AFRIQUE DU SUD RÉPUBLIQUE D', chronologie contemporaine

 

2019

8-22 mai 2019
Afrique du Sud. Victoire de l’ANC aux élections législatives.

Le 8, le Congrès national africain (ANC) du président Cyril Ramaphosa conserve la majorité absolue au Parlement, avec 57,5 p. 100 des suffrages et 230 sièges sur 400. Le recul de l’ANC, qui tombe pour la première fois depuis 1994 sous la barre de 60 p. 100 des voix dans un scrutin national, ne profite pas au principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (centre droit) de Mmusi Maimane, qui […] Lire la suite

2018

27 août 2018
Afrique du Sud. Annulation du développement du programme nucléaire civil.

Le gouvernement présente son plan de production électrique. Il annonce l’abandon du projet, défendu par l’ancien président Jacob Zuma, de développement des capacités nucléaires du pays — l’Afrique du Sud possède les deux seuls réacteurs atomiques du continent. Le plan prévoit, d’ici à 2030, de diminuer de moitié la part du charbon dans la production d’électricité — qui est aujourd’hui de 90 p. 100 […] Lire la suite

12-15 février 2018
Afrique du Sud. Démission du président Jacob Zuma.

Le 12, le comité national exécutif du Congrès national africain (ANC) engage la procédure de « rappel » – ou demande de démission – du président Jacob Zuma. Ce dernier est impliqué dans diverses affaires de corruption et est accusé d’avoir cédé des prérogatives officielles aux hommes d’affaires d’origine indienne de la famille Gupta. Cette décision de l’ANC reflète l’influence croissante du vice-p […] Lire la suite

2017

18 décembre 2017
Afrique du Sud. Élection de Cyril Ramaphosa à la tête de l’ANC.

Les délégués du Congrès national africain (ANC), au pouvoir, élisent le vice-président Cyril Ramaphosa, ancien dauphin de Nelson Mandela, à la présidence du parti. Celui-ci l’emporte de peu face à Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ex-épouse du chef de l’État Jacob Zuma, président sortant de l’ANC. Au centre de nombreuses affaires de corruption et en perte de vitesse dans l’opinion, l’ANC apparaît profondé […] Lire la suite

4-27 avril 2017
Afrique du Sud. Intensification des mouvements hostiles au président Jacob Zuma.

Le 4, la centrale syndicale Cosatu, associée depuis 1994 au pouvoir aux côtés du Congrès national africain (ANC) et du Parti communiste sud-africain (SACP), déclare que le président Jacob Zuma « n’est plus la personne qui convient pour unifier et mener […] le pays ». Impliqué dans plusieurs scandales politico-financiers, Jacob Zuma a cristallisé l’hostilité dont il est l’objet jusque dans son camp […] Lire la suite

2016

31 mars 2016
Afrique du Sud. Condamnation du président Jacob Zuma pour atteinte à la Constitution.

La Cour constitutionnelle, saisie par deux formations d’opposition, estime à l’unanimité que le fait pour le président Jacob Zuma d’avoir fait payer par l’État les onéreux travaux entrepris dans sa résidence privée de Nkandla constitue une atteinte à la Constitution. Elle le condamne à rembourser une partie des dépenses. Jacob Zuma, qui s’est entouré d’affairistes, est la cible de soupçons de corr […] Lire la suite

2014

7-21 mai 2014
Afrique du Sud. Victoire électorale de l'A.N.C. et réélection du président Jacob Zuma.

Le 7, le Congrès national africain (A.N.C.) au pouvoir remporte les élections législatives avec 62,2 p. 100 des suffrages et 249 sièges sur 400. Avec 22,2 p. 100 des voix et 89 élus, l'Alliance démocratique (libéral) de Helen Zille progresse fortement. La nouvelle formation des Combattants pour la liberté économique (gauche) de Julius Malema devient la troisième force du pays avec 6,4 p. 100 des s […] Lire la suite

2013

5-15 décembre 2013
Afrique du Sud. Mort de Nelson Mandela.

Le 5, Nelson Mandela, figure historique du Congrès national africain (A.N.C.), emprisonné de 1962 à 1990, prix Nobel de la paix en 1993 pour son combat contre l'apartheid, premier président noir du pays de 1994 à 1999, meurt à Johannesburg à l'âge de quatre-vingt-quinze ans. Sa mémoire est unanimement saluée à travers le monde. Le 10, une centaine de chefs d'État et de gouvernement assistent à une […] Lire la suite

14-15 octobre 2013
France – Afrique du Sud. Visite du président François Hollande en Afrique du Sud.

Les 14 et 15, le président français François Hollande effectue sa première visite d'État en Afrique du Sud. Il évoque avec son homologue Jacob Zuma les crises africaines – au Mali, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine –, sur lesquelles les deux pays ont parfois exprimé des positions divergentes. Plusieurs gros contrats commerciaux sont signés lors de cette visite, nota […] Lire la suite

2012

16-19 août 2012
Afrique du Sud. Massacre de mineurs.

Le 16, les forces de l'ordre ouvrent le feu sur des employés en grève de la mine de platine Lonmin à Marikana, à l'ouest de Pretoria, tuant trente-quatre d'entre eux. Les policiers affirment avoir agi en état de légitime défense. Deux cent soixante-dix mineurs sont interpellés. Il s'agit du drame le plus meurtrier survenu dans le pays depuis le retour de la démocratie en 1994. Avant ce coup de for […] Lire la suite

2009

8-31 juillet 2009
Afrique du Sud. Grèves et mouvements sociaux.

Le 8, plus de soixante-dix mille ouvriers du bâtiment affectés à la construction des infrastructures de la Coupe du monde de football de 2010 débutent une grève illimitée pour réclamer une hausse de salaire de 13 p. 100. Le 15, la grève des ouvriers du bâtiment prend fin avec la conclusion d'un accord octroyant une augmentation des salaires de 12 p. 100. Les 22 et 23, des émeutes éclatent dans le  […] Lire la suite

6 mai 2009
Afrique du Sud. Élection de Jacob Zuma à la présidence.

À la suite de la victoire du Congrès national africain (A.N.C.) aux élections législatives du 22 avril, les nouveaux députés élisent Jacob Zuma, le leader de l'A.N.C., à la présidence de la République avec 277 voix pour et 47 contre. C'est un succès pour lui, après plusieurs années de lutte judiciaire en raison d'accusations de corruption. Ses principaux chantiers sont la lutte contre la pauvreté, […] Lire la suite

22 avril 2009
Afrique du Sud. Victoire de l'A.N.C. aux élections législatives.

L'Afrique du Sud organise un scrutin législatif sur fond de crise économique et politique avec la scission du parti au pouvoir, le Congrès national africain (A.N.C.), après la démission de son leader Thabo Mbeki en septembre 2008. L'A.N.C remporte les élections avec 65,9 p. 100 des suffrages, obtenant 264 des 400 sièges du Parlement. Il devance l'Alliance démocratique qui remporte 16,68 p. 100 des […] Lire la suite

2008

12-25 septembre 2008
Afrique du Sud. Démission du président Thabo Mbeki.

Le 12, la justice prononce un non-lieu dans une des affaires de corruption impliquant le chef du Congrès national africain (A.N.C.) et ancien vice-président Jacob Zuma, rival du président Thabo Mbeki et candidat à l'élection présidentielle prévue en avril 2009. Le 20, Thabo Mbeki, qui a perdu la plupart de ses appuis, annonce sa démission de la présidence de la République, à la demande de l'A.N.C. […] Lire la suite

11-21 mai 2008
Afrique du Sud. Vague de violences xénophobes à Johannesburg.

À partir du 11, les étrangers vivant dans les bidonvilles qui entourent Johannesburg font l'objet de violences meurtrières exercées de la part de la population. La plupart des victimes sont des travailleurs clandestins venus du Zimbabwe, du Malawi et du Mozambique, accusés par les habitants les plus pauvres de la capitale de causer tous les maux – chômage, délinquance, manque de logements – dont i […] Lire la suite

28 février 2008
France – Afrique du Sud. Visite du président Nicolas Sarkozy en Afrique du Sud.

Le président français Nicolas Sarkozy, qui entame une visite d'État de deux jours en Afrique du Sud, prononce un discours devant le Parlement du Cap. Prenant le contre-pied des propos controversés qu'il avait tenus à Dakar en juillet 2007, il loue la « renaissance » de l'Afrique et appelle à la « refondation » des relations franco-africaines. Il constate que le continent africain a été « victime p […] Lire la suite

2004

7 août 2004
Afrique du Sud. Fusion entre le Nouveau Parti national et l'A.N.C.

En perte d'audience depuis les élections d'avril, le Parti national, ancien parti de l'apartheid, aux affaires de 1948 à 1994 et rebaptisé à cette date Nouveau Parti national (N.N.P.), annonce sa fusion avec le Congrès national africain (A.N.C.), au pouvoir. Une partie des militants du N.N.P. avaient déjà rejoint l'A.N.C., tandis qu'une autre s'était rapprochée de groupuscules d'extrême droite ou  […] Lire la suite

14-27 avril 2004
Afrique du Sud. Victoire de l'A.N.C. aux élections générales.

Le 14, le Congrès national africain (A.N.C.) au pouvoir remporte une large victoire aux élections législatives, avec 69,7 p. 100 des suffrages et 279 sièges sur 400 au Parlement. L'opposition libérale de l'Alliance démocratique est également en progression, avec 12,4 p. 100 des voix et 50 sièges. Le parti de la Liberté Inkhata, à majorité zouloue, obtient 7 p. 100 des suffrages et 28 élus, le Mouv […] Lire la suite

2003

19 novembre 2003
Afrique du Sud. Programme de lutte contre le sida.

Le gouvernement annonce un plan de lutte contre le sida, lequel prévoit notamment l'implantation de nouveaux centres de thérapie et la distribution gratuite de médicaments antirétroviraux (A.R.V.). L'Afrique du Sud, où 11,7 p. 100 des habitants sont séropositifs, est le pays le plus touché par le virus du sida. Ce programme de lutte est également le plus important jamais mis en œuvre dans le monde […] Lire la suite

8-12 juillet 2003
États-Unis – Afrique. Tournée africaine du président George W. Bush.

Le 8, le président des États-Unis George W. Bush entame par le Sénégal sa tournée africaine. À Dakar, les représentants des pays membres de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest demandent aux États-Unis de prendre la tête de la force d'interposition qu'ils comptent envoyer au Liberia. Le président Bush se rend dans l'île de Gorée, jadis lieu de partance des navires négriers vers  […] Lire la suite

1999

2-16 juin 1999
Afrique du Sud. Large victoire de l'A.N.C. aux élections législatives.

Le 2, le Congrès national africain (A.N.C.), au pouvoir depuis avril 1994, remporte les élections législatives avec 66,3 p. 100 des suffrages (+ 3,7 p. 100 par rapport au scrutin de 1994) et 266 sièges (+ 14) sur 400 au Parlement. L'opposition est émiettée. Le Parti démocratique (D.P.) de Tony Leon, héritier des partis libéraux antiapartheid, devient le premier parti d'opposition devant le Parti n […] Lire la suite

1998

29 octobre 1998
Afrique du Sud. Publication du rapport de la Commission Vérité et réconciliation.

Au terme de deux ans et demi d'investigations, Mgr Desmond Tutu remet au président Nelson Mandela le rapport de la Commission Vérité et réconciliation sur les violations des droits de l'homme durant le régime d'apartheid. L'initiative devait démontrer la possibilité de dresser le bilan objectif d'une période troublée pour mieux sceller l'unité retrouvée du pays. Mais, à la v […] Lire la suite

25-30 juin 1998
France – Afrique. Tournée du président Jacques Chirac en Afrique australe.

Le 25, le président français entame par la Namibie sa tournée en Afrique australe. L'aide publique au développement et l'intégration régionale sont les principaux thèmes abordés lors de cette étape.Du 26 au 28, le président Chirac séjourne en Afrique du Sud. Il évoque l'ouverture de la politique africaine de la France vers l'Afrique australe, le nécessaire développement des relations économiques b […] Lire la suite

23 mars-2 avril 1998
États-Unis – Afrique. Tournée du président Bill Clinton en Afrique.

Le 23, Bill Clinton entame, au Ghana, une tournée de onze jours en Afrique. Cette visite d'une durée sans précédent est la première d'un président américain sur le Continent noir depuis celle du président Jimmy Carter en 1978. Bill Clinton apporte le soutien de son pays aux grands principes de la démocratie, de la paix et de l'ouverture sur l'économie mondiale qui conditionnent le développement de […] Lire la suite

1997

16-17 décembre 1997
Afrique du Sud. Élection de Thabo Mbeki à la présidence de l'A.N.C.

Le 16, à l'ouverture de la conférence du Congrès national africain (A.N.C.), le président Nelson Mandela, qui souhaite prendre sa retraite, démissionne de ses fonctions à la tête de l'organisation. Dans son discours, il prône une « renaissance africaine » fondée sur la « réelle émancipation politique, économique et culturelle du continent » et il critique sévèrement la minorité blanche de son pays […] Lire la suite

1996

10 décembre 1996
Afrique du Sud. Signature de la nouvelle Constitution.

Le président Mandela paraphe la nouvelle Constitution, adoptée à la majorité des deux tiers par l'Assemblée constituante : les députés du Parti national de Frederik De Klerk l'ont approuvée, mais l'Inkatha de Mangosuthu Buthelezi a maintenu son boycottage des travaux de l'Assemblée, réclamant plus de pouvoir pour la province du Kwazulu-Natal que ce parti contrôle et pour les chefs traditionnels qu […] Lire la suite

8-14 mai 1996
Afrique du Sud. Adoption de la nouvelle Constitution et retrait du Parti national du gouvernement d'union nationale.

Le 8, l'Assemblée constituante adopte la nouvelle Loi fondamentale du pays. Cette Constitution démocratique doit remplacer, d'ici aux élections générales de 1999, le texte intérimaire en vigueur. Bien qu'en désaccord avec certaines de ses dispositions touchant aux intérêts de la minorité blanche, le Parti national (N.P.) de Frederik De Klerk, qui n'a pas obtenu la reconduction du gouvernement d'un […] Lire la suite

1995

14-19 septembre 1995
Vatican – Afrique. Visite du pape Jean-Paul II au Cameroun, en Afrique du Sud et au Kenya.

Le 14, le pape Jean-Paul II se rend en Afrique afin d'y célébrer la fin du synode consacré au continent noir qui s'est tenu à Rome en avril-mai 1994. Il rend publique l'exhortation apostolique intitulée Ecclesia in Africa, document final du synode dans lequel le souverain pontife dénonce la « malhonnêteté », la « corruption », « le tribalisme, le népotisme, le racisme, l'intolé […] Lire la suite

1994

4-5 juillet 1994
Afrique du Sud – France. Visite du président François Mitterrand en Afrique du Sud.

Les 4 et 5, le président François Mitterrand effectue la première visite officielle d'un chef d'État en Afrique du Sud depuis l'investiture du président Nelson Mandela, en mai. François Mitterrand s'exprime devant les deux Chambres du Parlement, au Cap, et s'entretient avec Nelson Mandela. Ce dernier se déclare intéressé par la proposition de la France, très présente en Afrique, de coopérer avec l […] Lire la suite

6-25 mai 1994
Afrique du Sud. Élection de Nelson Mandela à la présidence.

Le 6, la publication des résultats officiels des premières élections multiraciales d'avril confirment la victoire du Congrès national africain (A.N.C.) de Nelson Mandela qui remporte 62,65 p. 100 des suffrages et 252 sièges sur 400 dans le nouveau Parlement. Le Parti national (N.P.) du Premier ministre sortant Frederik De Klerk obtient 20,39 p. 100 des voix et 82 sièges, et l'Inkatha, le mouvement […] Lire la suite

19-29 avril 1994
Afrique du Sud. Victoire de l'A.N.C. aux premières élections multiraciales.

Le 19, à une semaine des premières élections multiraciales, le mouvement Inkatha à dominante zouloue de Mangosuthu Buthelezi décide de participer au scrutin. Ce revirement fait suite à la conclusion d'un accord avec le président Frederik de Klerk et le chef de l'A.N.C., Nelson Mandela.Le 23, le chef du Front de la liberté, Constand Viljoen, qui a rompu avec son parti opposé aux élections, le Front […] Lire la suite

4-31 mars 1994
Afrique du Sud. Menaces de boycottage avant les premières élections multiraciales.

Le 4, le mouvement Inkatha, à dominante zoulou, de Mangosuthu Buthelezi et le Front de la liberté, parti créé pour la circonstance par le général Constand Viljoen, chef du Front du peuple afrikaner (A.V.F., extrême droite), s'inscrivent sur la liste des partis politiques, close le même jour à minuit, se réservant ainsi la possibilité de participer aux premières élections multiraciales prévues en a […] Lire la suite

1993

2-22 décembre 1993
Afrique du Sud. Ratification de la Constitution par le Parlement.

Le 2, les participants à la Conférence sur l'avenir institutionnel du pays décident de restaurer la citoyenneté sud-africaine pour les habitants des bantoustans, ces enclaves noires « indépendantes » reconnues par la seule Afrique du Sud : le Bophuthatswana, le Transkei, le Ciskei et le Venda.Le 7, le Conseil exécutif de transition (T.E.C.), dont la création a été approuvée par le Parlement le 23  […] Lire la suite

18 novembre 1993
Afrique du Sud. Adoption du projet de Constitution intérimaire.

Les représentants des partis à la Conférence sur l'avenir institutionnel du pays approuvent le projet de Constitution intérimaire qui régira l'Afrique du Sud durant la période de transition de cinq ans. Au terme de cette période, l'Assemblée qui sera élue en avril 1994 adoptera un texte définitif qui ne pourra s'éloigner beaucoup de la Constitution intérimaire. Celle-ci instaure un État décentrali […] Lire la suite

12-15 octobre 1993
Afrique du Sud. Frederik De Klerk et Nelson Mandela Prix Nobel de la paix.

Le 12, le Front du peuple afrikaner, le Parti conservateur, le parti zoulou Inkatha et les dirigeants des deux homelands du Ciskei et du Bophuthatswana présentent le mouvement de l'Alliance de la liberté dont l'objectif est de s'opposer aux accords conclus par la Conférence sur l'avenir institutionnel du pays.Le 15, le président Frederik De Klerk et le président de l'A.N.C. Nelson Mandela reçoiven […] Lire la suite

7-24 septembre 1993
Afrique du Sud. Discussions entre le gouvernement et l'A.N.C. sur l'exercice du pouvoir.

Le 7, dans le cadre des discussions sur l'avenir institutionnel du pays, le gouvernement et le Congrès national africain (A.N.C.) parviennent à un accord sur la création d'un Conseil exécutif de transition (T.E.C.) destiné à associer les Noirs aux décisions politiques, en attendant la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale issu des élections multiraciales fixées au 27 avril 1994.Le 23,  […] Lire la suite

2-25 juillet 1993
Afrique du Sud. Fixation de la date des premières élections multiraciales.

Le 2, les vingt-cinq parties aux négociations sur l'avenir institutionnel du pays adoptent une résolution présentée par le Congrès national africain (A.N.C.), qui fixe les premières élections multiraciales au 27 avril 1994. Six formations, dont le Parti conservateur (C.P.) et le mouvement conservateur zoulou Inkatha, contestent la décision qui ne jouit pas, selon eux, d'un consensus suffisant. L'A […] Lire la suite

1er-29 avril 1993
Afrique du Sud. Assassinat de Chris Hani, secrétaire général du Parti communiste.

Le 1er, les discussions multipartites sur l'avenir du pays, suspendues depuis 1992, reprennent à Johannesburg. La poursuite des violences et le démantèlement des branches armées du Congrès national africain (A.N.C.) et du Congrès panafricain sont au centre des débats.Le 10, Chris Hani, secrétaire général du Parti communiste sud-africain et membre du Conseil national exécutif […] Lire la suite

24 mars 1993
Afrique du Sud. Annonce du démantèlement de la puissance nucléaire en 1990.

Le président Frederik De Klerk annonce devant les trois chambres du Parlement réunies que l'Afrique du Sud a engagé un programme nucléaire militaire en 1974 face à la montée des menaces soviétiques dans la région, mais qu'elle a démantelé la chaîne de production d'armes en 1990, en raison de l'évolution de la situation internationale et du désir d'ouverture diplomatique du pays. Pretoria a signé l […] Lire la suite

12-20 février 1993
Afrique du Sud. Projet d'accord entre le gouvernement et l'A.N.C.

Le 12, au terme de trois jours de pourparlers et après deux mois de rencontres bilatérales, les représentants du gouvernement et du Congrès national africain (A.N.C.) annoncent un projet d'accord qui pourrait servir de base pour une reprise des négociations au sein de la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (Codesa). Inaugurée en décembre 1991, la Codesa avait interrompu ses travaux en  […] Lire la suite

1992

7-29 septembre 1992
Afrique du Sud. Vers une reprise des négociations.

Le 7, l'armée du bantoustan du Ciskei ouvre le feu sur les dizaines de milliers de manifestants du Congrès national africain (A.N.C.) qui tentaient de franchir la frontière. Le bilan de la fusillade s'élève à une trentaine de morts. L'A.N.C. accuse le gouvernement de Pretoria de complicité passive avec la junte militaire du Ciskei. Cette opération conduite par l'organisation nationaliste noire con […] Lire la suite

3-4 août 1992
Afrique du Sud. Succès de la grève générale à l'appel de l'A.N.C.

Les 3 et 4, le Congrès national africain (A.N.C.), le Congrès des syndicats sud-africains et le Parti communiste sud-africain appellent à la grève générale. Celle-ci s'inscrit dans la campagne d'actions de masse lancée en juin par l'A.N.C. en réaction à l'absence de résultats de la Convention pour une Afrique du Sud démocratique à laquelle l'organisation noire a suspendu sa participation. La résol […] Lire la suite

16-23 juin 1992
Afrique du Sud. Radicalisation de l'A.N.C. et suspension des négociations.

Le 16, jour anniversaire des émeutes de Soweto en 1976, le président du Congrès national africain (A.N.C.) Nelson Mandela lance une campagne de protestation pour obtenir du gouvernement l'accélération du processus démocratique. Dénonçant la responsabilité du gouvernement dans le piétinement des discussions au sein de la Commission pour une Afrique du Sud démocratique (Codesa), l'A.N.C. exige l'ins […] Lire la suite

7-9 avril 1992
Afrique du Sud – Côte d'Ivoire – Nigeria. Fin de l'isolement diplomatique.

Le 7, Pretoria et Yamoussoukro décident d'établir des relations diplomatiques. Ce geste marque le retour sur la scène diplomatique africaine de l'Afrique du Sud, rendu possible par l'abolition de l'apartheid en 1991.Le 9, le président sud-africain Frederik De Klerk entame une visite officielle de deux jours au Nigeria, où il est accueilli par son homologue, le général Ibrahim Babangida, président  […] Lire la suite

17 mars 1992
Afrique du Sud. Succès du oui au référendum sur la poursuite des réformes.

Les électeurs blancs sud-africains se prononcent par référendum sur la poursuite du processus de réformes engagé en février 1990 par le président De Klerk, et qui doit conduire à l'élaboration d'une nouvelle Constitution garantissant la représentation politique de la population noire et préservant les droits des minorités. Hostile au principe d'une consultation réservée aux Blancs, Nelson Mandela, […] Lire la suite

1991

20 décembre 1991
Afrique du Sud. Ouverture des négociations sur une Constitution démocratique.

La Convention pour une Afrique du Sud démocratique (Codesa) réunissant, pour la première fois, Noirs et Blancs, tient sa session inaugurale à Johannesburg pour tenter de jeter les bases d'une nation démocratique et non raciale. Cette réunion, malgré l'absence du chef zoulou Mangosuthu Buthelezi, des représentants de l'extrême gauche noire et de l'extrême droite blanche, est considérée comme un évé […] Lire la suite

8-14 septembre 1991
Afrique du Sud. Signature d'un accord pour mettre fin à la violence dans les ghettos noirs.

Le 8, au cours d'une embuscade à Tokosa à l'est de Johannesburg, dix-huit sympathisants de l'Inkhata, mouvement zoulou dirigé par Mangosuthu Buthelezi, sont tués. L'Inkhata laisse clairement entendre que ce massacre est l'œuvre de membres du Congrès national africain (A.N.C.). Aussitôt, des commandos zoulous lancent des opérations de représailles dans les ghettos noirs voisins, causant la mort de  […] Lire la suite

9-30 juillet 1991
Afrique du Sud. Levée des sanctions et « Inkathagate ».

Le 9, le Comité international olympique (C.I.O.) décide, après la fin officielle de l'apartheid en juin, de réintégrer l'Afrique du Sud, exclue du mouvement depuis 1970.Le 10, le président George Bush annonce aussi la levée partielle des sanctions économiques contre l'Afrique du Sud votées par le Congrès en septembre 1986 ; certaines sanctions continueront à être appliquées, notamment sur les vent […] Lire la suite

27 juin 1991
Afrique du Sud. Fin de l'apartheid.

Le président Frederik De Klerk signe l'abrogation – votée quelques jours auparavant par le Parlement – des lois qui servaient de piliers à la discrimination raciale. Ces mesures d'abrogation entrent en vigueur le 30, marquant la fin du régime de l'apartheid existant depuis 1948. […] Lire la suite

18-25 mai 1991
Afrique du Sud. Refus de l'A.N.C. de participer à un sommet sur la violence.

Le 18, le Congrès national africain (A.N.C.) annonce qu'il suspend sa participation aux négociations sur la future constitution et décide de ne pas assister au « sommet sur la violence et l'intimidation » prévu à la fin du mois. Il reproche au gouvernement de ne pas avoir tenu ses engagements sur la libération de tous les prisonniers politiques et l'autorisation du retour des exilés avant le 30 av […] Lire la suite

14 mai 1991
Afrique du Sud. Condamnation de Winnie Mandela.

Winnie Mandela, épouse du vice-président du Congrès national africain (A.N.C.), Nelson Mandela, est condamnée à six ans d'emprisonnement. Elle était poursuivie pour avoir participé à l'enlèvement et à la séquestration de quatre jeunes Noirs, en décembre 1988, à Soweto. Ils avaient été battus dans sa propre maison, et le cadavre de l'un d'entre eux, un adolescent de quatorze ans, avait été retrouvé […] Lire la suite

1er-12 février 1991
Afrique du Sud. Les dernières lois de l'apartheid bientôt abolies.

Le 1er, le président Frederik De Klerk, prononçant le discours d'ouverture de la session parlementaire, s'engage à faire voter par le Parlement l'abolition des trois dernières grandes lois de l'apartheid : le Land Act qui réserve 87 p. 100 du territoire aux Blancs, le Group Areas Act qui réglemente les lieux d'habitation et le Registration Act qui divise la population à la n […] Lire la suite

1990

8-26 septembre 1990
Afrique du Sud. Reprise des violences et visite du président Frederik De Klerk aux États-Unis.

Du 8 au 10, les violences reprennent dans les cités noires de la banlieue de Johannesburg : alors que cinquante-trois personnes sont tuées lors d'affrontements entre Noirs à Soweto, des provocateurs blancs sont impliqués dans les heurts meurtriers qui opposent des Zoulous de l'Inkatha à des partisans de l'A.N.C.Le 11, Nelson Mandela rencontre le président De Klerk pour tenter de mettre fin aux « v […] Lire la suite

6-24 août 1990
Afrique du Sud. Abandon de la lutte armée par l'A.N.C. et violences ethniques autour de Johannesburg.

Les 6 et 7, des représentants du gouvernement sud-africain et du Congrès national africain (A.N.C.) se réunissent à Pretoria pour la deuxième série des pourparlers préalables aux négociations. Ils signent un accord aux termes duquel l'A.N.C. s'engage, vingt-neuf ans après l'avoir déclenchée, à suspendre sa lutte armée, ouvrant ainsi la voie à des négociations sur une nouvelle Constitution et sur l […] Lire la suite

4-30 juin 1990
Afrique du Sud. Voyage de Nelson Mandela en Europe et en Amérique et fin de l'état d'urgence.

Le 4, Nelson Mandela, vice-président du Congrès national africain (A.N.C.), quitte l'Afrique du Sud pour une tournée de six semaines dans plusieurs pays d'Europe et d'Amérique du Nord afin de plaider en faveur du maintien des sanctions économiques contre l'Afrique du Sud.Les 6 et 7, il est à Paris où il est accueilli par le président de la République et Mme Danielle Mitterra […] Lire la suite

2-26 mai 1990
Afrique du Sud. Premiers pourparlers officiels entre le gouvernement et l'A.N.C. et voyage du président De Klerk en Europe.

Du 2 au 4, au Cap, des représentants du gouvernement sud-africain et du Congrès national africain (A.N.C.) entament pour la première fois des conversations exploratoires pour préparer l'ouverture de négociations. Frederik De Klerk s'engage à revoir la législation sur la sécurité et promet la levée de l'état d'urgence, tandis que Nelson Mandela déclare : « Nous allons réexaminer entièrement la ques […] Lire la suite

4 mars 1990
Afrique du Sud. Coup d'État au Ciskei.

Un Conseil d'État formé de militaires et présidé par le général Josh Gqozo prend le pouvoir dans le bantoustan noir du Ciskei, État artificiellement créé par l'Afrique du Sud et enclavé dans la province du Cap. Le président destitué, Lennox Sebe, en voyage en Asie, est accusé de répression envers les syndicalistes et les militants anti-apartheid. Les nouveaux dirigeants réclament la réintégration  […] Lire la suite

2-20 février 1990
Afrique du Sud. Légalisation des partis nationalistes noirs et libération de Nelson Mandela.

Le 2, le président Frederik De Klerk présente, dans un discours-programme prononcé au Cap devant le Parlement, toute une série de mesures exceptionnelles en faveur des Noirs : la légalisation des partis anti-apartheid, dont le Congrès national africain (A.N.C.) interdit depuis 1960 et le Parti communiste sud-africain (S.A.C.P.), la libération prochaine de Nelson Mandela, la suppression des restric […] Lire la suite

1989

10-29 octobre 1989
Afrique du Sud. Libération de huit dirigeants nationalistes.

Le 10, le président Frederik De Klerk annonce la prochaine libération de prisonniers politiques, à l'exclusion de celle de Nelson Mandela.Le 15, les huit prisonniers, dont Walter Sisulu et six autres dirigeants historiques du Congrès national africain (A.N.C.), tous condamnés à la réclusion à perpétuité quelque vingt-six ans auparavant, sont libérés. Après une cérémonie dans l'église de Soweto, Wa […] Lire la suite

6-22 septembre 1989
Afrique du Sud. Majorité absolue à la Chambre blanche pour le Parti national.

Le 6, les Sud-Africains, blancs, indiens et métis, élisent leurs trois Assemblées distinctes dans un climat de tension provoquée par l'exclusion du scrutin des 26 millions de Noirs qui représentent les trois quarts de la population. À la Chambre blanche, la formation du président Frederik De Klerk, le Parti national, au pouvoir depuis 1948, conserve de justesse la majorité absolue avec quatre-ving […] Lire la suite

14-18 août 1989
Afrique du Sud. Remplacement du président Pieter Botha par Frederik De Klerk.

Le 14, le président Pieter Botha, qui dirige le pays depuis 1978, annonce sa démission, en raison du conflit qui l'oppose à son successeur désigné, Frederik De Klerk. Celui-ci est chargé, à partir du 15, d'assurer les fonctions de chef de l'État par intérim, jusqu'à ce qu'il soit élu officiellement le 14 septembre. À l'occasion de sa prise de fonctions, Frederik De Klerk confirme ses intentions ré […] Lire la suite

9-15 mars 1989
Afrique du Sud. Le président Pieter Botha désavoué par son parti.

Le 9, Pieter Botha, qui avait annoncé, le 2 février, sa démission de chef du Parti national, la formation au pouvoir depuis 1948, en raison de la congestion cérébrale qui l'avait frappé le 18 janvier, décide de reprendre ses fonctions plus tôt que prévu. En effet, une crise politique l'oppose au nouveau chef du Parti national, Frederik Willem De Klerk, élu le 2 février, qui souhaite des élections  […] Lire la suite

8-27 janvier 1989
Afrique du Sud – Angola – Namibie. Début d'application des accords de paix.

Le 8, le Congrès national africain (A.N.C.), principale organisation anti-apartheid d'Afrique du Sud, annonce qu'il retire ses bases militaires d'Angola afin de ne pas fournir à Pretoria un prétexte qui lui permettrait d'entraver le processus de paix en Namibie défini par les accords signés à New York le 22 décembre 1988.Le 10 est décrété jour férié en Angola pour fêter le départ du premier contin […] Lire la suite

1988

23 novembre-7 décembre 1988
Afrique du Sud. Clémence pour les « six de Sharpeville » et pour Nelson Mandela

Le 23, le président Pieter Botha commue en peine de prison la condamnation à mort des « six de Sharpeville ». Sans que leur participation ait jamais pu être prouvée par la justice, ces six Noirs avaient été condamnés en décembre 1985 pour le meurtre d'un conseiller municipal noir et l'incendie de sa maison en septembre 1984. Ce jugement avait provoqué une campagne de mobilisation internationale en […] Lire la suite

15-22 novembre 1988
Angola – Cuba – Afrique du Sud. Accord de principe sur le retrait cubain d'Angola

Le 15, les Angolais, les Cubains et les Sud-Africains, réunis à Genève sous l'égide des États-Unis, parviennent à un accord de principe portant sur le retrait des troupes cubaines d'Angola, préalable au processus devant mener à l'indépendance de la Namibie.Les 18 et 22, Cuba, l'Angola puis Pretoria approuvent cet accord de principe et décident de se réunir une dernière fois à Brazzaville pour disc […] Lire la suite

10-19 septembre 1988
Vatican – Afrique. Visite du pape Jean-Paul II en Afrique australe

Le 10, Jean-Paul II entame, à Harare, capitale du Zimbabwe, son trente-neuvième voyage à l'étranger, le quatrième en Afrique, mais le premier dans le sud du continent. Au cours d'un périple placé sous le double thème des droits de l'homme et du respect de la personne humaine, et qui l'amènera à visiter cinq pays en neuf jours, dont trois de la ligne de front anti-apartheid, le pape a prévu de cont […] Lire la suite

12-31 août 1988
Afrique du Sud. Hospitalisation de Nelson Mandela

Le 12, Nelson Mandela, chef historique de l'A.N.C. (Congrès national africain), âgé de soixante-dix ans et en prison depuis 1962, est hospitalisé au Cap : il est atteint de tuberculose.Le 17, le président Pieter Botha lui souhaite un prompt rétablissement et renouvelle sa proposition présentée depuis 1985, mais toujours refusée par le leader noir, de le libérer à condition qu'il renonce à la viole […] Lire la suite

2-27 août 1988
Angola – Namibie. Conclusion d'un accord de cessez-le-feu pour l'Angola et la Namibie

Du 2 au 5 se tient à Genève la cinquième phase en trois mois de négociations entre des représentants de l'Angola, de l'Afrique du Sud, de Cuba et des États-Unis. Un accord de cessez-le-feu est rendu public le 8 : il prévoit que les troupes sud-africaines quittent l'Angola avant le 1er septembre, date à laquelle Cuba est censé présenter un calendrier pour le retrait de ses tr […] Lire la suite

11-20 juillet 1988
Angola – Namibie. Principe pour un règlement pacifique en Angola et en Namibie

Du 11 au 13 se tient à New York une réunion entre des représentants de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de Cuba et des États-Unis, ces derniers servant de médiateurs. C'est la quatrième rencontre de ce type, après celles de Londres, de Brazzaville et du Caire. Un accord sur « un ensemble de principes » est obtenu.Le 20, les gouvernements sud-africain, angolais et cubain donnent leur aval à cet accor […] Lire la suite

3-13 mai 1988
Angola – Afrique du Sud. Recherche d'un règlement négocié pour l'Afrique australe

Les 3 et 4, une réunion entre des représentants de l'Angola, de Cuba, des États-Unis et de l'Afrique du Sud se tient pour la première fois à Londres pour tenter de trouver une solution aux conflits qui ravagent une partie de l'Afrique australe et empêchent le développement économique de l'Angola. Ce pays est en butte aux incursions de l'armée sud-africaine, tandis que, depuis l'indépendance en 197 […] Lire la suite

29 mars 1988
France. Assassinat à Paris de Dulcie September, représentante de l'A.N.C.

Dulcie September, représentante en France du Congrès national africain (A.N.C.), principale organisation sud-africaine d'opposition au régime de l'apartheid, est assassinée à Paris. Cet attentat, dont les services de renseignement occidentaux attribuent la responsabilité aux services secrets sud-africains, suscite une vive indignation, en particulier au sein de la gauche française et des organisat […] Lire la suite

24-25 février 1988
Afrique du Sud. Musellement des organisations anti-apartheid

Le 24, le gouvernement sud-africain annonce l'interdiction de toute activité politique imposée à dix-sept organisations noires et blanches anti-apartheid dont la principale, le Front démocratique uni (U.D.F.). Ces organisations ne sont pas dissoutes mais se voient dans l'impossibilité de s'exprimer sur le régime. La plus grande centrale syndicale noire, la C.O.S.A.T.U., est également limitée à ses […] Lire la suite

1987

11-12 novembre 1987
Angola – Afrique du Sud. Victoire de l'Afrique du Sud et de l'U.N.I.T.A. sur les troupes gouvernementales

Le 11, l'Afrique du Sud revendique pour la première fois son intervention directe en Angola pour aider les rebelles de l'U.N.I.T.A. (Union nationale pour l'indépendance totale en Angola) à répondre à une offensive d'une ampleur sans précédent, lancée depuis septembre par les forces gouvernementales angolaises, assistées par des Cubains et des Soviétiques.Le 12, Jonas Savimbi, chef du mouvement reb […] Lire la suite

8-10 octobre 1987
Afrique du Sud – France. Visite privée de « Pik » Botha en France

Du 8 au 10, « Pik » Botha, ministre sud-africain des Affaires étrangères, effectue une visite privée à Paris. Sa venue, qui avait été entourée d'une grande discrétion de la part du gouvernement français, provoque des réactions indignées au sein de la gauche. Il s'entretient, le 9, avec Jacques Chirac, puis avec Jean-Bernard Raimond, son homologue, sur la situation en Afrique australe. L'un comme l […] Lire la suite

7-28 septembre 1987
Afrique – France. Libération d'un coopérant français et visites à Paris des chefs d'État angolais et mozambicain

Le 7, Pierre-André Albertini, coopérant français détenu depuis octobre 1986 dans le bantoustan du Ciskei (enclave du sud-est de l'Afrique du Sud, dont seule Pretoria reconnaît l'indépendance), et condamné le 20 mars à quatre ans de prison pour avoir refusé de témoigner à charge contre cinq détenus noirs accusés d'actes terroristes, est libéré et remis, sur l'aéroport de Maputo, capitale du Mozambi […] Lire la suite

9-30 août 1987
Afrique du Sud. Grève des mineurs noirs

Le 9 commence, dans les mines d'or et de charbon, la première grande grève des mineurs noirs : trois cent quarante mille mineurs selon la N.U.M. (National Union of Mine Workers) qui a lancé le conflit, environ deux cent vingt mille d'après la Chambre des mines, organisme patronal regroupant les principales sociétés minières, cessent le travail pour réclamer des conditions décentes. La N.U.M. deman […] Lire la suite

19-26 juin 1987
France – Afrique du Sud. Différend diplomatique causé par l'« affaire Albertini »

Le 19, François Mitterrand « ajourne » la remise des lettres de créance du nouvel ambassadeur sud-africain à Paris pour protester contre l'incarcération de Pierre-André Albertini détenu dans le bantoustan sud-africain du Ciskei. Cette décision est considérée par Pretoria comme une « gifle ».Le 26, la condamnation de Pierre-André Albertini à quatre ans de prison pour refus de témoignage contre des  […] Lire la suite

6 mai 1987
Afrique du Sud. Progression de la droite aux élections législatives blanches

Un peu plus de trois millions d'électeurs blancs sont appelés à élire de façon anticipée les 166 députés de la Chambre blanche du Parlement tricaméral. Le Parti national (N.P.), au pouvoir depuis 1948, obtient 52,45 p. 100 des voix contre 56 p. 100 en avril 1981, mais progresse en sièges avec 123 députés élus. Le Parti conservateur (C.P.) fondé en mars 1982 par Andries Treurnicht et seize autres p […] Lire la suite

20 mars 1987
France – Afrique du Sud. Condamnation d'un coopérant français au Ciskei

À Bisho, capitale du Ciskei, territoire enclavé en Afrique du Sud, Pierre-André Albertini, enseignant au titre de la coopération, détenu depuis octobre 1986 dans le bantoustan du Ciskei pour complicité avec des « terroristes » du Congrès national africain (A.N.C.), qui refuse d'être témoin à charge contre ses codétenus, est condamné le 20 à quatre ans de prison. Le gouvernement français exprime sa […] Lire la suite

1986

11-12 novembre 1986
Afrique du Sud – France. Visite privée du président Pieter Botha en France

Le 11, Pieter Botha, président de la République sud-africaine, inaugure à Longueval dans la Somme un mémorial aux soldats sud-africains tombés en France lors des deux guerres mondiales. Le secrétaire d'État français aux Anciens Combattants, Georges Fontes, ayant décliné l'invitation à se rendre à la cérémonie, il est accueilli par le sous-préfet du département. Un important service d'ordre françai […] Lire la suite

25 octobre 1986
Afrique du Sud. Exclusion de l'Afrique du Sud de la conférence internationale de la Croix-Rouge

À l'ouverture de la 25e conférence internationale de la Croix-Rouge à Genève, la délégation gouvernementale d'Afrique du Sud est suspendue, après l'adoption, en dépit de l'opposition des pays occidentaux, d'une motion émanant de pays africains condamnant la politique d'apartheid. Ce vote, qui illustre la politisation grandissante de l'organisation, va à l'encontre des princi […] Lire la suite

20-22 octobre 1986
Afrique du Sud – États-Unis. Départ de nouvelles sociétés américaines

Le 20, un mois après Coca Cola, la société General Motors, premier groupe automobile mondial, décide de quitter l'Afrique du Sud, non seulement à cause de la politique d'apartheid, mais aussi en raison de la dégradation de la situation économique. Les investissements américains en Afrique du Sud sont passés de 3,9 milliards de dollars en 1981 à 1,3 milliard en 1986.Le 21, I.B.M. annonce la même dé […] Lire la suite

16 septembre 1986
C.E.E. Adoption de sanctions limitées contre l'Afrique du Sud

Les ministres des Affaires étrangères de la C.E.E., réunis à Bruxelles, décident (après l'engagement pris en juin par le Conseil européen de La Haye, d'appliquer des sanctions économiques communes si Pretoria n'assouplissait pas le régime de l'apartheid dans les trois mois) de mettre en œuvre ces sanctions qui comprennent l'interdiction de nouveaux investissements et de l'importation de fer, d'aci […] Lire la suite

16-22 septembre 1986
Afrique du Sud. Catastrophe minière meurtrière

Le 16, un incendie se déclare dans la mine d'or de Kinross, à une centaine de kilomètres à l'est de Johannesburg : cent soixante-dix-sept mineurs meurent asphyxiés et deux cent trente-cinq autres sont blessés. Il s'agit de l'accident le plus meurtrier jamais survenu dans une mine d'or en Afrique du Sud.Le 22, des centaines de mineurs noirs et des syndicalistes du N.U.M. (Syndicat national des mine […] Lire la suite

4 septembre-2 octobre 1986
États-Unis. Défaite du président Ronald Reagan au Congrès à propos des sanctions contre l'Afrique du Sud

Le 4, Ronald Reagan prolonge d'un an les sanctions limitées contre l'Afrique du Sud annoncées en 1985, qui expiraient le 9. Celles-ci portent essentiellement sur l'interdiction de la vente aux États-Unis de pièces d'or sud-africaines, de l'exportation d'ordinateurs et de certains prêts bancaires.Le 12, la Chambre des représentants à majorité démocrate se rallie, par 308 voix contre 77, à un projet […] Lire la suite

1er-26 août 1986
Afrique du Sud. Désaccords au sein du Commonwealth à propos des sanctions contre le régime de l'apartheid et nouveaux troubles à Soweto

Le 1er, le gouvernement sud-africain annonce de nouvelles dispositions renforçant les lois d'exception : les pouvoirs des responsables locaux de la police, en particulier, sont accrus.Les 3 et 4, sept chefs d'État et de gouvernement de pays du Commonwealth (Australie, Bahamas, Canada, Grande-Bretagne, Inde, Zambie et Zimbabwe) se réunissent à Londres pour étudier les sanctio […] Lire la suite

28-30 juillet 1986
Afrique. L'Afrique du Sud au centre des débats du 22e sommet de l'O.U.A.

Le 28, le XXIIe sommet de l'Organisation de l'unité africaine s'ouvre à Addis-Abeba avec l'élection du nouveau président pour un an, Denis Sassou Nguesso, chef de l'État congolais, qui succède au président sénégalais Abdou Diouf.Le 29, alors que l'essentiel des travaux est consacré à l'Afrique du Sud, le secrétaire général de l'Organisation, Ide Oumarou, réitère le souhait d […] Lire la suite

22-29 juillet 1986
Afrique du Sud. La question des sanctions économiques au premier plan

Le 22, alors qu'une pression croissante, tant aux États-Unis que dans le monde, s'exerce pour demander des sanctions économiques contre la politique d'apartheid, le président Reagan prononce un discours consacré à l'Afrique du Sud où il réaffirme son soutien aux dirigeants de Pretoria. Il déclare que les États-Unis et l'Occident commettraient un « acte de folie historique » en rompant avec l'Afriq […] Lire la suite

26-27 juin 1986
C.E.E. Conseil européen à La Haye sur la politique européenne à l'égard de Pretoria

Le 26 s'ouvre le Conseil européen de La Haye, présidé par Ruud Lubbers, Premier ministre néerlandais. Il réunit les chefs d'État et de gouvernement des Douze ; la France y est représentée à la fois par François Mitterrand et par Jacques Chirac. Les discussions portent essentiellement sur la politique à adopter à l'égard de l'Afrique du Sud.Le 27, le Conseil se sépare après que Margaret Thatcher, s […] Lire la suite

12-20 juin 1986
Afrique du Sud. État d'urgence illimité

Le 12, à quelques jours des manifestations prévues par les militants anti-apartheid pour la célébration du dixième anniversaire des émeutes de Soweto, qui avaient fait plus de six cents morts en juin 1976, l'état d'urgence est proclamé sur l'ensemble du territoire pour une durée illimitée. Des rafles sont opérées dans tous les milieux et se soldent par quelque trois mille arrestations, les mandats […] Lire la suite

19-20 mai 1986
Afrique du Sud. Raids de l'armée sud-africaine dans trois pays voisins

Le 19, l'armée sud-africaine lance un triple raid contre des installations de l'A.N.C. au Botswana, mais aussi, pour la première fois, en Zambie et au Zimbabwe. Ces raids font trois morts et une dizaine de blessés. Les militaires présentent leur action comme une mesure antiterroriste après la découverte d'un arsenal clandestin d'origine soviétique. Les protestations internationales sont nombreuses […] Lire la suite

9-14 mai 1986
Afrique du Sud – France. Retour à Pretoria de l'ambassadeur de France

Le 9, Pierre Boyer, ambassadeur de France en République sud-africaine rappelé à Paris le 24 juillet 1985 par le gouvernement de Laurent Fabius, regagne son poste.Le 14, devant les critiques de l'opposition, Jean-Bernard Raimond, ministre des Affaires étrangères, souligne devant l'Assemblée nationale que le rappel de Pierre Boyer « ne signifiait pas la rupture de nos relations diplomatiques », et c […] Lire la suite

3-27 mars 1986
Afrique du Sud. Levée de l'état d'urgence et poursuite de la violence dans les cités noires

Le 3, sept Noirs, membres présumés de l'A.N.C. (Congrès national africain), sont tués par la police à Guguletu, township située à proximité du Cap. Cette fusillade illustre, par sa violence, l'escalade dans la lutte qui oppose les forces de l'ordre sud-africain au mouvement nationaliste noir.Le 4, devant les trois chambres du Parlement réunies en session conjointe, le chef de l […] Lire la suite

31 janvier 1986
Afrique du Sud. Début d'assouplissement du régime d'apartheid

Le président Pieter Botha annonce devant le Parlement du Cap son intention de supprimer les pass-laws, laissez-passer obligatoires pour les Noirs, et de les remplacer par un document d'identité commun à tous les Sud-Africains ; il prévoit aussi la mise en œuvre d'une nouvelle politique d'urbanisation en faveur des Noirs et propose à l'U.R.S.S. d'échanger Nelson Mandela contre l […] Lire la suite

19-25 janvier 1986
Lesotho. Coup d'État militaire sous la pression de Pretoria

Le 19, le Premier ministre Leabua Jonatha, au pouvoir depuis juillet 1965 et auteur d'un coup de force en 1970 qui avait réduit à néant les pouvoirs du roi Moshoeshoe II, est renversé par un coup d'État militaire dirigé par le général Justin Lekhanya. Ce coup d'État est l'aboutissement d'une crise politique provoquée par le blocus économique imposé par l'Afrique du Sud depuis le 1 […] Lire la suite

1985

1er-25 décembre 1985
Afrique du Sud. Attentats terroristes, assassinats politiques, affrontements tribaux

Le 1er, trente-cinq syndicats, dont le puissant syndicat des mineurs noirs, la N.U.M. (National Union of Mineworkers), se regroupent en une seule confédération, la C.O.S.A.T.U. (Congress of South African Trade Unions). Avec quatre cent cinquante mille membres, la C.O.S.A.T.U. représente une force syndicale qui pourrait avoir une grande influence sur l'économie du pays.Le 3,  […] Lire la suite

2-21 novembre 1985
Afrique du Sud. Censure contre la presse

Le 2, Louis Le Grange, ministre de l'Intérieur de l'Afrique du Sud, annonce que, en cas de violence, photographes et cameramen seront interdits dans les districts soumis à l'état d'urgence. Les journalistes de la presse écrite pourront couvrir les événements violents, mais devront obtenir l'autorisation des services de police et se placer sous leur protection. Cette censure imposée à la presse pro […] Lire la suite

15-30 octobre 1985
Afrique du Sud. Nouveaux troubles et vive réprobation internationale après l'exécution d'un militant noir

Le 15, le président Botha refuse le recours en grâce et la réouverture du procès de Benjamin Moloïse, jeune militant noir, sympathisant du Congrès national africain (A.N.C.), condamné à mort pour le meurtre d'un policier.Le 17, plusieurs ambassadeurs occidentaux ainsi que le représentant de la C.E.E. à Johannesburg lancent des appels à la clémence. Roland Dumas, ministre français des Relations ext […] Lire la suite

16-22 septembre 1985
Angola – Afrique du Sud. Entrée de l'armée sud-africaine en Angola

Le 16, l'armée sud-africaine lance un nouveau raid sans le sud de l'Angola « pour prévenir une offensive » des maquisards namibiens de la S.W.A.P.O., qui auraient prévu de pilonner des bases militaires et d'attaquer des objectifs civils dans la province de l'Ovambo, dans le nord de la Namibie. L'Angola proteste vivement et accuse l'armée sud-africaine d'avoir pénétré sur son territoire pour contre […] Lire la suite

1er-25 septembre 1985
Afrique du Sud. Sanctions économiques limitées décidées par les États-Unis et la C.E.E.

Le 1er, le gouvernement sud-africain suspend jusqu'au 31 décembre tous les transferts financiers vers l'étranger, à commencer par les paiements de sa dette extérieure, estimée à 17 milliards de dollars, dont 12 milliards à moins d'un an. Seuls les intérêts des emprunts et les dividendes versés par les entreprises étrangères en Afrique du Sud continueront à être payés. Le min […] Lire la suite

1er-28 août 1985
Afrique du Sud. Poursuite de la violence et déception à la suite du discours du président Pieter Botha

Le 1er, Victoria Mxenge, avocate noire connue pour ses violentes critiques du système de l'apartheid, est tuée par balles par des inconnus dans la banlieue de Durban. Elle était l'un des avocats de la défense dans le procès en cours intenté à vingt-deux militants anti-apartheid pour « trahison ».Du 6 au 11, à la suite de cet assassinat, des émeutes provoquent la mort de soix […] Lire la suite

20-31 juillet 1985
Afrique du Sud. Réactions internationales après la proclamation de l'état d'urgence dans les cités noires

Le 20, le président sud-africain Pieter Botha annonce que l'état d'urgence est instauré à partir du 21 dans trente-six districts de la région de Johannesburg et de Port Élizabeth, à l'est de la province du Cap. Cette décision a été prise, selon Pieter Botha, pour faire face à l'agitation dans les cités noires où, depuis septembre 1984, les affrontements ont fait plus de cinq cents morts.Le 24, en  […] Lire la suite

14-21 juin 1985
Afrique du Sud – Botswana. Raid sud-africain à Gaborone

Le 14, des commandos sud-africains attaquent des installations de l'A.N.C. (Congrès national africain, mouvement anti-apartheid interdit en Afrique du Sud) à Gaborone, capitale du Botswana, faisant quinze morts, dont un enfant de six ans. Tandis que Pik Botha, ministre des Affaires étrangères sud-africain, présente ce raid comme une opération préventive contre l'accroissement des attaques terroris […] Lire la suite

5 juin 1985
Afrique du Sud – États-Unis. Sanctions économiques de Washington contre l'Afrique du Sud

La politique du président Reagan pour un « engagement constructif » en Afrique du Sud, qui se heurte à un scepticisme et à une opposition croissante dans l'opinion américaine, est désavouée par la Chambre des représentants, qui adopte, par 295 voix contre 127, un train de sanctions économiques contre le régime de Pretoria. La veille, la commission des Affaires étrangères du Sénat s'était également […] Lire la suite

27-29 avril 1985
Afrique du Sud. Vague de licenciements après une grève des mineurs

Les 27 et 28, 16 400 mineurs noirs sont licenciés pour « grève illégale » : 14 400 d'entre eux étaient employés par l'Anglo-American Corporation et travaillaient à Vall-Reefs, la plus grande mine d'or du monde ; les autres étaient employés par l'Anglo Vaal près de Hartebeesfontein. La N.U.M. (National Union of Mineworker's), le plus important des syndicats de mineurs noirs, réclame une augmentatio […] Lire la suite

18 avril 1985
Afrique du Sud – Namibie. Annonce par Pretoria de la mise en place d'institutions intérimaires en Namibie

Pieter Botha, chef de l'État sud-africain, annonce la mise en place d'un gouvernement et d'une Assemblée législative intérimaires en Namibie. Des négociations doivent s'ouvrir entre Pretoria et les représentants des partis namibiens regroupés au sein de la Conférence multipartite (M.P.C.). La S.W.A.P.O., reconnue par l'O.N.U. comme seul représentant authentique du peuple namibien, refuse de négoci […] Lire la suite

15-17 avril 1985
Angola – Afrique du Sud. Retrait d'Angola des dernières troupes sud-africaines

Le 15, le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Pik Botha, annonce le retrait complet des troupes sud-africaines du territoire angolais. Ce retrait, prévu par les accords de Lusaka du 16 février 1984, n'avait pas eu lieu, en raison de la persistance de la guérilla menée par les maquisards namibiens de la S.W.A.P.O. (South West Africa People's Organization) à la frontière.Le 17, les troupe […] Lire la suite

15-22 mars 1985
Afrique du Sud. Graves troubles dans les cités noires

Les 15, 16 et 17, de nouvelles émeutes ont lieu dans les cités noires de la provinces du Cap et près de Port Elizabeth. Quinze personnes sont tuées.Le 21, à Langa, township de Uitenhage, petite ville située près de Port Élizabeth, une foule d'environ trois mille personnes se rend aux obsèques de trois des quinze Noirs tués le week-end précédent. Des policiers tirent sur ce rass […] Lire la suite

14 février 1985
Afrique du Sud – France. Entretien de Pik Botha avec Roland Dumas

Pik Botha, en visite privée à Paris, est reçu par Roland Dumas. C'est la première entrevue entre le ministre des Affaires étrangères sud-africain et le ministre des Relations extérieures français depuis que la gauche est au pouvoir en France. L'entretien porte sur les problèmes régionaux de l'Afrique australe. La France réitère son souhait de voir la Namibie accéder à l'indépendance et condamne sa […] Lire la suite

10-28 février 1985
Afrique du Sud. Regain de la répression malgré quelques tentatives d'ouverture vers les milieux anti-apartheid

Le 10, Nelson Mandela, chef historique de la résistance noire, emprisonné à vie en 1964 pour complot contre le gouvernement, rejette l'offre de libération conditionnelle faite le 31 janvier par le président Pieter Botha à certains prisonniers politiques condamnés à de longues peines. Cette proposition s'accompagne, de la part des autorités, d'une ouverture en direction de l'opposition noire et en  […] Lire la suite

1984

5-6 novembre 1984
Afrique du Sud. Succès de la grève du Transvaal

Les 5 et 6, la grève générale lancée au Transvaal par des mouvements antiapartheid est largement suivie par la population noire. Des tracts sont diffusés, invitant les Noirs à rester chez eux et réclamant en outre la suppression des hausses de loyers, des tarifs d'électricité et du prix de l'eau. Ces deux journées sont marquées par des incidents sanglants, qui font vingt-trois morts, et par de nom […] Lire la suite

22-28 septembre 1984
Afrique du Sud. Faible participation aux élections des Parlements métis et indien

Le 22, les électeurs métis (1,4 à 1,5 million) sont invités à désigner les quatre-vingts membres de la Chambre des représentants prévue par la nouvelle Constitution qui entre en vigueur le 3 septembre. La campagne est houleuse, et plusieurs partisans du boycottage sont arrêtés. Les résultats donnent un taux de participation très faible : 29,48 p. 100.Le 28, la communauté indienne désigne à son tou […] Lire la suite

2-17 septembre 1984
Afrique du Sud. Violents affrontements dans des cités noires

Du 2 au 4, les cités noires situées au sud de Johannesburg sont le théâtre de violentes émeutes après l'annonce d'une augmentation des loyers. Selon un bilan officiel, trente et une personnes sont tuées.Le 14, Pieter Botha, Premier ministre depuis six ans, prête serment comme président de la République sud-africaine. Il conserve ses fonctions de chef du gouvernement.Le 17, le Syndicat national des […] Lire la suite

29 mai-13 juin 1984
Afrique du Sud. Première tournée européenne d'un Premier ministre sud-africain

Du 29 mai au 13 juin, Pieter Botha se rend en Europe. Cette première visite d'un chef de gouvernement sud-africain est marquée par des manifestations contre l'apartheid. L'accueil des autorités n'est jamais vraiment chaleureux, sauf au Portugal, première étape du voyage, où Mario Soares, Premier ministre socialiste, accepte une invitation à se rendre en Afrique du Sud. Pieter Botha se rend success […] Lire la suite

16 mars 1984
Afrique du Sud – Mozambique. Signature d'un pacte de non-agression entre Pretoria et Maputo

Pieter Botha, Premier ministre d'Afrique du Sud, et Samora Machel, président du Mozambique, signent un traité de non-agression. Pretoria renonce à appuyer la Résistance nationale du Mozambique (R.N.M.) et, en contrepartie, le Mozambique ne tolérera plus que les guérilleros du Congrès national africain (A.N.C.), mouvement anti-apartheid, responsable d'actions terroristes en Afrique du Sud, prennent […] Lire la suite

16 février 1984
Afrique du Sud – Namibie. Détente entre l'Afrique du Sud et l'Angola

L'Afrique du Sud et l'Angola signent, à Lusaka (Zambie), un accord sur le désengagement militaire de l'Afrique du Sud du territoire angolais. Une commission conjointe est formée, chargée de surveiller le processus de retrait. Les États-Unis sont également représentés dans cette commission. L'Angola s'engage de son côté à contrôler les activités de la S.W.A.P.O. dont les bases se trouvent sur son t […] Lire la suite

11-31 janvier 1984
Afrique du Sud – Namibie. Vers un dialogue entre la S.W.A.P.O. et Pretoria

Le 11, les maquisards de la S.W.A.P.O. (Organisation du peuple du Sud-Ouest africain) acceptent la proposition de l'Afrique du Sud d'engager des négociations. Toutefois la S.W.A.P.O. souhaite limiter ces conversations à la question d'un éventuel cessez-le-feu en Namibie sans évoquer en particulier la présence de troupes cubaines dans la région.Le 31, l'Afrique du Sud annonce un « désengagement » d […] Lire la suite

1983

6-23 décembre 1983
Afrique du Sud – Namibie. Incursion sud-africaine dans le Sud angolais et impasse dans les négociations sur l'indépendance de la Namibie

Le 7, Claude Cheysson, ministre français des Relations extérieures, annonce que la France ne participera plus aux réunions du « groupe de contact », comprenant les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l'Allemagne fédérale et la France, qui est chargé depuis 1978 de préparer l'indépendance de la Namibie. La négociation est en effet bloquée, les États-Unis et l'Afrique du Sud exigeant le retra […] Lire la suite

2 novembre 1983
Afrique du Sud. Référendum sur l'intégration limitée des communautés indienne et métisse

65,96 p. 100 des électeurs blancs se prononcent par référendum en faveur d'un projet de Constitution qui prévoit la présidentialisation du régime et l'association, partielle et dans des Chambres séparées, des minorités indienne et métisse à l'exercice du pouvoir, en excluant la majorité noire. […] Lire la suite

9 juin 1983
Afrique du Sud. Exécution de trois militants de l'A.N.C.

Trois membres de l'African National Congress, le mouvement de lutte armée contre l'apartheid, sont pendus à Pretoria malgré les appels à la clémence de l'O.N.U., de la C.E.E., du mouvement des Non-Alignés, de l'O.U.A., de Washington et de Paris. […] Lire la suite

20-23 mai 1983
Afrique du Sud – Mozambique. Attentat meurtrier à Pretoria et représailles sud-africaines au Mozambique

Le 20, une voiture garée devant le quartier général de l'armée de l'air explose dans le centre de Pretoria, faisant dix-huit morts et plus de deux cents blessés. Cet attentat est revendiqué par le mouvement de libération sud-africain, l'African National Congress.Le 21, Olivier Tambo, président de l'A.N.C., déclare que l'attentat est « justifié » car il s'agit « d'une attaque contre le régime milit […] Lire la suite

6 avril 1983
France – Afrique du Sud. Interdiction gouvernementale de tout contact sportif avec l'Afrique du Sud

Edwige Avice, ministre français de la Jeunesse et des Sports, adresse une lettre aux présidents des fédérations sportives, dans laquelle, rappelant que le gouvernement français condamne l'apartheid, elle interdit aux équipes sportives françaises toute relation avec leurs homologues d'Afrique du Sud. Cette mise en demeure provoque de vives protestations du président de la Fédération française de ru […] Lire la suite

10-18 janvier 1983
Afrique du Sud – Namibie. Reprise en main de la Namibie par Pretoria

Le 10, Dirk Mudge, président du « Conseil des ministres » namibien, donne sa démission pour protester contre l'attitude humiliante de l'Afrique du Sud. Cet ancien fermier blanc, installé par Pretoria en 1978 pour réduire l'audience des nationalistes de la S.W.A.P.O., était souvent considéré comme une « marionnette » du gouvernement sud-africain.Le 18, l'Assemblée nationale namibienne, formée en 19 […] Lire la suite

1982

9-22 décembre 1982
Afrique du Sud – Lesotho. Raid sud-africain meurtrier au Lesotho

Le 9, des troupes sud-africaines pénètrent au Lesotho, petit État enclavé dans l'Afrique du Sud, pour s'attaquer, dans la capitale même, Maseru, à des locaux de l'African National Congress, organisation luttant contre l'apartheid en Afrique du Sud. Cette action de commando qui fait une quarantaine de morts, dont des femmes et des enfants, suscite une vive émotion en Afrique et dans le monde : le L […] Lire la suite

2-5 décembre 1982
Afrique du Sud. Libération de Breyten Breytenbach

Le 2, le peintre et écrivain afrikaner Breyten Breytenbach est libéré après sept ans d'emprisonnement, dont deux ans en régime d'isolement total, pour sympathie envers l'African National Congress (A.N.C.), mouvement de lutte contre l'apartheid.Le 5, l'écrivain arrive à Paris et annonce son intention de s'installer en France avec sa femme. Le ministère des Relations extérieures, qui avait entrepris […] Lire la suite

30-31 juillet 1982
Afrique du Sud. Projets de réformes constitutionnelles

Le 30, à Bloemfontein, devant le congrès fédéral du parti nationaliste, le Premier ministre Pieter Willem Botha expose ses projets de réformes : d'ici à quelques mois, les Indiens et les métis éliront leurs propres députés qui géreront les problèmes des groupes ethniques dont ils seront les élus. Il propose également le renforcement du « Conseil du président » et la transformation du rôle du prési […] Lire la suite

1981

4 décembre 1981
Afrique du Sud. Accession du Ciskei à l'indépendance

Après le Transkei en 1976, le Bophuthatswana en 1977 et le Venda en 1979, le Ciskei est le quatrième bantoustan dont Pretoria proclame l'indépendance. Celle-ci intervient un an après le référendum du 4 décembre 1980, lors duquel 98,7 p. 100 de la population s'étaient prononcés pour l'accession à la souveraineté internationale. Le Ciskei, situé sur le côté sud de l'océan Indien couvre 8 300 kilomèt […] Lire la suite

4-24 septembre 1981
Afrique du Sud – Namibie. Condamnation de l'Afrique du Sud à l'O.N.U. et relance de la négociation sur l'indépendance de la Namibie

Le 4, commence à New York une session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies sur la Namibie. Dès l'ouverture, la délégation sud-africaine est exclue des débats.Le 15, la session spéciale se termine sur l'adoption, à l'unanimité moins 25 abstentions, d'une résolution très sévère contre l'Afrique du Sud : elle exige la mise en application « avant la fin du mois de décembre 1981 »,  […] Lire la suite

25-30 août 1981
Angola – Afrique du Sud. Raids sud-africains contre la S.W.A.P.O. en territoire angolais

Le 25, le président Dos Santos, chef de l'État angolais, adresse un télégramme à Kurt Waldheim pour l'avertir que « quarante-cinq mille hommes comprenant des troupes sud-africaines et des mercenaires [...] sont massés le long de la frontière avec la Namibie et ont l'intention d'occuper l'Angola ». Selon l'agence de presse angolaise, deux colonnes motorisées sud-africaines auraient franchi la front […] Lire la suite

20-27 mai 1981
Afrique du Sud – Namibie. Conférence internationale sur l'Afrique du Sud et la Namibie

Le 20, à la demande de l'O.U.A. et de l'O.N.U., les délégués de cent vingt-trois pays sont réunis dans les locaux de l'U.N.E.S.C.O. à Paris pour débattre des sanctions à prendre contre l'Afrique du Sud et de l'avenir de la Namibie. La veille, le président de la S.W.A.P.O., Sam Nujoma, avait exposé son point de vue sur la négociation devant conduire à l'indépendance de son pays.À la séance inaugura […] Lire la suite

6-29 avril 1981
Afrique du Sud. Baisse du Parti national aux élections législatives

Le 6, on apprend qu'une vingtaine de nationalistes noirs sont arrêtés, parmi lesquels figurent les principaux chefs de l'Azapo, organisation du peuple d'Azanie (fondée en avril 1978). L'atmosphère de violence coïncide avec le rebondissement du scandale de l'« information » (subsides gouvernementaux octroyés à des organes de presse).Le 29 ont lieu les élections législatives (seuls les 2,5 millions  […] Lire la suite

2-3 mars 1981
Afrique du Sud – Namibie. Impasse à l'O.N.U. sur la Namibie

Le 2, à l'Assemblée de l'O.N.U., l'Afrique du Sud est à nouveau exclue du débat sur la Namibie, ancien Sud-Ouest africain.Mais les autorités de Pretoria font savoir, le 3, que les Nations unies se sont « disqualifiées en tant qu'arbitre dans l'affaire namibienne ». Le sentiment que les États-Unis élaborent une nouvelle diplomatie africaine, différente de celle de Jimmy Carter, n'est pas pour rien  […] Lire la suite

7-28 janvier 1981
Namibie – Afrique du Sud. Conférence sur l'avenir de la Namibie

Le 7, s'ouvre à Genève, sous l'égide des Nations unies, une conférence sur l'avenir de la Namibie qui a longtemps été considérée comme la cinquième province de l'Afrique du Sud. Les Nations unies proposent un cessez-le-feu pour le 30 mars 1981 et l'envoi d'un corps international de civils et de militaires pour assurer la transition vers l'indépendance. Sam Nujoma, le chef de la S.W.A.P.O. (Organis […] Lire la suite

— Universalis