BIRMANIE (MYANMAR), chronologie contemporaine

 

2020

10 mars 2020
Birmanie. Échec d’une tentative de réduction des pouvoirs de l’armée.

Le Parlement rejette le projet de réforme constitutionnelle introduit par la Ligue nationale pour la démocratie (LND), la formation de la « conseillère de l’État » Aung San Suu Kyi, dans le cadre de sa campagne visant à réduire les pouvoirs de l’armée. Le projet prévoyait de réduire le quota de 25 p. 100 des sièges attribués aux militaires dans les deux chambres du Parlement et de modifier le proc […] Lire la suite

23 janvier 2020
Birmanie. Ordonnance de la CIJ sur le risque de génocide des Rohingya.

La Cour internationale de justice (CIJ) rend une ordonnance imposant à la Birmanie de prendre des mesures concrètes pour protéger la minorité musulmane rohingya, qu’elle estime soumise à un « risque réel et imminent » de génocide. La CIJ avait été saisie en novembre 2019 par la Gambie, agissant au nom de cinquante-sept membres de l’Organisation de la coopération islamique et soutenue par les Pays- […] Lire la suite

2019

7 mai 2019
Birmanie. Libération de deux journalistes de l’agence Reuters.

Les deux journalistes de l’agence de presse britannique Reuters, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, condamnés en septembre 2018 à sept ans de prison pour violation de secrets d’État, sont amnistiés par le président Win Myint et libérés. Lors de leur arrestation en décembre 2017, les deux hommes enquêtaient sur l’exécution sommaire de paysans rohingya par des soldats birmans.  […] Lire la suite

2018

6-27 septembre 2018
Birmanie. Initiatives judiciaires internationales.

Le 6, la Cour pénale internationale (CPI) se déclare compétente pour enquêter sur la déportation des Rohingya vers le Bangladesh. Rangoon n’a pas ratifié le traité créant la CPI, mais Dacca (Dhaka) en est membre. En août, un rapport de la Mission d’établissement des faits sur la Birmanie, créée par l’ONU, avait recommandé la saisie de la CPI.Le 27, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, se bas […] Lire la suite

3 septembre 2018
Birmanie. Condamnation de deux journalistes de l’agence Reuters.

Un tribunal de Rangoon condamne deux journalistes birmans de l’agence Reuters, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, à sept ans de prison pour atteinte aux secrets d’État. Les deux journalistes arrêtés en décembre 2017 enquêtaient sur l’exécution de Rohingya par des soldats birmans dans un village de l’État de l’Arakan. […] Lire la suite

27 août 2018
Birmanie. Accusation de génocide portée contre le chef de l’armée.

Un an après l’opération menée par l’armée dans l’ouest du pays contre la population musulmane des Rohingya — population persécutée depuis octobre 2016 —, la Mission d’établissement des faits sur la Birmanie créée en mars 2017 par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU publie son rapport. Celui-ci affirme que « les principaux généraux de Birmanie, y compris le commandant en chef Min Aung Hlaing, […] Lire la suite

21-28 mars 2018
Birmanie. Démission du président Htin Kyaw.

Le 21, le président Htin Kyaw, malade, annonce sa démission. Aung San Suu Kyi, qui ne pouvait exercer cette fonction, avait fait élire ce proche conseiller à ce poste en mars 2016, à la suite de la victoire de sa formation, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), aux élections législatives de novembre 2015.Le 28, le Parlement élit à la tête de l’État le président de la Chambre des représentan […] Lire la suite

16 janvier 2018
Birmanie – Bangladesh. Accord sur le retour des Rohingya.

Naypyidaw et Dacca présentent les modalités de l’accord, annoncé en novembre 2017, relatif au retour en Birmanie des Rohingya qui se sont réfugiés au Bangladesh pour fuir la répression de l’armée. Ce retour, qui doit s’étendre jusqu’au début de 2020, concerne les Rohingya qui peuvent prouver qu’ils ont été résidents en Birmanie avant août 2017 ; Naypyidaw ne leur reconnaît pas la citoyenneté. Envi […] Lire la suite

2017

27 novembre-2 décembre 2017
Vatican – Birmanie – Bangladesh. Visite du pape François en Asie.

Les 27 et 28 novembre, le pape François se rend en visite en Birmanie où il rencontre le général Min Aung Hlaing, commandant en chef de l’armée, la conseillère d’État Aung San Suu Kyi et le clergé bouddhiste. Invité à ne pas prononcer le nom de Rohingya pour ne pas sembler valider l’origine birmane de cette minorité, il appelle ses interlocuteurs à bâtir « une paix fondée sur le respect de tout gr […] Lire la suite

23 novembre 2017
Birmanie – Bangladesh. Accord sur le retour des Rohingya.

La Birmanie et le Bangladesh annoncent la conclusion d’un accord sur le retour des Rohingya, dont les détails ne sont pas rendus publics. Plus de six cent mille membres de cette communauté musulmane persécutée en Birmanie se sont réfugiés au Bangladesh, pour la plupart depuis août. Ce pays, l’un des plus pauvres et des plus densément peuplés du monde, refuse l’installation de camps supplémentaires […] Lire la suite

10-19 septembre 2017
Birmanie. Émigration massive des Rohingya.

Le 10, les rebelles rohingya, qui avaient attaqué des postes de police dans la province de l’Arakan en août, annoncent un cessez-le-feu unilatéral d’un mois. La violente vague de répression suscitée par ces opérations a entraîné la fuite vers le Bangladesh de dizaines de milliers de Rohingya, membres d’une minorité musulmane discriminée. Le gouvernement rejette toute offre de négociation.Le 13, le […] Lire la suite

25 août 2017
Birmanie. Attaque de rebelles rohingya dans l’Arakan.

L’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan attaque une vingtaine de postes de police dans le nord de cette province côtière, près de la frontière avec le Bangladesh. L’opération fait plus d’une centaine de morts, dont une douzaine de policiers. Musulmans, les Rohingya forment une minorité ethnique d’environ un million de personnes, discriminée et réprimée de longue date dans ce pays majoritairement […] Lire la suite

2016

15-30 mars 2016
Birmanie. Élection de Htin Kyaw à la présidence.

Le 15, le Parlement élit à la présidence l’ancien haut fonctionnaire Htin Kyaw. Celui-ci était le candidat proposé par Aung San Suu Kyi, présidente de la Ligue nationale pour la démocratie qui a remporté les élections législatives de novembre 2015. La Constitution interdisait à Aung San Suu Kyi, qui a été mariée à un étranger, de se présenter. Htin Kyaw est le premier chef de l’État à ne pas être  […] Lire la suite

2015

8-12 novembre 2015
Birmanie. Victoire de l’opposition aux élections législatives.

Le 8, avec 255 sièges sur 440 à la Chambre des représentants, la Ligue nationale pour la démocratie (L.N.D.) de l’opposante Aung San Suu Kyi remporte la majorité absolue aux premières élections législatives libres organisées depuis mai 1990 – la L.N.D. avait alors remporté le scrutin, mais les résultats avaient été annulés par la junte. Le Parti de la solidarité et du développement de l’Union (U.S […] Lire la suite

15 octobre 2015
Birmanie. Signature d’un cessez-le-feu entre le gouvernement et les guérillas.

Le gouvernement du président Thein Sein et huit guérillas séparatistes représentant des ethnies minoritaires, parmi lesquelles l’Union nationale karen et le Conseil de restauration de l’État Shan, signent solennellement, à Naypyidaw, un « accord de cessez-le-feu national ». La portée de l’accord est toutefois limitée par le refus de treize autres guérillas dont l’Organisation de l’indépendance kac […] Lire la suite

13 août 2015
Birmanie. Éviction du chef du parti au pouvoir.

L’armée encercle le siège du Parti de la solidarité et du développement de l’Union, au pouvoir, et démet de ses fonctions son chef Thura Shwe Mann, également président du Parlement. Ancien numéro trois de la junte au pouvoir jusqu’en mars 2011, Thura Shwe Mann, un réformateur, s’était rapproché de l’opposante Aung San Suu Kyi dans la perspective de l’élection du prochain président par le collège é […] Lire la suite

25 juin 2015
Birmanie. Rejet de projets d’amendement à la Constitution.

Le Parlement rejette, faute de dégager une majorité des trois quarts, les projets de réformes constitutionnelles relatifs, entre autres, à la réduction des pouvoirs législatifs dont bénéficie l’exécutif, ainsi qu’à la possibilité pour une personne ayant épousé un étranger ou dont les enfants ne sont pas birmans, de se présenter à l’élection présidentielle – cet amendement visait la situation de l’ […] Lire la suite

2013

21-23 mars 2013
Birmanie. Violences antimusulmanes.

Du 21 au 23, à Meiktila, dans le centre du pays, la minorité musulmane est la cible d'attaques planifiées par des bouddhistes. Le bilan des trois jours de violences s'élève à au moins trente-cinq morts, en grande majorité musulmans. En juin et en septembre 2012, des bouddhistes s'en étaient déjà pris aux membres de la minorité rohingya, de confession musulmane, dans l'État d'Arakan, dans le nord-o […] Lire la suite

2012

27 septembre 2012
Birmanie. Levée quasi totale des sanctions américaines.

Le président birman Thein Sein, qui s'exprime devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, salue les « efforts en faveur de la démocratie » faits par l'ex-dissidente et chef de l'opposition Aung San Suu Kyi, elle-même en visite aux États-Unis. Le même jour, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton annonce la levée d'une des dernières sanctions encore en vigueur à l'encontre du  […] Lire la suite

1er-30 avril 2012
Birmanie. Élections législatives partielles remportées par la N.L.D.

Le 1er, la Ligue nationale pour la démocratie (N.L.D.) de l'opposante Aung San Suu Kyi gagne les élections législatives partielles, en remportant les 37 sièges à pourvoir à la Chambre basse – sur un total de 440. Aung San Suu Kyi est élue. Le déroulement du scrutin est jugé satisfaisant par les observateurs étrangers. Le Parti de la solidarité et du développement de l'Union, […] Lire la suite

12-16 janvier 2012
Birmanie. Poursuite de l'ouverture démocratique.

Le 12, le gouvernement signe un accord de cessez-le-feu avec l'Union nationale karen, un mouvement de guérilla qui lutte contre le pouvoir central depuis l'indépendance du pays en 1948. Cet accord, ainsi que les précédents, conclus en décembre 2011 avec d'autres mouvements rebelles, illustre la volonté du gouvernement de mettre fin aux conflits ethniques qui secouent le pays depuis des décennies.  […] Lire la suite

2011

1er-12 décembre 2011
États-Unis – Birmanie. Visite de la secrétaire d'État américaine en Birmanie.

Le 1er, à Naypyidaw, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, en visite dans le pays depuis la veille, rencontre le président Thein Sein qui dirige le régime civil qui a remplacé en mars la junte au pouvoir depuis 1962. Le 2, à Rangoon, Hillary Clinton rencontre l'opposante politique et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi. La chef de la diplomatie américaine évoqu […] Lire la suite

11 octobre 2011
Birmanie. Libération massive de prisonniers.

Les autorités annoncent la libération de quelque six mille trois cents prisonniers, pour la plupart des détenus de droit commun, mais aussi d'environ cent vingt prisonniers politiques, à la demande de la Commission nationale pour les droits de l'homme mise en place en septembre. Le nombre des prisonniers de conscience dans le pays est estimé à plus de deux mille. Cette décision illustre la volonté […] Lire la suite

19-20 août 2011
Birmanie. Première rencontre entre Aung San Suu Kyi et le président Thein Sein.

Le 19, Aung San Suu Kyi, chef de l'opposition et Prix Nobel de la paix, assiste à un forum économique dans la capitale, Naypyidaw, à l'invitation du gouvernement. À cette occasion, elle rencontre pour la première fois le président Thein Sein, nouveau chef de l'État, élu en mars à la suite de l'autodissolution de la junte militaire. Le 20, Aung San Suu Kyi, qui n'est plus en résidence surveillée de […] Lire la suite

30 mars 2011
Birmanie. Remplacement de la junte militaire par une administration civile.

Le Premier ministre sortant, l'ancien général Thein Sein, désigné en février par les députés à la présidence de l'État pour un mandat de cinq ans, prête serment. Le même jour, le Parlement élu en novembre 2010 vote la dissolution du Conseil d'État pour la paix et le développement dirigé par le général Than Shwe, qui incarnait depuis 1988 la junte militaire au pouvoir depuis 1962. Celle-ci est remp […] Lire la suite

2010

13-14 novembre 2010
Birmanie. Libération d'Aung San Suu Kyi.

Le 13, une semaine après les élections législatives qu'elle avait appelé à boycotter, l'opposante Aung San Suu Kyi, qui a passé quinze des vingt et une dernières années en prison ou en résidence surveillée, est libérée à l'expiration de sa dernière condamnation. Le 14, Aung San Suu Kyi s'adresse à ses partisans, se donnant comme objectif de reconstruire son parti – la Ligue nationale pour la démoc […] Lire la suite

7 novembre 2010
Birmanie. Élections législatives sans surprise.

Le 7, la Birmanie organise les premières élections législatives depuis celles de mai 1990. Ces dernières avaient été remportées par la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi, et leurs résultats avaient été annulés par la junte au pouvoir. Le Prix Nobel de la paix 1991, qui est en résidence surveillée, appelle au boycottage du scrutin. Celui-ci est remporté par le Parti de la solidar […] Lire la suite

2009

11 août-4 septembre 2009
Birmanie. Nouvelle condamnation de l'opposante Aung San Suu Kyi.

Le 11, le procès de l'opposante Aung San Suu Kyi, qui avait été ajourné le 31 juillet, se termine. La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 est condamnée à trois ans d'emprisonnement pour avoir contrevenu aux règles de son assignation à résidence, en recevant la visite de l'Américain John Yettaw en mai; cette peine est immédiatement commuée par la junte militaire à dix-huit mois d'assignation à r […] Lire la suite

14-18 mai 2009
Birmanie. Ouverture du procès de l'opposante Aung San Suu Kyi.

Le 14, la chef de l'opposition à la junte militaire Aung San Suu Kyi est inculpée pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence, en laissant un Américain s'introduire à son domicile de Rangoon. La lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, dont l'assignation à résidence devait prendre fin le 27 mai, encourt jusqu'à cinq ans de prison, ce qui l'exclurait des élections prévues en 201 […] Lire la suite

2008

3-25 mai 2008
Birmanie. Le delta de l'Irrawaddy dévasté par un typhon meurtrier.

Les 3 et 4, le typhon Nargis venu du golfe du Bengale ravage le delta de l'Irrawaddy où se situe l'ancienne capitale, Rangoon, avant de s'affaiblir au-dessus de la Thaïlande. Très peuplée, la région est le grenier à riz du pays. Le bilan humain et matériel est très lourd. Le nombre de morts et disparus sera estimé à plus de cent trente mille et celui des sinistrés à deux millions et demi. Il s'agi […] Lire la suite

2007

4-31 octobre 2007
Birmanie. Déclaration du Conseil de sécurité de l'O.N.U.

Le 4, la junte au pouvoir annonce que 2 093 personnes, majoritairement des bonzes, ont été arrêtées lors des manifestations de septembre. Certaines sources diplomatiques font état d'un chiffre deux fois plus élevé.Le 11, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte à l'unanimité une déclaration pour « déplorer vivement l'utilisation de la violence contre les manifestations pacifiques » du mois précéd […] Lire la suite

23 septembre 2007
Birmanie. Répression d'un mouvement de contestation mené par les bonzes.

Le 23, quelque dix mille moines bouddhistes et autant de laïcs manifestent à Rangoon contre le régime militaire. Les bonzes ont pris la tête du mouvement de protestation qui se développe dans le pays contre les hausses de prix ayant touché en août l'essence, les transports et des biens de première nécessité. Il s'agit du plus vaste mouvement de protestation depuis 1988. Cette année-là, la répressi […] Lire la suite

2003

30 mai 2003
Birmanie. Nouvelle arrestation de l'opposante Aung San Suu Kyi.

L'opposante Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie (L.N.D.) qui avait remporté les élections législatives de mai 1990 annulées par la junte au pouvoir, est arrêtée à l'issue d'affrontements meurtriers entre ses partisans et des contre-manifestants pro-gouvernementaux, dans le nord du pays. Plusieurs dirigeants de la L.N.D. sont également arrêtés. Déjà placée deux foi […] Lire la suite

2002

6 mai 2002
Birmanie. Libération d'Aung San Suu Kyi.

Au terme d'une longue médiation conduite par l'O.N.U., la junte au pouvoir à Rangoon annonce la libération d'Aung San Suu Kyi, leader de l'opposition démocratique assignée à résidence depuis septembre 2000. Prix Nobel de la paix 1991, elle avait déjà été assignée à résidence entre 1989 et 1995. Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, avait remporté les élections législatives de 1990, ann […] Lire la suite

2001

29-31 janvier 2001
Birmanie. Libération d'opposants.

Du 29 au 31, des représentants de l'Union européenne se rendent à Rangoon afin d'estimer l'évolution des relations entre le gouvernement birman et l'opposition. La semaine précédant leur venue, plus de quatre-vingts opposants sont libérés par la junte, parmi lesquels Tin Oo, le numéro deux de la Ligue nationale pour la démocratie, la formation de Aung San Suu Kyi. Cette dernière reste assignée à r […] Lire la suite

2000

24 août-2 septembre 2000
Birmanie. Nouvelle tentative d'Aung San Suu Kyi de quitter Rangoon.

Le 24, le chef de l'opposition à la junte au pouvoir depuis août 1988, Aung San Suu Kyi, qui, malgré l'interdiction à laquelle elle est soumise, tentait de quitter la capitale avec une douzaine de membres de la Ligue nationale pour la démocratie, est arrêtée par la police à une trentaine de kilomètres de Rangoon. Elle avait déjà tenté, de la même façon, d'attirer l'attention de la communauté inter […] Lire la suite

1998

6-17 septembre 1998
Birmanie. Accroissement de la tension entre la junte et l'opposition.

Le 6, la junte au pouvoir opère une vague d'arrestations dans les rangs de l'opposition. Plus de huit cents membres de la Ligue nationale pour la démocratie (L.N.D.) de Aung San Suu Kyi sont interpellés, dont cent quatre-vingt-quinze députés démocratiquement élus en mai 1990.Le 17, dans l'impossibilité de réunir le Parlement qui n'a jamais siégé, la L.N.D. forme un « comité parlementaire » de dix  […] Lire la suite

8-24 août 1998
Birmanie. Nouveaux défis à la junte lancés par Aung San Suu Kyi.

Le 8, l'opposition appelle la population à manifester pour commémorer la répression meurtrière, par les militaires, du soulèvement démocratique d'août 1988. Toutefois, la présence de forces de l'ordre nombreuses empêche tout débordement.Le 9, dix-huit militants des droits de l'homme étrangers qui distribuaient des tracts hostiles à la junte sont arrêtés. Ils seront expulsés le 15 après avoir été c […] Lire la suite

1997

22 avril 1997
États-Unis – Birmanie. Interdiction de tout nouvel investissement américain.

Dénonçant le renforcement de la répression exercée par la junte au pouvoir à Rangoon et l'augmentation du trafic de drogue, le président Clinton décide d'interdire tout nouvel investissement américain en Birmanie. Les États-Unis se démarquent ainsi de la politique d'« engagement constructif » appliquée par l'Association des nations du Sud-Est asiatique, qui souhaite enregistrer prochainement l'adh […] Lire la suite

1996

21-28 mai 1996
Birmanie. Nouvelle fronde d'Aung San Suu Kyi contre la junte au pouvoir.

Le 21, la Ligue nationale pour la démocratie (L.N.D.) dénonce l'arrestation de dizaines d'opposants par le régime militaire de Rangoun. La formation dirigée par Aung San Suu Kyi condamne la tentative du pouvoir d'empêcher la réunion d'une « conférence » de la L.N.D., organisée à l'occasion de l'anniversaire de sa victoire aux élections générales de 1990, dont la junte n'avait pas tenu compte. À la […] Lire la suite

1er-4 janvier 1996
Birmanie. « Retraite » du roi de l'opium Khun Sa.

Le 1er, l'armée birmane investit Ho Mong, quartier général de Khun Sa, le plus puissant « roi de l'opium » du Triangle d'or, dans l'État de Shan, près de la frontière thaïlandaise.Le 4, les États-Unis promettent une forte récompense pour toute information permettant d'arrêter Khun Sa, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international depuis 1989. Ils soupçonnent l'existence […] Lire la suite

1995

10-11 juillet 1995
Birmanie. Libération d'Aung San Suu Kyi.

Le 10, la junte au pouvoir depuis septembre 1988 annonce la libération « sans condition » de Aung San Suu Kyi, figure emblématique de l'opposition et Prix Nobel de la paix 1991, qui était assignée à résidence depuis juillet 1989. Fille d'un héros de l'indépendance, elle était revenue dans son pays en 1988 et s'était trouvée portée à la tête du mouvement populaire en faveur de la démocratie, qui av […] Lire la suite

1992

23-24 avril 1992
Birmanie. Gestes de détente de la part du nouveau chef de la junte.

Le 23, le Conseil d'État pour la restauration de la loi et de l'ordre, junte au pouvoir depuis la sanglante répression du mouvement démocratique en septembre 1988, met à la retraite son président, le général Saw Maung, dont l'état mental s'était altéré au cours des derniers mois. Le général Than Shwe, ministre de la Défense, lui succède.Le 24, le général Than Shwe est nommé Premier ministre. La ju […] Lire la suite

1991

14 octobre 1991
Birmanie. Aung San Suu Kyi prix Nobel de la paix.

Le prix Nobel de la paix est attribué à Aung San Suu Kyi, dirigeante de l'opposition birmane, « pour son engagement en faveur de la démocratie et des droits de l'homme ». Fille du général Aung San, héros de l'indépendance birmane, elle est, depuis juillet 1989, maintenue au secret à son domicile par la junte au pouvoir et nul n'a pu la rencontrer depuis que son parti, la Ligue nationale pour la dé […] Lire la suite

1990

27-30 mai 1990
Birmanie. Victoire de l'opposition aux élections législatives.

Le 27 se déroulent les premières élections législatives multipartistes depuis le coup d'État du général Ne Win, en mars 1962. Dans les jours qui ont précédé le scrutin, la junte militaire dirigée par le général Saw Maung, qui a pris le pouvoir le 18 septembre 1988, a procédé à de nombreuses arrestations, au déplacement de populations et à l'assignation à résidence des principaux leaders de l'oppos […] Lire la suite

1988

1er-18 septembre 1988
Birmanie. Reprise du pouvoir par l'armée

Le 1er, dans une déclaration radiodiffusée, le président Maung Maung accepte la formation d'un syndicat étudiant, après vingt-six ans d'interdiction. Se refusant à toute autre concession, il lance un appel au calme et à la reprise du travail. L'opposition juge ces mesures insuffisantes : elle exige le remplacement du système de parti unique par une démocratie pluraliste et l […] Lire la suite

3-29 août 1988
Birmanie. Nomination de Maung Maung à la présidence de la République et poursuite des manifestations

Le 3, le général Sein Lwin, au pouvoir depuis le 26 juillet, proclame l'état d'urgence et la loi martiale à Rangoun, la capitale, à la suite de violentes manifestations. Les manifestants non seulement réclament des mesures économiques et le retour au multipartisme, mais protestent également contre l'arrestation de l'ancien général Aung Gyi, figure importante de l'opposition.À partir du 8, une grèv […] Lire la suite

23-27 juillet 1988
Birmanie. Nomination du général Sein Lwin à la tête de l'État

Le 23, lors de l'ouverture du Congrès du parti unique, le Parti du programme socialiste, le général Ne Win, porté au pouvoir par un coup d'État en 1962, reconnaît l'échec de la « voie birmane vers le socialisme » et assume la responsabilité des émeutes étudiantes de ces derniers mois : à la surprise générale, il présente sa démission. Dans la suite du congrès, le secrétaire général du parti, Aye K […] Lire la suite

1983

4-5 novembre 1983
Birmanie – Corée du Nord. Rupture des relations diplomatiques entre Rangoon et Pyongyang

Le 4, La Birmanie décide de rompre ses relations diplomatiques avec la Corée du Nord. Cette décision résulte des conclusions de l'enquête sur l'attentat du 9 octobre qui a coûté la vie à plusieurs membres du gouvernement sud-coréen en visite officielle à Rangoun.Le 5, la Corée du Nord rejette les accusations de la note birmane qu'elle qualifie de « pure invention ». […] Lire la suite

1981

9 novembre 1981
Birmanie. Accession du général San Yu à la tête de l'État

La nouvelle Assemblée nationale confie la présidence du Conseil d'État au général San Yu, qui cumulera cette fonction avec celle de président de la République. […] Lire la suite

4-18 octobre 1981
Birmanie. Départ du général Ne Win en semi-retraite

Pendant deux semaines se déroule l'élection des 475 candidats du parti unique pour le Parlement. Le mandat est de quatre ans. Le chef de l'État, le général Ne Win, au pouvoir depuis 1962 et âgé de 71 ans, avait annoncé le 8 août qu'il abandonnerait ses fonctions de président de la République, tout en restant chef du parti unique, le Parti du programme socialiste pour le progrès (B.S.P.P.).La nouve […] Lire la suite

— Universalis