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ZOROASTRISME

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6.  Le culte

La persistance du culte zoroastrien offre des données plus sûres. Le Yasna est tout entier consacré au sacrifice du haoma et les rubriques, notées en pehlevi, sont, dans l'ensemble et avec des variantes assez légères, encore en vigueur aujourd'hui. Le pressurage de tiges de haoma (sanskrit : soma) fournit une liqueur qui est consommée dans un mélange de lait et d'eau en offrande aux dieux et aux éléments du feu et de l'eau. Y sont associées des offrandes de lait, d'eau et d'un peu de beurre, reste d'une offrande animale attestée dans les textes. Avant d'assumer les proportions considérables dont témoignent les vieux rituels védiques, l'agnistoma indien était peut-être aussi simple. Les textes avestiques incorporent des éléments qui n'étaient sans doute pas primitifs : ainsi le Yasna haptahanti, le Hom Yašt et le Sroš Yašt. Les « invitations » initiales à tous les dieux permettent d'embrasser le panthéon le plus vaste, et l'office est constamment rythmé par les grandes prières sacrées de la religion, celles qu'on récite en toute occasion en les répétant plusieurs fois.

La place occupée par le feu est plus importante, et de beaucoup, que les textes du Yasna ne le laissent supposer. Dans les Gāthā, le Feu, fils d'Ahura Mazdāh, n'est nommé que deux fois (Y. 31, 19 et 51, 9), dans le contexte d'un jugement eschatologique qui annonce et la pratique de l'ordalie judiciaire et la transfiguration eschatologique du monde. Y. 17 énumère les feux selon leur origine naturelle, y comprenant celui qui entretient la vie, celui de la foudre céleste et celui qui brûle au paradis suprême (garotman). Une autre classification, non moins vivante, rattache chacun des feux à une classe sociale : prêtres, guerriers et paysans. On a ainsi le Feu Atur Farnbag (de Farr, équivalent de xvarenah, le charisme divin), qui revient éminemment aux prêtres ; le Feu Gušnāsp (« au cheval mâle »), feu des guerriers et des rois ; le Feu Burzin Mihr, qui contient le nom de Mithra et qui protège les a […]

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AFGHANISTAN

Écrit par :  Daniel BALLANDMir Mohammad Sediq FARHANGPierre GENTELLESayed Qassem RESHTIAOlivier ROYFrancine TISSOT Universalis

Dans le chapitre "Les Aryens"  : …  au Ier millénaire avant J.-C., avec la réforme religieuse prêchée par le prophète *Zoroastre, en Bactriane, dans la vallée de l'Amou-Daria (l'Oxus des historiens classiques). La nouvelle religion, fondée sur une conception dualiste du monde et de l'histoire, reflétait au fond le conflit perpétuel existant entre les tribus aryennes… Lire la suite
AHURA MAZDA

Écrit par :  Jean VARENNE

… *La religion iranienne ancienne place au sommet de son panthéon un dieu qu'elle nomme Ahura Mazdā (le Seigneur sage) et dont la réforme zoroastrienne (vers le ~ viie s.) fit le souverain unique de la création. La comparaison avec les autres mythologies indo-européennes, et particulièrement avec celle du Véda, montre qu'il s'… Lire la suite
ANQUETIL-DUPERRON ABRAHAM HYACINTHE (1731-1805)

Écrit par :  Jean VARENNE

… *Orientaliste français qui révéla à l'Europe les livres sacrés du zoroastrisme et de l'hindouisme. La curiosité des Européens pour les civilisations anciennes d'Orient (Perse, Inde...) date des premières découvertes de Marco Polo et de Vasco de Gama ; accrue au cours des siècles, elle entraîna Anquetil-Duperron à partir pour l'Inde (où la France… Lire la suite
ARDACHIR Ier (mort en 241) roi des Perses (224-241)

Écrit par :  Philippe OUANNÈS

… *Petit-fils de Sāsān, ancêtre éponyme de la dynastie sassanide qu'Ardashīr (Ardachir) contribua à fonder. Jeune encore, il obtient de son suzerain Gushihr, le commandement militaire de la ville de Darabdjird. Il étend peu à peu son pouvoir sur les villes voisines, en les assiégeant, en tuant les princes ou chefs, et en y instaurant sa propre loi.… Lire la suite
AVESTA

Écrit par :  Jean de MENASCEGeorges PINAULT

Livre saint de* la religion zoroastrienne, l'Avesta constitue, encore aujourd'hui, les Écritures et le rituel des Parsis de l'Inde et des Guèbres de l'Iran. Le terme Avesta (forme persane du moyen perse apastāk, de sthā-, se tenir, soit : texte de base) désigne les livres sacrés de la… Lire la suite
BURNOUF EUGÈNE (1801-1852)

Écrit par :  Universalis

… *Orientaliste français, dont les travaux permirent pour la première fois en Europe de connaître la langue de l'Avesta, appelée alors le zend, Burnouf publia en 1826, en collaboration avec Christian Lassen, un Essai sur le pâli, et, l'année suivante, des Observations grammaticales sur quelques passages de l'essai sur le pâli. Sa… Lire la suite
DAKHMA

Écrit par :  Jean VARENNE

… *Nom donné aux édifices ou « tours du silence » dans lesquels les adeptes du mazdéisme exposent leurs morts. Selon la religion prêchée par Zarathoushtra (Zoroastre) au ~ viie siècle, en effet, les quatre éléments constitutifs de l'univers (terre, eau, air, feu) étaient tenus pour sacrés et ne devaient en aucune façon être… Lire la suite
DARMESTETER JAMES (1849-1894)

Écrit par :  Universalis

… *Linguiste français né le 28 mars 1849, à Château-Salins (Moselle), mort le 19 octobre 1894, à Maisons-Laffitte, près de Paris. La thèse de Darmesteter sur la mythologie zoroastrienne (1875) constitue sa première œuvre majeure. Il commence à enseigner l'iranien ancien à l'École des hautes études en sciences sociales en 1877 et poursuit ses… Lire la suite
DÉMONOLOGIE

Écrit par :  René ALLEAU

Dans le chapitre "La démonologie iranienne"  : …  exil, l'angélologie et la démonologie iraniennes exercèrent leur influence sur la religion d'Israël.* La conception zoroastrienne des Amesha-Spentas, attributs divins personnifiés par des intelligences, y laissa des traces aussi profondes que la croyance à l'existence de l'Esprit mauvais, Angra Mainyu, qui s'imposa au judaïsme,… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

Dans le chapitre "Mazdéisme"  : …  Avesta post-gâthique et les écrits pehlevis. Ce qu'on trouve dans le plus ancien document du *zoroastrisme, les Gāthā, n'est pas si net. Non seulement la symétrie y est moins parfaite, mais il n'est pas sûr que le Mauvais Esprit y soit indépendant d'Ahura Mazdāh et coéternel avec lui. Dans l'une des Gāthā, le Bon Esprit (… Lire la suite
ESCHATOLOGIE

Écrit par :  Michel HULIN

Dans le chapitre "Résurrection et fin des temps : zoroastrisme, judaïsme, islam"  : …  destiné à l'englober à la fin des temps. Cette révolution spirituelle apparaît avec la religion de *l'Iran ancien (zoroastrisme et mazdéisme) d'une part, avec les religions de la « famille abrahamique » (judaïsme, christianisme, islam), d'autre part. Le zoroastrisme – surtout dans sa forme tardive, où il prend le nom de mazdéisme – s'efforce tant… Lire la suite
FIRDOUSI (940 env.-env. 1020)

Écrit par :  Charles-Henri de FOUCHÉCOUR

Dans le chapitre "Le passé recueilli"  : …  de Marv et Daqīqī. De ce dernier, Firdousi incorpora dans son texte l'histoire de la fondation du *zoroastrisme, mise en vers d'un texte dont on garde la source pehlevie, Le Mémorial de Zarēr ; É. Benveniste a montré que ce mémorial était d'origine parthe. Firdousi eut également des informateurs iraniens de son temps qui gardaient la… Lire la suite
GATHA

Écrit par :  Jean VARENNE

… *Nom donné en iranien ancien à un groupe de poèmes, en forme d'hymnes liturgiques, attribués par la tradition mazdéenne à Zarathuštra (Zoroastre) lui-même. Ces textes ont été intégrés à date ancienne dans l'Avesta, qui constitue, de nos jours encore, le corps des Écritures sacrées du zoroastrisme (ou mazdéisme). À ce titre, les Gāthā sont récités… Lire la suite
GUÈBRES

Écrit par :  Jean VARENNE

… *Adeptes de la religion zoroastrienne qui forment, aujourd'hui encore, un petit groupe en Iran. Après l'islamisation de ce pays (viiie siècle), seules quelques petites communautés vivant dans des régions retirées du sud-est de l'Iran réussirent à perpétuer la tradition mazdéenne. Vers le xe siècle, il n'en… Lire la suite
HAOMA

Écrit par :  Jean VARENNE

… *Nom iranien du « breuvage d'immortalité » qui correspond au soma hindou. La religion iranienne ancienne, analogue en cela à la religion védique, plaçait au centre du culte solennel un sacrifice offert aux dieux les plus importants du panthéon ; au cours de ce sacrifice était préparé un breuvage (obtenu par pressurage d'une plante… Lire la suite
MAGES

Écrit par :  Jean VARENNE

… *Nom des membres d'une tribu mède (selon Hérodote) à qui l'ensemble de la tradition grecque attribue l'exclusivité du pouvoir sacerdotal en Iran. Le mot « mage » (en iranien, maga) apparaît en Occident, à partir des premiers siècles de notre ère, comme un synonyme de « sectateur de Zoroastre » et de « servant du culte d'Ahura Mazdâ ». D'… Lire la suite
MAZDÉISME

Écrit par :  Jean VARENNE

… *Terme qui est probablement le plus adéquat pour désigner la religion traditionnelle de l'Iran ancien, puisqu'il fait référence au nom que les fidèles donnent à leur dieu : Ahura Mazdâ (le Seigneur Sage). La profession de foi (fravarânê) que ceux-ci récitent chaque jour contient d'ailleurs les mots mazdâyasmo ahmi (« Je voue mon… Lire la suite
NORUZ ou NOURUZ

Écrit par :  Universalis

… *Terme désignant dans la religion de Zoroastre, de nos jours encore chez les Parsis de l'Inde et en Iran, la fête du Nouvel An. Pour les Parsis, le Nōrūz est un jour de fête yashan, c'est-à-dire comportant cinq rites : l'āfringān, qui comprend des prières d'amour ou de louanges ; le , qui comprend des prières adressées… Lire la suite
OHRMUZD, OHRMAZD ou OHRMIZD

Écrit par :  Jean VARENNE

… *L'Avesta — livre sacré des anciens Perses — donne au dieu suprême le nom d'Ahura Mazdā (le Seigneur Sage) et à son adversaire celui d'Angra Mainyu (l'Esprit Malin). Ce sont les appellations qu'utilise également Zarathuštra (sans doute ~ viiie s.) et que toute la tradition zoroastrienne (ou mazdéenne) utilisera à sa suite, et… Lire la suite
PARSIS

Écrit par :  Guy BUGAULT

…  particulièrement influente au point de vue économique, cependant que s'y maintient l'essentiel des* croyances et du culte mazdéens, réformés par Zarathushtra (Zoroastre). Ils ont édifié de nombreux temples du feu où ont lieu des cérémonies liturgiques, telles que la célébration du sacrifice avestique, le yasna. On y récite aussi, chaque… Lire la suite
PERSE

Écrit par :  Henry CORBIN

…  une vue d'ensemble de la réalité iranienne, telle que le champ de vision s'étende de l'Iran* zoroastrien à l'Iran islamique, plus exactement dit à l'Iran shī‘ite, puisque le shī‘isme est depuis bientôt cinq siècles la religion officielle de l'Iran. Ce qu'il faut discerner, c'est la manière dont la conscience iranienne islamique fut à même… Lire la suite
PERSE - Histoire

Écrit par :  Jean CALMARDPhilippe GIGNOUX

Dans le chapitre "Tolérance religieuse, mazdéisme"  : …  , comme le judéo-christianisme et le manichéisme. Parmi ces textes, ceux que l'on attribue à *Zoroastre (hymnes des Gāthās) reflètent l'état d'une langue morte, parlée mille ans avant qu'elle ne fût écrite ! C'est en effet vers 600 avant J.-C. qu'on s'accorde à placer la vie de ce prêtre d'une petite communauté se livrant à l'élevage… Lire la suite
PERSE - Arts

Écrit par :  Pierre AMIETErnest WILL

…  de combinaisons à des échelles diverses de salles voûtées en berceau et de salles à coupole. *La religion zoroastrienne, qui n'exigeait ni temple-demeure de la divinité, ni salle d'assemblée pour les fidèles, se contentait d'édifices modestes. La demeure du feu pouvait n'être qu'une petite salle carrée coiffée d'une coupole et l'abri du feu,… Lire la suite
SASSANIDES

Écrit par :  Philippe GIGNOUX

Dans le chapitre "Le foisonnement des idées religieuses"  : …  laissées et qui retracent sa carrière prestigieuse. Il fut l'organisateur, sinon le fondateur, d'un *zoroastrisme d'État, dont il devint le chef suprême, devenant, par là même, le deuxième personnage de l'empire. Il employa toute son énergie à développer le culte, à accroître le clergé, à établir partout des temples du feu. Les fouilles semblent… Lire la suite
SOHRAWARDI ou SUHRAWARDI SHIHABODDIN YAHYA (1155-1191)

Écrit par :  Christian JAMBET

Dans le chapitre "La philosophie orientale"  : …  ligne de la lumière des lumières et correspondent au panthéon des Amahraspands, des archanges *zoroastriens. Ces lumières ne jouent aucun rôle direct dans la formation des corps célestes et des espèces sublunaires. Elles font, par contre, procéder l'ordre latitudinal des lumières advenantes, qui sont, elles aussi, des intelligences, mais dont… Lire la suite
ZARATHUSHTRA ou ZARATHUŠTRA

Écrit par :  Jean VARENNE

… *Nom véritable de celui que Platon (qui le premier révéla son existence à l'Occident) appelait Zoroastre. C'est ce qu'atteste l'Avesta, où le prophète se nomme lui-même à maintes reprises (dans les gāthā, hymnes qu'il composa en l'honneur de son dieu). La tradition zoroastrienne unanime le fait vivre au ~ viie … Lire la suite

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