa.

Le 1er, Ranasinghe Premadasa, président depuis décembre 1988, est assassiné à Colombo dans un attentat-suicide à la bombe qui provoque une vingtaine de morts, au cours d'un défilé organisé à l'occasion de la fête du travail. Les Tigres de la libération de l'Eelam tamoul, formation séparatiste en lutte armée contre le pouvoir de Colombo depuis 1983, démentent toute implication. Cet attentat achève de décapiter la classe politique du pays, après l'assassinat non revendiqué, le 23 avril, près de la capitale, du principal rival du président Premadasa, Lalith Athulathmudali, chef du Front démocratique national unifié. Cette formation est née en 1991 d'une scission du Parti national unifié, au pouvoir. Le président Premadasa, qui ne manquait pas d'ennemis, avait aussi été l'artisan, en 1989 et 1990, de la sévère répression du terrorisme ultranationaliste cinghalais du Front de libération populaire, qui sévissait depuis 1987. […] Lire la suite

1991

3 août 1991
Sri Lanka. Victoire de l'armée contre les séparatistes tamouls.

Une violente bataille met fin à plus de trois semaines de sanglants combats autour du camp militaire stratégique d'Elephant Pass. Depuis le 10 juillet, les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) assiégeaient ce camp de l'armée, qui contrôle la langue de terre séparant la péninsule de Jaffna – principal refuge des séparatistes tamouls – du reste du Sri Lanka. Selon l'armée, ces combats, les plus violents depuis le début de la lutte pour l'indépendance des Tamouls en 1983, ont fait près de deux cents morts parmi les soldats et plus de deux mille parmi les rebelles. […] Lire la suite

1990

11 juin 1990
Sri Lanka. Reprise des combats entre séparatistes tamouls et armée.

La reprise des hostilités entre les combattants des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) et l'armée sri lankaise marque l'échec d'un an de négociations entre le régime du président Ranasinghe Premadasa et les séparatistes. L'armée, essentiellement composée de Cinghalais, parvient à reprendre les principales villes du nord-est de l'île occupées par les rebelles après l'évacuation du corps expéditionnaire indien, en mars ; mais ceux-ci se réfugient dans la jungle. Principale victime des combats, la population tamoule fuit en masse la région. […] Lire la suite

24 mars 1990
Sri Lanka – Inde. Fin du retrait du corps expéditionnaire indien de Sri Lanka.

Le 24 s'achève le retrait du corps expéditionnaire indien, dont le principe a été décidé en septembre 1989 à la demande des nouvelles autorités sri-lankaises. Ces troupes indiennes de « maintien de la paix », qui ont compté jusqu'à soixante mille hommes, étaient intervenues dans le nord et l'est de Sri Lanka à l'appel de l'ancien président Junius R. Jayawardene, au lendemain d'un accord bilatéral conclu le 29 juillet 1987. Cependant, la rébellion séparatiste des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.) ayant refusé de déposer les armes, les forces indiennes se sont livrées à une répression meurtrière et inefficace dont la population civile s'est trouvée la principale victime. De plus, l'intervention armée indienne dans le nord de l'île a suscité, en réaction, le renforcement de la guérilla cinghalaise du Front de libération du peuple dans le sud, entraînant une sévère répression du gouvernement sri-lankais. […] Lire la suite

1989

18 septembre 1989
Sri Lanka – Inde. Accord sur le départ des troupes indiennes.

Le 18, le gouvernement sri-lankais signe avec l'Inde un accord par lequel cette dernière s'engage à retirer ses troupes du territoire sri-lankais avant le 31 décembre. La Force indienne de maintien de la paix, qui compte quarante-cinq mille hommes et dont le départ était exigé avec insistance par le président Premadasa, élu en décembre 1988, avait commencé à arriver dans le nord de l'île en août 1987 à la demande de l'ancien président Jayewardene, confronté à des affrontements intercommunautaires de plus en plus violents entre Tamouls et Cinghalais. Elle n'est pas parvenue à faire ralentir les violences dans le Nord, tandis que, dans le Sud, la lutte des extrémistes cinghalais s'est considérablement intensifiée. […] Lire la suite

15 février 1989
Sri Lanka. Élections législatives dans un climat de violence.

Aux élections législatives, les premières organisées dans l'île depuis douze ans, le Parti national unifié (P.N.U.) du président Ranasinghe Premadasa obtient la majorité absolue avec 125 des 225 sièges que compte le Parlement. Son principal adversaire, le Parti de la liberté (S.L.F.P.) de Mme Sirimavo Bandaranaïke, ancien Premier ministre, remporte 67 sièges. La campagne électorale a été particulièrement sanglante : plus de 700 morts en moins de deux mois, dont une quinzaine de candidats. […] Lire la suite

1988

19 décembre 1988
Sri Lanka. Élection présidentielle sur fond de terrorisme

9,3 millions de Sri Lankais se rendent aux urnes pour la première fois depuis octobre 1982, date à laquelle le président Junius Richard Jayewardene, qui ne se représente pas à cause de son âge (82 ans), avait été réélu. Ranasinghe Premadasa, candidat de la formation au pouvoir, le Parti national unifié (U.N.P.), et Premier ministre depuis 1978, est élu avec 50,43 p. 100 des suffrages exprimés contre 44,9 p. 100 à M […] Lire la suite

1987

5-25 octobre 1987
Sri Lanka. Affrontements entre la « force de paix » indienne et les Tigres tamouls

Le 5, quinze militants des Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (L.T.T.E.), la principale organisation séparatiste tamoule, préfèrent se suicider en avalant des capsules de cyanure plutôt que d'être transférés à Colombo pour y être interrogés par la police sri-lankaise. Dans la nuit du 6 au 7, les Tigres lancent en représailles plusieurs attaques contre des villages ou des trains dans la région de Batticaloa et ils massacrent les habitants ou les voyageurs cinghalais : cent cinquante-sept personnes, dont des femmes et des enfants, sont tuées. La population civile cinghalaise fuit les régions de l'Est et du Nord, où les Tamouls sont majoritaires. Des milliers de réfugiés tentent de gagner Colombo. […] Lire la suite

4-19 août 1987
Sri Lanka. Difficile application de l'accord de paix avec les Tamouls

Le 4, Velupillai Prabhakaran, chef des rebelles séparatistes tamouls, les Tigres, prononce un discours devant près de cent mille personnes à Jaffna, capitale de la région tamoule, dans le nord de l'île. À propos de l'accord de paix signé le 29 juillet, à Colombo, par le président Junius Jayewardene et Rajiv Gandhi, il affirme : « Nous ne l'acceptons pas ! », mais ajoute : « Nous déposerons les armes parce que nous n'avons pas le choix. » Et en effet, les jours suivants, les rebelles commencent à remettre leurs armes aux forces indiennes stationnées, en application du traité de Colombo, dans le nord de l'île. Parallèlement, les autorités sri-lankaises libèrent trois mille huit cents rebelles tamouls, et leur accordent l'amnistie. […] Lire la suite

29-30 juillet 1987
Inde – Sri Lanka. Accord pour mettre fin au conflit tamoul

Le 29, Rajiv Gandhi, Premier ministre indien, se rend dans la capitale sri-lankaise pour y signer, avec le président Junius Jayewardene, un accord destiné à mettre un terme à la guérilla tamoule, conflit qui a fait six mille morts en quatre ans. Cet accord prévoit que les provinces tamoules du nord et de l'est de l'île bénéficieront d'une large autonomie, garantie par l'Inde qui assume ainsi un rôle déterminant dans le règlement du problème ethnique opposant les Tamouls hindouistes aux Cinghalais bouddhistes. Mais, parmi ces derniers, l'accord provoque de vives protestations et des manifestations très violentes à Colombo et dans le Sud : les émeutes, le 28 et les jours suivants, font plus de soixante morts. […] Lire la suite

3-25 juin 1987
Inde – Sri Lanka. Secours indiens pour les populations de Jaffna

Le 3, l'Inde annonce l'acheminement par voie maritime d'une aide humanitaire aux populations tamoules de la péninsule de Jaffna, où l'armée sri lankaise a mené, depuis le 26 mai, une offensive sans précédent contre les séparatistes. Mais la flottille indienne est contrainte à faire demi-tour par la marine de guerre du Sri Lanka.Le 4, l'Inde, où vivent près de quarante millions de Tamouls, dans le sud du pays, réplique en larguant, sous la protection d'avions de chasse, 25 tonnes de vivres et de médicaments sur la péninsule de Jaffna. Le gouvernement sri lankais proteste, le 5, auprès des Nations unies contre cette « atteinte caractérisée à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale ». Le 25, sous escorte de la marine sri lankaise, des secours indiens sous forme de vivres et de médicaments arrivent pour les Tamouls de la presqu'île de Jaffna. Les séparatistes suspendent les opérations militaires pour permettre la distribution de cette aide alimentaire. Ce ravitaillement intervient au terme de négociations entre l'Inde et le Sri Lanka. […] Lire la suite

26 mai 1987
Sri Lanka. Offensive militaire contre les séparatistes tamouls

À partir du 26, les autorités annoncent une offensive contre les séparatistes tamouls, à la suite des attentats meurtriers d'avril. L'armée lance une série d'opérations militaires contre les bases de la guérilla dans la péninsule de Jaffna, au nord de l'île. L'Inde, dont le sud abrite de très nombreux Tamouls, condamne cet « assaut massif » des forces armées sri lankaises. […] Lire la suite

17-26 avril 1987
Sri Lanka. Attentats sanglants et raids meurtriers de l'aviation cinghalaise contre la guérilla tamoule

Le 17, sur une route isolée près de Trincomalee, dans le nord-est de l'île, trois autocars chargés de fermiers, de femmes et d'enfants, cinghalais pour la plupart, sont attaqués par une quarantaine d'hommes armés de pistolets mitrailleurs : ce massacre fait cent vingt-sept victimes civiles et une soixantaine de blessés. Le gouvernement de Colombo accuse les séparatistes tamouls d'avoir perpétré cette tuerie. […] Lire la suite

1986

25 juin 1986
Sri Lanka. Plan de décentralisation administrative

Le 25, Junius Jayewardene, chef de l'État sri-lankais depuis neuf ans, présente, au cours d'une conférence multipartite réunie à Colombo, un plan de réorganisation administrative accordant une plus grande autonomie aux neuf provinces du pays. Deux conseils provinciaux élus et dirigés par un « chef-ministre » se verraient confier le maintien de l'ordre ainsi que la gestion de l'économie locale et de l'administration, respectivement dans le nord et l'est de l'île, où la minorité tamoule est surtout présente. Cependant, l'insurrection armée, qui a fait au moins deux mille morts en trois ans, se poursuit : depuis le début du mois, plus d'une centaine de personnes ont été tuées dans des affrontements entre Cinghalais et Tamouls, des attentats, des massacres de civils ou des actions de représailles. […] Lire la suite

3-31 mai 1986
Sri Lanka. Multiplication des violences

Le 3, une bombe explose à l'aéroport de Colombo dans un avion en partance pour les îles Maldives. La plupart des seize personnes tuées sont des touristes étrangers. Cet attentat, attribué par les autorités aux rebelles tamouls, est le premier commis à Colombo, la capitale, qui avait été jusqu'alors épargnée par la guerre civile opposant depuis près de trois ans la majorité cinghalaise (environ 70 p. 100 de la population) aux extrémistes de la minorité tamoule. […] Lire la suite

1985

2-18 juin 1985
Sri Lanka. Arrêt des hostilités imposé aux séparatistes tamouls par New Delhi

Les 2 et 3, le Premier ministre indien, Rajiv Gandhi, et le président sri-lankais, Junius Jayewardene, se rencontrent à New Delhi pour s'entretenir de la question tamoule. À l'issue de ces entrevues, ils s'engagent, dans un communiqué commun, à prendre des « mesures immédiates » pour favoriser un « règlement politique » et réaffirment leur soutien « à l'unité et à l'intégrité du Sri Lanka », rejetant ainsi les revendications d'indépendance des régions nord et nord-est du pays, peuplées principalement de Tamouls. […] Lire la suite

14 mai 1985
Sri Lanka. Raid tamoul dans une ville du centre du pays

Des guérilleros tamouls font irruption déguisés en soldats dans la ville de Anuradhapura, haut lieu du bouddhisme et capitale de la province du Centre-Nord, et tirent sur la foule faisant plus de cent quarante morts et une centaine de blessés. Il s'agit de la première action violente de cette importance dans une ville exclusivement cinghalaise, alors que jusque-là les actions des guérilleros tamouls étaient limitées au Nord et à l'Est (régions à majorité tamoule). Selon les maquisards, ce massacre avait pour but de venger soixante-dix des leurs tués la semaine précédente par les forces de sécurité. Attaques, représailles, vengeances entre les deux communautés font plus de trois cents morts en une semaine. […] Lire la suite

1984

1er-11 décembre 1984
Sri Lanka. Nouvelles violences entre Tamouls et Cinghalais

Le 1er, soixante-dix personnes environ trouvent la mort à la suite de raids lancés par des séparatistes tamouls militant pour la sécession du nord de l'île. Pour enrayer l'offensive de ces derniers, le gouvernement entreprend d'isoler le Nord du reste de l'île.Le 11, Rajiv Gandhi, Premier ministre indien, accuse Sri Lanka de se livrer sur la population tamoule à des « tueries indiscriminées », mais rappelle qu'il n'est pas favorable au partage de l'île entre Tamouls et Cinghalais. Selon un bilan officiel, les violences ont fait en un mois trois cent soixante-quinze victimes. […] Lire la suite

4-17 août 1984
Sri Lanka. Violente répression après des attentats tamouls

Le 4, dans le nord du pays, les séparatistes tamouls lancent une série d'attaques contre des biens appartenant à la majorité cinghalaise. Des affrontements violents opposent à partir du 6 séparatistes tamouls et forces de l'ordre. Le bilan de la répression est lourd : cinq cents arrestations et une centaine de morts en dix jours.Le 17, les autorités de Sri Lanka, répondant à des critiques indiennes, affirment la nécessité de la présence d'experts étrangers, notamment israéliens et britanniques, spécialisés dans la lutte antiterroriste. […] Lire la suite

9-11 avril 1984
Sri Lanka. Nouvelles violences ethniques

Le 9, de nombreux troubles secouent la ville de Jaffna, dans le nord de Sri Lanka, à la suite d'affrontements meurtriers entre séparatistes tamouls et forces de l'ordre. Déjà, en juillet 1983, des heurts très violents avaient opposé la majorité cinghalaise (80 p. 100 de la population de l'île) aux Tamouls. Plusieurs centaines de Tamouls avaient été massacrés. […] Lire la suite

1983

4-12 août 1983
Sri Lanka. Conséquences des troubles ethniques

Le 4, à la suite des affrontements de la fin juillet entre Cinghalais et Tamouls, le parlement sri-lankais vote un amendement à la Constitution, interdisant aux partis politiques toute revendication séparatiste : le Front uni de libération tamoul (F.U.L.T.), principal parti d'opposition, qui n'a pas pris part au vote, est directement visé par cette disposition. […] Lire la suite

23-30 juillet 1983
Sri Lanka. Des centaines de Tamouls victimes d'émeutes raciales

Le 23, treize soldats de l'armée régulière cinghalaise sont tués au cours d'une embuscade, à Jaffna, capitale de la région tamoule, au nord de l'île. Ce nouvel acte de terrorisme des nationalistes tamouls relance le conflit entre la minorité tamoule (environ 20 p. 100 de la population), de religion hindouiste, et la communauté cinghalaise, bouddhiste. […] Lire la suite

1982

20 octobre 1982
Sri Lanka. Réélection de J. R. Jayewardene à la présidence de la République

Junius Richard Jayewardene (droite libérale) est réélu à la présidence avec 52,9 p. 100 des voix contre son principal rival Hector Kobbekaduwa du Parti de la liberté (tendance socialiste) qui obtient 39,07 p. 100 des voix. La participation élevée (81,08 p. 100 des inscrits) souligne l'importance accordée par les électeurs à ce scrutin, la première élection présidentielle au suffrage universel à Sri Lanka. […] Lire la suite

1981

12-17 août 1981
Sri Lanka. Proclamation de l'état d'urgence à la suite d'affrontements ethniques

Le 12, l'ancien Premier ministre, Sirimavo Bandaranaike, échappe à un attentat alors qu'elle présidait une réunion politique. Cet attentat est attribué à l'extrême gauche et plus particulièrement au J.V.P. (Janata Vimukhti Peramuna, Front de libération du peuple).Le 17, le président Junius Richard Jayawardene proclame l'état d'urgence à la suite de violents affrontements ethniques entre Cinghalais et Tamouls, qui auraient fait une dizaine de morts. En effet ; les dirigeants tamouls réclament la création d'un État séparé, le Tamil Eelam. Le gouvernement estime qu'une « intervention étrangère » est à l'origine des troubles. […] Lire la suite

— Universalis