CHINE, chronologie contemporaine

 

1989

9-10 novembre 1989
Chine. Retraite de Deng Xiaoping.

Le 9, Deng Xiaoping, âgé de quatre-vingt-cinq ans, annonce sa démission de ses dernières fonctions officielles : la présidence de la commission des affaires militaires du comité central du P.C. chinois. En 1987, il avait abandonné son siège au comité permanent du bureau politique du parti. Jiang Zemin, qui le remplace à la tête de la commission militaire, cumule cette fonction avec celle de secrét […] Lire la suite

5 octobre 1989
Chine. Le prix Nobel de la paix attribué au dalaï-lama.

Le dalaï-lama, chef spirituel du Tibet, exilé depuis sa fuite de Lhassa en mars 1959 pour échapper aux troupes chinoises, reçoit le prix Nobel de la paix. Au cours d'une conférence de presse, il déclare que « les Tibétains font face aujourd'hui à une réelle possibilité d'élimination et en tant que peuple et en tant que nation ». Dans le concert de félicitations, seule détonne la réaction de Pékin  […] Lire la suite

1er octobre 1989
Chine. Tristes cérémonies pour le quarantième anniversaire du régime.

Deng Xiaoping, entouré des derniers vétérans de la Longue Marche, préside les cérémonies marquant le quarantième anniversaire du régime. Cette fête est boycottée par la plupart des diplomates occidentaux, et la population n'est représentée que par les seuls membres du parti. Au même moment, de nombreuses manifestations ont lieu à Hong Kong, aux États-Unis, à Paris et à Londres pour soutenir le mou […] Lire la suite

24 septembre 1989
Chine. Constitution à Paris d'une Fédération pour la démocratie.

À Paris, après trois jours de débats, les dissidents chinois qui sont parvenus à quitter leur pays après les massacres du 4 juin fondent la première organisation d'opposition ouverte au régime de Pékin, la Fédération pour la démocratie en Chine (F.D.C.).Les congressistes élisent à leur tête un universitaire, Yan Jiaqi. La F.D.C. rejette le système de parti unique et souhaite parvenir de façon paci […] Lire la suite

22-30 août 1989
Chine. Large épuration.

Le 22, Song Ping, membre du bureau politique du P.C.C., réclame une épuration radicale du parti, y compris aux plus hauts échelons. Par ailleurs, plus de onze millions d'ouvrages, jugés subversifs ou « pornographiques », ont été saisis.Le 30, l'organisation humanitaire Amnesty International remet à la Chine et aux Nations unies un rapport qui fait le bilan de la répression depuis les massacres de  […] Lire la suite

3-20 juillet 1989
Chine. Version officielle de la crise et création d'un Front démocratique à Paris.

Le 3, le Premier ministre Li Peng proteste vivement contre les pays qui ont décidé des sanctions économiques contre la Chine à la suite de la répression des manifestations « contre-révolutionnaires » de juin. Le régime accuse les dissidents de s'en être pris à la culture chinoise.Le 6, l'Assemblée nationale populaire adopte le rapport du maire de Pékin, Chen Xitong, sur « la répression des trouble […] Lire la suite

2-28 juin 1989
Chine. Violente répression de la contestation étudiante.

Dans la nuit du 2 au 3, la population de Pékin manifeste dans les rues, empêchant de nouveau des centaines de soldats sans armes d'atteindre la place Tiananmen où campent encore des milliers d'étudiants. Si aucune violence n'est à déplorer, la tension est de plus en plus vive.Dans la nuit du 3 au 4, l'armée intervient massivement, avec non seulement des mitrailleuses, mais aussi des chars, et tire […] Lire la suite

4-29 mai 1989
Chine. Les étudiants sur la place Tiananmen et Gorbatchev à Pékin.

Le 4, bravant les interdictions du pouvoir, trois cent mille étudiants manifestent dans les rues de Pékin pour fêter l'anniversaire du mouvement de protestation qui agita la Chine en 1919. Comme en avril, ils réclament l'ouverture de discussions sur la démocratisation du régime. Plusieurs centaines de journalistes se joignent à eux pour demander la liberté de la presse. Des manifestations ont lieu […] Lire la suite

15-29 avril 1989
Chine. Mort de Hu Yaobang et manifestations d'étudiants.

Le 15, Hu Yaobang, ancien secrétaire général du Parti communiste, meurt d'une crise cardiaque. Ce vétéran de la « longue marche », réformiste et libéral, avait été limogé en janvier 1987 après des manifestations étudiantes.Les 17 et 18, des milliers d'étudiants, rendant hommage à Hu Yaobang, manifestent place Tienanmen à Pékin, critiquant la lenteur des réformes et demandant la réhabilitation de l […] Lire la suite

5-18 mars 1989
Chine. État d'urgence au Tibet après des émeutes antichinoises.

Le 5, alors que les Tibétains s'apprêtent à célébrer, le 10, le trentième anniversaire du soulèvement antichinois de 1959 qui entraîna la fuite et l'exil en Inde du dalaï-lama, les forces de l'ordre chinoises répriment avec violence une manifestation de centaines de Tibétains, dont de nombreux lamas, dans la capitale, Lhassa.Le 7, après trois jours d'une sanglante répression, la loi martiale est p […] Lire la suite

25-27 février 1989
États-Unis – Chine. Visite du président George Bush à Pékin.

Du 25 au 27, George Bush est à Pékin, venant de Tōkyō où il a assisté aux funérailles de l'empereur Hiro-hito et eu de nombreux entretiens avec des chefs d'État ou de gouvernement. Le nouveau président, qui a dirigé le bureau de liaison américain en Chine avant la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays, entend donner à sa visite une connotation sentimentale de retrouvailles, […] Lire la suite

2-6 février 1989
Chine – U.R.S.S. Nouveaux progrès vers une normalisation.

Le 2, Edouard Chevardnadze, chef de la diplomatie soviétique, arrive à Pékin en visite officielle. Il s'entretient avec son homologue Qian Qichen et le Premier ministre Li Peng. Trois dossiers sont au centre des discussions : la préparation de la rencontre au sommet entre Mikhaïl Gorbatchev et Deng Xiaoping, le conflit cambodgien et un règlement à l'amiable des litiges le long des sept mille kilom […] Lire la suite

28 janvier 1989
Chine. Mort du panchen-lama au Tibet.

Le panchen-lama, second chef religieux tibétain, meurt d'une crise cardiaque dans sa cinquante et unième année. Sa disparition est un coup dur pour Pékin, qui misait sur lui pour faire appliquer une politique libérale au Tibet et pour négocier éventuellement avec le dalaï-lama, qui vit en exil en Inde. Les règles de succession étant extrêmement compliquées dans la religion tibétaine, son poste peu […] Lire la suite

— Universalis